(Lettre à Louvois en 1768)
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CAP21 (Citoyenneté, Action, Participation pour le 21ème siècle) est le mouvement écologiste, humaniste et citoyen présidé par Corinne Lepage, avocate, députée européenne, vice-présidente
du MoDem et ancienne Ministre de l'Environnement. Vous aussi, participez à cette action citoyenne en nous rejoignant et en prenant part à nos différentes formes d'action. CAP21 est parti
co-fondateur du Mouvement Démocrate (Modem) depuis 2007.
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Corinne Lepage, fondatrice
et présidente de CAP21,
députée européenne,
vice-présidente du Modem.
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Avec CAP21 pour le développement durable !
Nous souhaitons pour notre planète, notre pays et notre région, une vraie stratégie et une vraie politique mise en œuvre de développement durable :
Le développement durable peut être défini de la manière suivante : il s'agit d'un concept de gestion à long terme et dans le souci des générations futures, alliant la protection de l'environnement, le développement économique et l'épanouissement social, et reposant sur les principes de solidarité, précaution et participation.
Le développement durable peut être défini comme la recherche d'un "cercle vertueux" entre :
- L'économie : le développement économique doit permettre de satisfaire les besoins de base, à savoir : logement, nourriture, santé, éducation, confort et loisirs, et d'assurer l'emploi.
Le volet économique vise aussi la limitation des coûts à long terme.
- L'écologie : la protection de l'environnement passe par une limitation des pollutions, nuisances et risques, une consommation raisonnable des matières premières en fonction de leur taux
de renouvellement et le maintien de la biodiversité, de la santé publique et de la qualité de l'air, de l'eau et du sol.
- Le social : le développement social vise à une plus grande équité et à une solidarité générationnelle et spatiale (les générations présentes ne sauraient exercer de prééminence par
rapport aux générations futures).
De nouvelles études et publications scientifiques internationales ayant été publiées récemment sur le Bisphénol A (BPA), l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) s’est autosaisie en octobre 2009 et a demandé à ses comités d’experts spécialisés de les examiner avec attention et d’auditionner le Réseau Environnement Santé. Sur cette base, l’Afssa conclut que rien ne permet de remettre en cause les précédentes évaluations du risque sanitaire. Elle reconnaît toutefois des effets subtils du BPA, observés en particulier sur les rats après une exposition in utero, et la nécessité de poursuivre son expertise. Ce qui provoque l'ire du Réseau Environnement Santé qui demande l'interdiction immédiate du Bisphénol A.
Le Réseau Environnement Santé demande à Madame la Ministre de la Santé, ministre de tutelle de l'AFSSA, de prendre une décision d'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires, "seule mesure susceptible d'arrêter la contamination maternelle et par voie de conséquence celle de la quasi-totalité des foetus". Pour l'association "il est donc urgent d'agir et de ne pas attendre, comme le propose l'AFSSA, les résultats d'études à venir. Il y a urgence, car le problème principal est la contamination du fœtus par sa mère et cette contamination est principalement d'origine alimentaire au travers des boîtes de conserve, canettes de boisson, films alimentaires, récipients, bouteilles d'eau et matériel électroménager en polycarbonate".
Le Modem en chute libre à quelques semaines des élections régionales : dans le sondage France Info-TNS Sofres Logica, en partenariat avec France Télévisions et Le Monde, le parti de François Bayrou est crédité de 4% d’intentions de vote. C’est moitié moins qu’aux élections européennes de 2009.
Corinne Lepage se dit "peu surprise", car "le Modem s’est resserré sur lui-même" et "doit changer de stratégie" : "J’ai plaidé pour que se constitue une grande force écolo-démocrate, c’était là que nous pouvions changer radicalement le paysage politique français".
Corinne Lepage revient également sur la prochaine interdiction de la commercialisation du thon rouge en France. C’est une "demie-décision" estime-t-elle.
