(Lettre à Louvois en 1768)
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Corinne Lepage,
Présidente de CAP21.
Vice-Présidente du Modem.
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Avec CAP21 pour le développement durable !
Nous souhaitons pour notre planète, notre pays et notre région, une vraie stratégie et une vraie politique mise en œuvre de développement durable :
Le développement durable peut être défini de la manière suivante : il s'agit d'un concept de gestion à long terme et dans le souci des générations futures, alliant la protection de l'environnement, le développement économique et l'épanouissement social, et reposant sur les principes de solidarité, précaution et participation.
Le développement durable peut être défini comme la recherche d'un "cercle vertueux" entre :
- L'économie : le développement économique doit permettre de satisfaire les besoins de base, à savoir : logement, nourriture, santé, éducation, confort et loisirs, et d'assurer l'emploi.
Le volet économique vise aussi la limitation des coûts à long terme.
- L'écologie : la protection de l'environnement passe par une limitation des pollutions, nuisances et risques, une consommation raisonnable des matières premières en fonction de leur taux
de renouvellement et le maintien de la biodiversité, de la santé publique et de la qualité de l'air, de l'eau et du sol.
- Le social : le développement social vise à une plus grande équité et à une solidarité générationnelle et spatiale (les générations présentes ne sauraient exercer de prééminence par
rapport aux générations futures).
À chaque date son thème : « Changer l'économie », à Valenciennes ; « Faire avec la nature », à Saint-Omer ; « L'humain n'est pas une marchandise », à Lille. Quatrième date: Arras, où élus, responsables associatifs, agriculteurs, intellectuels ou scientifiques se sont penchés sur « La place de l'autre : contre l'ensauvagement libéral ».
Etaient particulièrement visés les cas des migrants et des prisonniers, sur fond de
politique sécuritaire. Des près de quatre heures de débats sont revenus surtout des témoignages, des constats, des expériences plus ou moins heureuses, et des formes de résistance à la politique
gouvernementale. Notamment sur la question des migrants. Quel rôle pourrait jouer la Région dans ce dossier, dirigé depuis les ministères et le palais présidentiel ? Difficile d'y
répondre.
Idem sur le sujet des prisons. Hormis un état des lieux dressé par Gilles Chantraine,
sociologue, Michel Jouannot, de l'Association des visiteurs de prisons, et Florence Aubenas, présidente de l'Observatoire international des prisons, entre autres, difficile d'assimiler le rôle de
la Région. Restent les questions, souvent pertinentes, lâchées ça et là, qui alimentent la réflexion quelle que soit l'échéance électorale : « À quoi sert la prison ? On n'a rien trouvé de mieux.
Cette chose existe par défaut », estime Florence Aubenas. « Comment punir aujourd'hui ? », lance-t-elle, partant du postulat que « personne ne conteste que la prison est l'école du crime, même
l'université. » Les réponses, ce n'est pas ce qu'était venue chercher l'assistance.
Prochains forums : le 21 novembre à Calais sur la santé,et le 5 décembre à Roubaix sur les émissions de CO2.
Le projet de suppression de la taxe professionnelle soulève une large opposition d'élus locaux, qui
craignent une baisse de leurs recettes et une remise en cause de leur autonomie.Décidément, la suppression de la taxe professionnelle a du mal à passer. Après des débats laborieux à l'Assemblée nationale, où le texte a été entièrement réécrit par la Commission des Finances, le gouvernement se heurte à la fronde de 24 sénateurs. Emmenés par Jean-Pierre Raffarin, ils menacent de ne pas voter la loi « en l'état » ce qui priverait le gouvernement de majorité au Sénat.
Le débat autour de la Taxe professionnelle est un serpent de mer. En 1999, pour ne pas décourager l'emploi, le gouvernement de Lionel Jospin avait déjà supprimé la part salariale de la taxe professionnelle, qualifiée d'impôt « imbécile » par François Mitterrand. Avant que Jacques Chirac ne supprime en 2004 la part de taxe professionnelle assise sur les investissements nouveaux des entreprises (lire notre article « Taxe professionnelle : le cadeau du président »).
