Conférence-débat de Saint Omer : un vrai succès ! CAP21 y était

Une délégation de CAP21 Nord – Pas-de-Calais était présente pour soutenir l’initiative des collectifs de professionnels de la santé (l’APSH Saint Omer et le CRAPSE 59-62 en liaison avec le réseau national environnement-santé (RES) ) qui ont organisé cette conférence-débat du jeudi 22 octobre 2009 sur la santé et l’environnement. Cette manifestation a rassemblé un millier de personnes. et de nombreuses associations … Impressionnant sur la capacité de mobilisation et la volonté de se battre contre la passivité, l’indifférence de nombreux élus face aux risques sanitaires liés à l’environnement contaminé par les activités humaines !  M.E.

LA VOIX DU NORD

“L’incinérateur est un choix politique qui ne met pas en avant le risque sanitaire” a déclaré le Dr Richard (APSH).

Les opposants au projet d’incinérateur à Arques sortent revigorés de la réunion publique organisée par l’APSH jeudi soir. De nombreux spécialistes de santé se sont succédé à la tribune, devant une salle Vauban archi-comble, pour montrer à quel point l’environnement joue un rôle déterminant sur la santé. Ils sont unanimes : Flamoval aggraverait le risque sanitaire dans une région déjà fortement exposée.

Plus personne ne peut prétendre que le combat mené par l’Association pour la protection de la santé des habitants de la région de Saint-Omer (APSH) est animé par un autre dessein que celui d’alerter sur un risque sanitaire. La somme de connaissances exposée par des professionnels de santé spécialisés dans des domaines aussi divers que leurs origines géographiques sont variées, illustre à elle seule que la prise de conscience de l’impact de l’environnement sur la santé, aussi tardive soit-elle, progresse à grands pas.

 

Le point de vue de CAP21  :  Beaucoup de thèmes ont été abordés par les orateurs venant de plusieurs horizons scientifiques avec un souci pédagogique remarquable :

 

– particules fines venant du Diesel et maladies pulmonaires (asthmes, cancers)  causes de décès,

– résidus de molécules chimiques (médicaments, contraceptifs, …) dans les eaux potables ou au sein des matières plastiques (biberons, revètements des poêles  de cuisine…) et désordres endocriniens graves,

– synergie “explosive” entre exposition aux polluants et tabagisme et/ou alcoolisme,

– toxicité des dioxines,

– risques des incinérateurs dits “de dernière génération”, etc.

Les intervenants ont dénoncé le retard de la France et de la région en matière de médecine de prévention et de reconnaissance officielle de la nécessité d’une recherche sur la santé environnementale.

Enfin comment ne pas être scandalisé par l’absence de registre régional des cancers, ce qui rend impossible les études de mise en évidence de relation causes-effets entre les expositions diverses des habitants et les cancers générés. Nous avons plus de 50 ans de retard par rapport à de nombreux pays européens.

Cela rend, en conséquence,  très difficile une politique de suivi et de prévention adaptée et efficace.

Enfin cela permet à des hommes politiques et certains membres de l’Académie de Médecine d’affirmer qu’il n’y a pas de lien avéré entre notre environnement et la survenue des cancers pourtant en nombre toujours croissant depuis plusieurs dizaines d’années dans notre pays. M.E.

Le Modem en chute libre à quelques semaines des élections régionales : dans le sondage France Info-TNS Sofres Logica, en partenariat avec France Télévisions et Le Monde, le parti de François Bayrou est crédité de 4% d’intentions de vote. C’est moitié moins qu’aux élections européennes de 2009.

Corinne Lepage se dit “peu surprise”, car “le Modem s’est resserré sur lui-même” et “doit changer de stratégie : “J’ai plaidé pour que se constitue une grande force écolo-démocrate, c’était là que nous pouvions changer radicalement le paysage politique français”.

Corinne Lepage revient également sur la prochaine interdiction de la commercialisation du thon rouge en France. C’est une “demie-décision” estime-t-elle.

Panique dans les médias français : on parle de la fin de l’euro comme d’une éventualité. Du coup, hommes politiques et éditorialistes deviennent les propagandistes déterminés d’un fédéralisme que beaucoup ignoraient voici quelques mois. Sauf que, comme la monnaie unique, le fédéralisme implique des conditions économiques et sociales qui sont loin d’être remplies au sein des 27 nations européennes.

Les chants les plus beaux sont les plus fédéralistes… De Nicolas Baverez à Bernard Maris, de François Bayrou à Jean-Luc Mélenchon, le cri fédéraliste se propage dans les médias français. On comprend très bien pourquoi : l’accord probable des 27 qui découle de la rencontre Sarkozy-Merkel ne sert, une fois de plus qu’à gagner du temps. Il ne règle aucun des problèmes de fond auxquels est confrontée l’Union européenne

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