Franel (www.franel.eu) a pour objectif d'améliorer les connaissances linguistiques dans la région transfrontalière entre la France, la Flandre et la Wallonie. Le projet est soutenu par le FEDER, la région Nord-Pas-de-calais, la région wallonne et la région flamande. Il a nécessité la collaboration de 12 partenaires français (dont la région et l'Université de Lille 3), belges dont l'Université de Mons (Faculté Polytechnique) et le FOREM (le "Pole Emploi " wallon) qui ont rejoint le projet en 2008.
Franel s'adresse tant aux enseignants et formateurs, qu'aux étudiants, demandeurs d'emploi, etc. "Le site est gratuit, facile d'utilisation, il utilise des reportages authentiques fournis par les télés régionales des régions frontalières", a expliqué le Professeur Piet Desmet, coordinateur du projet (Université de Louvain - Site de Courtrai). "Il offre une multitude d'exercices interactifs ainsi qu'un outil pour permettre à l'enseignant de suivre sa classe."
Dans une nouvelle étape, Franel étendra sa gamme d'activités aux faux débutants. Le Forem a par ailleurs développé deux modules consacrés à deux métiers précis de cariste et d'agent de surveillance. L'environnement Franel va aussi proposer des activités d'expression orale et de prononciation."
NdlR : la position de CAP21 : La région Nord-Pas de Calais est une région comportant deux groupements
européens de coopération transfrontalière (GECT) : l'Eurométropole Lille-Kortrÿk-Tournai et West-Vlaanderen / Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale. L'apprentissage du Néerlandais est donc un des moyens pour français et wallons de rendre plus
concrète cette coopération tant sur le plan de l'économie, que de l'emploi ou encore de la culture. C'est aussi une nécessité pour ceux qui souhaitent renouer avec la culture de leurs
grands-parents ou parents ... Le néerlandais est la langue officielle de deux pays européens et est parlé par 23 millions de locuteurs en Europe.
« Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par
an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain. De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne,
les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle.
Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce
contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre. »
Le nucléaire en France, ce sont 58 réacteurs répartis sur 19 centrales. Le secteur emploie 40 000 personnes. La moitié a le statut d'agent EDF, les autres sont salariés d'entreprises sous-traitantes. Ils vivent en caravane ou à l'hôtel, se déplacent d'un site à l'autre au gré des chantiers de maintenance, unis par des lien forts de solidarité, mais usés au fil des mois par la précarité et le stress au travail dans un environnement complexe où la menace est impalpable. L'un des enjeux de la fiction est de rendre perceptible, sensible cette menace. Pour saisir la fascination des hommes devant la centrale, et aussi leur angoisse, il faut entrer en zone contrôlée, franchir le sas du bâtiment réacteur, soulever le couvercle de la cuve et descendre au cœur des assemblages d'uranium, jusqu'aux lois intimes de la matière. Il faut suivre un personnage dont le destin va se nouer au cours d'une mission apparemment « comme les autres », aussi dangereuse que les autres, en fait, et qui va mal tourner.
La science et la technologie sont une source d'inspiration pour le roman quel que soit son genre – pas
seulement en science-fiction –, un matériau riche à travailler sur le plan littéraire, qui offre un poste d'observation privilégié sur nos sociétés. De même que l'immersion de la littérature
dans le monde du travail est un moyen parmi d'autres à la disposition des écrivains pour rendre compte de la perception qu'ils ont du monde contemporain.
Selon le Conseil d'orientation pour l'Emploi, l'économie verte pourrait créer des centaines de milliers d'emplois dans le Bâtiment et les EnR d'ici 2020, à condition de
former un personnel qualifié pour atteindre les objectifs du Grenelle.
Si la désormais très connue étude du Boston Consulting Group (BCG) parue en juin dernier chiffre à 600.000 le nombre d'emplois ''verts'' (dont la moitié dans le secteur du bâtiment) que pourrait générer le Grenelle d'ici 2020, un avis du Conseil d'orientation pour l'Emploi (COE), publié le 25 janvier, vient modérer les prévisions faites par le cabinet.
Alors que beaucoup de spécialistes avaient - dès sa parution - contesté l'étude du BCG lui reprochant d'avoir gonflé les ''chiffres'' en omettant de retrancher les emplois supprimés, le COE a été
saisi en octobre par la secrétaire d'État au développement durable Valérie Létard pour ''nourrir'' le plan de mobilisation pour le développement des métiers de la croissance verte, lancé en
septembre. Objectif : anticiper les besoins et mutations à venir en termes de formation et d'emploi pour atteindre les prévisions du BCG.