Lire aussi "Taxe professionnelle : le mirage de l'impôt indolore"
A l'occasion du salon Batimat à Paris, le ministre du Logement Benoist Apparu, la secrétaire d’Etat au Développement
durable Valérie Létard aux côtés du Président du Comité Stratégique du Plan Bâtiment Grenelle, Philippe Pelletier et du Président de l’Ademe, Philippe Van de Maele ont signé le 4 novembre la
convention ''les Pros de la performance énergétique'' avec le Président de la Fédération française du Bâtiment (FFB), Didier Ridoret.
Un an après le lancement de sa campagne ''Bâtir avec l’environnement'', la FFB entend ainsi accompagner les artisans et entrepreneurs de la fédération dans l'atteinte des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement, en mettant l’accent sur la performance énergétique, a souligné Didier Ridoret. Rappelons que le secteur du bâtiment est à l’origine de 21 % des émissions de CO2 et de 43 % de la consommation d’énergie finale en France. La loi Grenelle 1 vise une réduction globale des consommations, pour le parc bâti de 38% à l’horizon 2020, en rénovant chaque année 400.000 logements à partir de 2013.
''Les Pros de la performance énergétique, ce n'est pas un slogan vide, mais une convention qui marque un
tournant sur lequel nous ne reviendrons pas'', a affirmé M. Ridoret.
NdlR Voila un accord que nous ne pouvons que saluer. La France a, en effet, pris beaucoup de retard dans
la construction aux normes HQE et dans la réalisation de bâtiments à basse consommation énergétique tout simplement par absence de professionnels formés à ces nouvelles exigences et techniques.
C'est un gisement majeur d'économie de consommation énergétique, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de consommation pour le budget des ménages ou des entreprises. Certes,
il y a un coût plus élevé au départ. Mais le temps de retour a tendance trés sérieusement à baisser en Europe suite à l'expérience acquise. M.E.
Et si l’on faisait de la sobriété et de la production décentralisée d’énergie propre un « défi » écocitoyen ?
Une action concrète qui contribue à nous rapprocher de la nature. Et donc à nous rendre plus heureux !
« L’homme a intérêt à préserver l’intégrité de la nature, car son bonheur dépend étroitement de son environnement naturel » : c’est la thèse centrale de L’écologie du bonheur, le récent livre d’Eric Lambin, professeur aux universités de Louvain et de Stanford, Californie [1].
Les « free riders », les « suiveurs » et les « altruistes »
Le bonheur est une valeur tout à fait centrale chez les êtres humains et de nombreuses études ont été menées sur le sujet. « Une vie heureuse et de qualité est associée au sens et au but que les personnes assignent à leur vie, et à la capacité de jouir des possibilités offertes à chacun, explique Eric Lambin.
Les facteurs qui déterminent la vie heureuse entrent dans cinq catégories :
la situation personnelle (la santé, la vie affective, les loisirs, le travail, la mobilité…) ;
le sentiment de sécurité (l’absence de criminalité, de conflits, de guerres…) ;
l’environnement social (l’appartenance à un réseau de relations, la confiance, la disponibilité d’une aide en cas de besoin…) ;
l’environnement institutionnel (les libertés, la participation politique, le bon fonctionnement de la justice…) ;
l’environnement naturel (l’absence de bruit et de pollution, l’accès à des espaces naturels préservés, le sentiment de connexion avec la nature…). »
NdlR Eric Lambin, professeur au département de géographie de l’Université Catholique de Louvain (UCL), figure au tableau très restreint des scientifiques récompensés par la prestigieuse académie américaine des sciences.
A 46 ans, Eric Lambin s’est spécialisé dans les interactions entre l’activité humaine et les écosystèmes terrestres, avec pour objectif final, une utilisation plus durable des écosystèmes terrestres. Avant d’exercer à l’UCL, Eric Lambin a été professeur à la Boston University et expert pour la Commission européenne. Et dès l’année prochaine, il partagera son temps entre l’UCL et l’Université de Stanford où il occupera une chaire en études interdisciplinaires de l’environnement.
Eric Lambin a également publié plusieurs livres sur le thème de l’environnement, adressés au grand
public.
A propos des boues de dragage du canal Condé-Pommeroeul, une très vive polémique s’est engagée entre
plusieurs élus (municipaux) du Valenciennois. C’est sur la question de la destination finale de ces boues qu’ils s’affrontent : « Comment s’en débarrasser ? Les stocker ? Les
traiter ? Les recycler ? » (VdN, édition Valenciennes, du 26-10).
Le 3 Juillet dernier, en Conseil municipal, le Maire de Valenciennes Dominique Riquet avait présenté le dépôt, c’est à dire le stockage sans traitement préalable, comme « la seule solution crédible » (VdN, même édition). Pour éclairer le débat, il est certainement utile de rappeler que par ailleurs, il y a déjà quelques années, c’est précisément la solution du stockage (sur la Friche PCUK, à Wattrelos) qui avait été retenue par Lille-Métropole-Communauté Urbaine (LMCU) pour les boues de la liaison franco-belge Deûle-Escaut, dans le cadre du projet Blue Link (1). Très curieusement, à l’époque, il n’y avait pas eu de débat sur la question au sein du Conseil de LMCU… Sans doute les élus avaient-ils jugé, sans trop se poser de questions, que le stockage était « la seule solution crédible », comme Dominique Riquet l’a dit et ne cesse de répéter du coté valenciennois.
Fort heureusement, les élus du Valenciennois sont beaucoup moins disciplinés que leurs homologues de LMCU ! On apprend en effet qu’à l’initiative d’un groupe d’élus socialistes emmenés par Jean-Louis Chagnon, conseiller municipal d’opposition à Valenciennes, un collectif de lutte contre le stockage des boues du canal Condé-Pommeroeul s’est créé le Mardi 27-10 (VdN, même édition). Ce collectif, baptisé ²ça boue² dénonce le projet VNF de décharge des boues (1,5 Million de tonnes paraît-il !) sur des terrains de plusieurs communes du coin, à Fresnes, à Maing et ailleurs, et exige qu’elles soient préalablement traitées et décontaminées (²L’Observateur du Valenciennois² du 30-10). On peut supposer en effet qu’elles sont chargées de métaux lourds et de composés organiques (type PCB).
B.T.
Les autorités française, britannique et finlandaise ont publié hier une déclaration commune par laquelle
elles mettent en doute la sécurité de la nouvelle génération de réacteurs nucléaires EPR.
Elles mettent en cause particulièrement le programme informatique dont la complexité ne confère pas la fiabilité requise pour gérer les incidents.
Cette démarche de trois autorités européennes est inédite et montre une nouvelle fois que l’aventure de l’EPR dans laquelle la France s’est engagée massivement va nous coûter cher.
La construction de l’EPR en Finlande pose déjà de nombreuses difficultés, le contentieux entre AREVA et la Finlande ne cesse de s’alourdir et de plomber les comptes du groupe.
CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, eurodéputée MoDem, réitère une nouvelle fois sa demande de moratoire sur la construction des EPR.
Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, demande un débat citoyen sur la place du nucléaire dans la politique énergétique française où les questions techniques, de sécurité, de coût sur l’ensemble de la filière (des combustibles aux déchets) pourraient être posées de manière transparente.
Pour Corinne LEPAGE, la démonstration que l’EPR est une aberration sur le plan économique et industriel se confirme chaque jour davantage. Les milliards en jeu feraient mieux d’être consacrés à un plan ambitieux en matière d’efficacité énergétique et de déploiement des énergies renouvelables sur le territoire, sources d’innovations technologiques et d’emplois non délocalisables.
Les coups de gueules répétés de Daniel Cohn-Bendit à l'égard des Verts témoignent de la difficulté de changer de
logiciel. Le succès de l'Europe écologie aux élections européennes n'est pas le succès des Verts ; il traduit l'espoir porté par Dany Cohn-Bendit de sortir l'écologie politique de l'ornière dans
laquelle elle se trouvait en ouvrant les portes vers les non-verts principalement représentés par l'arrivée de quelques responsables associatifs et d’Eva Joly.
La bataille qui se joue aujourd'hui est celle de transformer cette alliance de circonstance en une nouvelle forme d'action politique dans laquelle d'autres partis politiques que les Verts pourraient trouver leur place. C'est précisément ce que les Verts refusent considérant qu'ils doivent être la seule force organisée au sein du mouvement en formation et par voie de conséquence décider du sort de tous les autres.