En 2002, les pays signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB) ont adopté un plan stratégique, avec la mission ''d'assurer d'ici 2010 une forte réduction du rythme de perte de diversité biologique aux niveaux mondial, national et régional''. L'année 2010 est arrivée et avec elle la déception : ''aucun pays n'a réussi à atteindre cet objectif'', a constaté Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la CDB à l'occasion du lancement hier à Paris de l'Année Internationale de la Biodiversité par l'Unesco. ''Cet objectif était ambitieux mais il n'a pas été traduit au niveau national de chaque pays et on n'a pas mis les moyens nécessaires'', explique-t-il.
Selon les premiers enseignements du prochain rapport de la CDB qui sera publié en mai et qui s'inspire des bilans nationaux fournis par les pays signataires, les cinq principales pressions à l'origine de la perte de biodiversité restent constantes voire gagnent en intensité : réduction de l'habitat, surexploitation, pollution, espèces envahissantes et changement climatique. Selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les derniers chiffres de la liste rouge des espèces menacées en France le montrent : 1 espèce d'oiseaux sur 4, 1 espèce d'amphibiens et de reptiles sur 5 ou encore 1 espèce de mammifères sur 10 risquent de disparaître en France métropolitaine par exemple tandis que l'outre-mer subit 49 des 100 espèces considérées comme les plus envahissantes au monde.
Question de manque de courtoisie, comme une confirmation
d'une légende tenace en Europe concernant le comportement des Français au volant ? Toujours est-il que le baromètre Axa, publié chaque année depuis cinq ans après un sondage auprès de 8 000
conducteurs dans quelque 10 pays européens, démontre que les Français se distinguent par des pratiques quelque peu dangereuses, surtout en ville... Pour preuve : 47 % des conducteurs français
admettent rouler à plus de 65 km/h en ville, contre 41 % pour la moyenne européenne. Ils sont cependant battus à ce niveau par les Portugais, qui confessent cette infraction à 59 %... Les
Français remportent par ailleurs la palme concernant le changement de direction sans utiliser le clignotant, pratique couramment répandue chez 47 % d'entre eux, contre 31 % pour la moyenne
européenne.
Un « sport » reste en revanche totalement commun à l'ensemble de l'Europe : le passage au feu
orange. Les Français se situent dans la moyenne, 72 % d'entre eux avouant cette pratique, la palme revenant là encore aux Portugais, avec 80 %... Une infraction demeure également très répandue :
le téléphone portable.
Partout, la consigne est la même, «aucun don en nature n'est accepté» dans le cadre de
l'aide aux victimes du séisme qui a frappé Haïti mardi. Médecins du Monde, Médecins sans frontières, la Croix Rouge française, Action contre la faim et la Fondation de France ont toutes lancé un
appel au dons «massifs», mais monétaires seulement.
«Le temps et le coût de transport sont trop importants», explique la Croix Rouge française (CRF), «nous avons des plateformes de stockage de matériel à proximité, c'est cet équipement qui part en priorité.» Une partie du matériel est présente à Saint-Marc (à 90 minutes de route de Port-au Prince) et l'autre est entreposée en Guadeloupe et en Martinique.
La Croix Rouge Française compte «installer dès que possible» une première unité de traitement d'eau pour 40.000 personnes et distribuer des produits de premières nécessité (couvertures, tentes, bâches, jerrycans) pour 20.000 personnes, soit 3.750 familles Une partie de ce matériel est présente à Saint-Marc (à 90 minutes de route de Port-au Prince) et l'autre est entreposée en Guadeloupe et en Martinique.
Médecins sans frontières (MSF), qui a déjà accueilli plus d'un millier de blessés, victimes de fractures ou des brûlures dans ses différents centres de soins à Port-au-Prince et alentours, va envoyer un hôpital gonflable d'une capacité de 100 lits.