Il va de soi qu'une telle attitude est inacceptable sur la forme comme sur le fond. L'union de tous les écologistes et au-delà de tous ceux qui considèrent que la question de la soutenabilité est la question première qui commande toutes les autres, passe évidemment par une organisation qui respecte tous les participants, faute de quoi Europe écologie se réduira comme une peau de chagrin aux seuls verts et quelques assimilés, qui ne répondront évidemment pas l'immense espoir suscité par les Européennes.
Mais, il ne s'agit pas seulement de la forme; il s'agit également du fonds. Les Verts, en particulier français, portent une idéologie très marquée à l'extrême gauche, même si le secrétariat général actuel ouvre davantage. Or, la construction d’Europe Ecologie et plus généralement d'un grand mouvement d'écologie politique passe par une synthèse des différentes réponses que les écologistes proposent à l'analyse commune qu'ils font de la situation actuelle. La fermeture , voire le sectarisme dont certains Verts font preuve rend impossible cette réflexion pourtant indispensable.
Si ce comportement persistait, il rendrait inévitable le maintien du morcellement actuel et les tentatives, difficiles, de transformer des partis traditionnels en partis effectivement porteurs de développement soutenable.
Le sujet est d’autant plus fondamental que le sujet de la démocratie et des libertés va s’avérer comme le partenaire incontournable du débat écologique. Comment en effet, dans le monde très largement non démocratique et où, dans les démocraties, les tentations autoritaires et de surveillance sont de plus en plus grandes (ce qui n'empêche évidemment pas les mêmes qui veulent plus de surveillance de se battre pour la dérégulation) trouver la voie d'une gouvernance démocratique d'une répartition plus équitable ? Les ponts entre démocratie et écologie doivent plus que jamais être lancés. La biodiversité politique est nécessaire aussi en écologie politique.
La question du libéralisme économique, de la régulation, de la décentralisation économique et énergétique, de la liberté de circulation de l'information sont des sujets essentiels dans les solutions qui peuvent être mises en place pour répondre aux défis écologiques.
Pour toutes ces raisons, il est plus que souhaitable que le discours raisonnable Daniel Cohn-Bendit soit entendu des Verts.
En attendant, il semble qu’une belle occasion de créer une force capable de dynamiser et d’innover soit en
passe d’être perdue.
Corinne Lepage
Face aux incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes : développer la recherche,
pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ; réduire les expositions du public.Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour. De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité. A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier. Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis. Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables.
Consulter ou télécharger l´AVIS de l´AFSSET
Consulter ou télécharger la NOTE DE SYNTHESE de l´AFSSET
NdlR : A lire un peu entre les lignes : l'AFSSET commence enfin à parler de prévention en rappelant que le principe de précaution existe dans le cas de connaissances scientifiques permettant mal de conclure. M.E.
L'association Robin des Toits trouve que cet avis est plus que timoré et prône toujours :
- l'interdiction du mobile pour les enfants de moins de douze ans
- la non-utilisation du portable non équipé d'une oreillette et l'éloignement du ventre du téléphone portable ou DECT chez les femmes enceintes
- l'utilisation systématique de l'oreillette filaire,
- la baisse des puissances des antennes relais à 0,6V/m.
Les opposants au projet d'incinérateur à Arques sortent revigorés de la réunion publique organisée par l'APSH jeudi soir. De nombreux spécialistes de santé se sont succédé à la tribune, devant une salle Vauban archi-comble, pour montrer à quel point l'environnement joue un rôle déterminant sur la santé. Ils sont unanimes : Flamoval aggraverait le risque sanitaire dans une région déjà fortement exposée.
Plus personne ne peut prétendre que le combat mené par l'Association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH) est animé par un autre dessein que celui d'alerter sur un risque sanitaire. La somme de connaissances exposée par des professionnels de santé spécialisés dans des domaines aussi divers que leurs origines géographiques sont variées, illustre à elle seule que la prise de conscience de l'impact de l'environnement sur la santé, aussi tardive soit-elle, progresse à grands pas.