Médecins du Monde va déployer une «mission d'urgence» face «à la gravité de la situation». L'ONG compte envoyer vendredi soir un charter de 40 tonnes de matériel logistique et d'équipements médicaux ainsi qu'une équipe d'urgence d'une dizaine de médecins, chirurgiens, infirmiers et logisticiens.
Action contre la faim (ACF) a annoncé le départ mercredi soir de Paris de 4 membres de sa cellule d'urgence dans l'avion affrété par le Quai d'Orsay. Un avion cargo s'envolera vendredi soir avec à son bord 40 tonnes de matériel d'assainissement d'eau et d'aide alimentaire.
L'Agence d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) a envoyé 1000 kits d'urgence composés de tentes et de biens de première nécessité pour 10 000 personnes.
Handicap International apporte des soins aux blessés et fournit du matériel médical (fauteuils roulants, déambulateurs, béquilles).
Sur les sites web des ONG, des pages dédiées aux dons pour Haïti sont ouvertes, mais déjà saturées. Des boîtes postales sont également mises à disposition des donateurs.
Pour plus d'informations et envoyer vos dons :
Médecins du Monde – Urgence Haïti -BP 100 - 75018 Paris
Médecins sans frontières - Urgence Haïti - BP 2000 - 75011 Paris
Croix Rouge française - Séisme Haïti - 75678 Paris Cedex 14
Action contre la faim – Urgence Haïti - Libre réponse 64 731 - 75 681 Paris Cedex
Fondation de France - BP 22 - 75008 Paris
Organisation internationale pour les migrations: dons en ligne uniquement
Agence d'aide à la coopération technique et au développement (Acted): dons en ligne uniquement
Handicap International: dons en ligne
Le sort de la raffinerie Total des Flandres, près de Dunkerque, qui emploie 370 salariés, sera connu le 1er février, a indiqué jeudi le groupe pétrolier, qui a convoqué à cette date un comité central d'entreprise extraordinaire, alors que sa fermeture partielle est envisagée.
D'après Christian Votte, secrétaire du CGT du CCE raffinage marketing, Total lui a précisé qu'une vente ou une fermeture totale étaient exclues.
Notre commentaire : Pourquoi, en final, en arrive-t-on là ?
Au préalable il est important de rappeler que CAP21 Nord Pas de Calais milite pour une sortie progressive
mais résolue de l'utilisation des ressources fossiles et de l'énergie nucléaire. Ceci par une visée de l'efficacité énergétique, un changement fondamental de nos modes de vie et de consommation
et bien sûr à moyen et long terme l'utilisation des sources d'énergie renouvelables.
Si la raffinerie de Dunkerque en est là, bien sûr dans le cadre d'un comportement classique d'un groupe recherchant l'équilibre et la rentabilité de ses installations industrielles, c'est en grande partie la conséquence d'une décision du lobby industriel automobile français puis allemand qui pousse depuis presque 30 ans à une motorisation "tout diesel"
Rappelons nous que ce même lobby français, sous le leadership de Jacques Calvet, PDG de Peugeot, a cherché, par tous les moyens, à empêcher la mise en place de pots catalytiques et l'utilisation de l'essence sans plomb. Une génération a donc continué d'être contaminé par le fameux Plomb Tetraéthyle, additif anti-détonnant présence dans l'essence dite plombée. Peugeot a joué cette carte en défendant l'alternative du "Diesel propre" et, de fait, a réussi avec la complicité des pouvoirs publics à promouvoir la motorisation Diesel au sein du parc automobile français et européen. En effet, le prix du gasoil bénéficie d'une TIPP plus faible que l'essence sans plomb SP95 ou SP98 ce qui est une forme de subventionnement du gasoil, autrefois justifiée comme une aide aux transporteurs routiers, taxis et autres professions de la route.
Aujourd'hui nous avons donc le triste privilège d'avoir le
parc automobile le plus diésélisé d'Europe avec nos voisins belges d'ailleurs. (le taux de diésélisation est passé de 33% en 1990 à 75% en 2007 !). Deux conséquences graves : sanitaires et
économiques :
- sanitaire, c'est la pollution atmosphérique à proximité des voies routières, par les particules fines ou les oxyde d'azote qui ne sont pas seulement cancérogènes, mais qui possèdent aussi la propriété d'être des polluants influents sur le plan cardio-vasculaire et surtout de conduire à des maladies des voies respiratoires : asthmes, bronchiolites...