Le
point de vue de CAP21 : Beaucoup de thèmes ont été abordés par les orateurs venant de plusieurs horizons scientifiques avec un souci pédagogique remarquable :
- particules fines venant du Diesel et maladies pulmonaires (asthmes, cancers) causes de
décès,
- résidus de molécules chimiques (médicaments, contraceptifs, ...) dans les eaux potables ou au sein des
matières plastiques (biberons, revètements des poêles de cuisine...) et désordres endocriniens graves,
- synergie "explosive" entre exposition aux polluants et tabagisme et/ou alcoolisme,
- toxicité des dioxines,
- risques des incinérateurs dits "de dernière génération", etc.
Les intervenants ont dénoncé le retard de la France et de la région en matière de médecine de prévention et de reconnaissance officielle de la nécessité d'une recherche sur la santé environnementale.
Enfin comment ne pas être scandalisé par l'absence de registre régional des cancers, ce qui rend impossible les études de mise en évidence de relation causes-effets entre les expositions diverses des habitants et les cancers générés. Nous avons plus de 50 ans de retard par rapport à de nombreux pays européens.
Cela rend, en conséquence, très difficile une politique de suivi et de prévention adaptée et
efficace.
Enfin cela permet à des hommes politiques et certains membres de l'Académie de Médecine d'affirmer qu'il n'y a pas de lien avéré entre notre environnement et la survenue des cancers pourtant en nombre toujours croissant depuis plusieurs dizaines d'années dans notre pays. M.E.
Au lieu des 8 kg estimés, les opérations de démantèlement de l'ATPu ont révélé que les "boîtes à gants", des enceintes confinées où était fabriqué du combustible MOX mêlant oxydes d'uranium et de plutonium, en contenaient 22 kg. Mais le CEA évalue à environ 39 kg la masse totale de plutonium qui pourrait s'être insinuée dans l'installation.
La question centrale est de savoir si ces accumulations auraient pu conduire à un accident de criticité, une réaction en chaîne susceptible de conduire à un "flash" très irradiant, voire mortel, pour les personnels de l'installation à proximité.
- Le 14 octobre 2009 : l'ASN classe au niveau 2, dresse procès-verbal et suspend les opérations de démantèlement.
- Le 19 octobre 2009 : l'ASN publie la lettre de suite de l'inspection réalisée sur l'installation le 9 octobre 2009. Le même jour, l'ASN prend une décision concernant l'accord préalable de l'ASN avant
la reprise des opérations.
- Le 21 octobre 2009 : l'ASN a été auditionnée par la commission du développement durable à l'Assemblée Nationale au sujet de l'incident.
Les Amis de la Terre Nord, et jeunes Amis de la Terre, Virage Énergie Nord-Pas de Calais, le Réseau Action Climat France, le collectif Vélorution de Lille s'associent à Greenpeace Lille pour convier leurs concitoyens à la journée mondiale d'action sur le climat du 24 octobre et les inviter à partager un grand pique-nique sans carbone, à partir de midi, sur la place de la République, à Lille.
• Parcours à vélo depuis la Grand Place jusque la place de la République (Rendez-vous Grand Place à 11h30).
• A 12h18 Grand tintamarre de 350 secondes pour réveiller nos dirigeants (concert de vélo, sonneries de portables, instruments de musique, sifflets...) avec l'ours polaire « Gröen Qieuieaq ».
• Panier citoyen climatique : produits de saison, de proximité, végétarien, bio...
« Certaines chroniques peuvent apparaître comme prémonitoires soit dans les analyses, soit dans les solutions qui sont proposées. En réalité, il suffit généralement de poser les bonnes questions pour trouver des solutions les plus appropriées ». Ce recueil de chroniques sur deux années de montée des crises souligne la modernité de la pensée de Pierre Mendès-France « gouverner, c’est prévoir ». C’est précisément parce que le politique a cessé de prévoir que, d’une part, il a subi l’action de ceux qui prévoyaient et que, d’autre part, il a oublié de préparer le futur. La relecture de ces chroniques qui peut être ou non chronologique souligne qu’il n’existe aucune fatalité aux crises mais qu’elles sont le résultat de choix délibérés. Dès lors, d’autres choix peuvent être faits pour l’avenir.
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