- économique, on ne peut pas extraire plus de gasoil ou de kérosène du pétrole brut (sauf à imaginer des post-traitements chimiques fort coûteux en énergie et polluants en CO2) dans un processus industriel de distillation et donc l'importation de gasoil s'accroit d'année en année ce qui n'est pas sans conséquence sur le coût du gasoil.

source : Office Fédéral de l'Environnement (Suisse) 2003
Le résultat est donc une raffinerie qui ne correspond plus aux besoins des consommateurs français et une prime à l'utilisation du diesel qui se poursuit.
Le prétexte d'une moindre émission de CO2 de la motorisation Diesel est de surcroit fallacieux : en effet, pour répondre aux nouvelles normes européennes de rejet des moteurs, le gasoil nécessite de coûteux post-traitements pétrochimiques et le magazine Auto-Moto d'octobre 2008 dénonçait déjà cette incongruité :
"Peu nocif pour la planète, le diesel ? Pas si l'on prend en compte les énormes quantités de CO2 que nécessite la fabrication du gazole. Du coup, c'est tout le système du bonus-malus environnemental et la politique des constructeurs qu'il faudrait revoir."
En outre, il y a l'effet rebond ... et même un "double effet rebond" : sous prétexte, d'une consommation faible et d'une émission de CO2 réduite, de nombreux automobilistes en profitent pour rouler plus et au moment des choix pour augmenter taille et puissance du véhicule acheté au lieu d'un véhicule plus modeste. Les conséquences de ce "double effet rebond", c'est que le gain escompté initialement de consommation et d'émission de CO2 est complètement gommé ! (Voir ici l'évolution de la puissance moyenne des véhicules en France de 1983 à 2004)
Cette petite étude de cas montre que si nous avions une véritable démarche de développement soutenable, nous aurions fait depuis longtemps des choix plus cohérents à l'échelle européenne car prenant en compte à la fois les aspects économiques, sociaux et écologiques tant pour l'automobile individuelle que pour le transport de marchandises. M.E.
Peut-on
soigner une gueule de bois avec un double whisky ? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore ? Dans tous nos pays, beaucoup s'alarment aujourd'hui de la
fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l'état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde. "Il y a une bombe sous
la reprise actuelle, c'est l'endettement public" affirmait récemment Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC, mais il ne conseillait pas pour autant de stopper les déficits. Que
choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ?
En quinze mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB
américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les Etats-Unis ont "brulé" en quinze mois l'équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.
Quant à la Chine elle-même, c'est peu dire que son économie est instable : "88 % de la croissance vient de l'investissement. Jamais, dans aucun pays, on n'a vu une croissance aussi
déséquilibrée" explique Stephen Roach, Chef-économiste de Morgan Stanley. Pour éviter la récession, le gouvernement chinois a lancé un plan de relance représentant 13 % du PIB et a
obligé les banques à distribuer un maximum de crédits. En un an, les banques chinoises ont distribué en crédits plus de 30 % du PIB. C'est du jamais vu. Dans aucun pays au monde
!
NdlR : Pierre Larrouturou, né le 19 octobre 1964, est Français, de formation ingénieur agronome
et Science Po Paris, il est devenu ingénieur-conseil. Il a été délégué national Europe du Parti socialiste, et se déclare économiste. Il est aujourd'hui membre du bureau exécuti d'Europe Ecologie
Il est notamment connu pour ses positions en faveur d'un véritable partage du travail, et pour sa défense
d'un Traité social Européen. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont récemment :
La gauche est morte, vive la gauche ! Presses de la Renaissance, 2001.
Urgence sociale, changer le pansement ou penser le changement ? Ramsay, 2006
Le livre noir du libéralisme. Éditions du Rocher, 2007.
Pour en finir avec Sarkozy. Éditions du Rocher, 2008.
Crise : la solution interdite. Desclée de Brouwer, mai 2009.