Euratechnologies sur la voie de la croissance

A la limite de Lomme et de Lille, Euratechnologies ne connaît pas la crise. Nous ouvrons, par ce premier volet sur le développement économique de ce parc d’activités, une série sur ce pôle d’excellence économique dédié aux technologies de l’information et de la communication, qui transforme le visage du quartier des rives de la Haute Deûle.

Euratechnologies-Lomme

1 Aux origines…
Il faut remonter les aiguilles du temps pour revenir aux prémices du projet. « L’idée est très ancienne. Elle date d’une dizaine d’années », rappelle le directeur général d’Euratechnologies, Raouti Chehih. Le concept ? « Créer une zone mixte de développement technologique, de service et d’urbanisation ». En mars 2009, Euratechnologies n’est plus une entité virtuelle. Devient la vitrine des technologies de l’information et de la communication (TIC) et accueille 65 entreprises.

2 Un pôle en essor
Un an après son lancement, le site accueille 100 entreprises. Un mois plus tard, l’arrivée de la 101e, Exer Datacom, marque une nouvelle étape dans le développement économique d’Euratechnologies. Elle est la toute première société à avoir acheté son local, les précédentes ayant opté pour le système locatif. Exer Datacom a investi 1 500 m² qu’elle a complètement aménagés. « Et comme elle avait pas mal de surface, elle a permis à d’autres sociétés de louer leur partie libre. C’est fort ! », se réjouit encore Raouti Chehih.

Aujourd’hui, 105 sociétés, et pas moins de 1 500 salariés, ont intégré ce pôle d’excellence économique. D’autres les rejoindront. « On s’est fixé comme objectif 150 entreprises dans les deux ans qui viennent, 200 dans les trois ans. » 3 Des leaders mondiaux aux PME On retrouve 3 types de sociétés. Des leaders mondiaux comme Microsoft, Capgemini… Des leaders nationaux dont Perigee, spécialisés dans la vente à distance, qui ont d’ailleurs réalisé une levée de fonds… mais aussi des petites et moyennes entreprises.

Toutes sont tournées vers les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Sans la moindre exception, affirme le directeur général. « Elles sont toutes productrices ou utilisatrices de technologies. Elles ont été sélectionnées sur des segments d’activité. On s’est ouvert sur un autre secteur, celui de la formation et du soutien aux jeunes entrepreneurs. » Actuellement, vingt projets sont en gestation dans l’incubateur. Il devrait passer à la vitesse supérieure. « À terme, 60 entreprises devraient s’y créer simultanément », annonce d’emblée Raouti Chehih.

Peut-on encore consommer autant de viande qu’actuellement? Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche (éd. Les Liens Qui Libèrent), exprime ses craintes à ce sujet.

Pourquoi le mot “bidoche”?

Parce que c’est un mot que j’ai souvent utilisé dans ma vie. On parle toujours de bonne et de mauvaise bidoche. Je voulais quelque chose qui frappe et qui ne soit pas consensuel. Le livre que j’ai écrit ne l’est pas.

Comment qualifieriez vous la bidoche actuelle?

De plutôt mauvaise. Et je ne suis pas végétarien.
Le monde a connu une révolution complète de l’industrie de la viande et des animaux en peu de temps. Autrefois l’élevage supposait une relation avec l’animal, une relation entre deux êtres vivants. Cette relation n’existe plus. Aujourd’hui les animaux sont parqués par centaines dans des usines, nourris avec du soja génétiquement modifié


Gouverner c’est prévoir” selon Emile de Girardin (1806-1881) ; il est plus que temps d’appliquer ce principe !

Danger.jpg Plusieurs articles récents, rapports et ouvrages sont parus ou vont paraître incessamment pour nous mettre en garde sur les conséquences potentielles redoutables que va provoquer la fin de l’ère du  pétrole bon marché. Cette fin arrive suite à la conjonction de deux processus simples à comprendre : la raréfaction des nappes pétrolifères faciles à exploiter et la baisse de la production de pétrole induite (le fameux “Peak oil” serait déjà atteint) et la montée de la consommation des pays émergents dont les fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Résultat de la conjonction de ces deux processus, une tension toujours plus importante des prix du brut ce qui aura des conséquences redoutables sur  le coût des transports et notre mobilité, les activités économiques, notre mode de vie basé souvent sur la périurbanité, etc.

Un récent rapport publié par le “Centre pour la Transformation” de l’Armée Fédérale Allemande (Bundeswehr) envisage des scenarii très radicaux et lourds en conséquence. Les mesures envisagées pour faire face aux conséquences d’un nouveau choc pétrolier à venir ont un côté explosif !

Nous en avons fait un résumé sur les principaux élements-clés.

Plusieurs travaux de “cadrage stratégique” sont en cours d’élaboration dans les territoires de la région : Plans de déplacements urbains (PDU), Schémas de cohérence territoriaux (SCOT) qui remplacent les schémas directeurs d’autrefois et quelle n’est pas la surprise de voir ceux-ci ne pas prendre en compte, ne pas faire référence à ces éléments de contexte stratégiques déterminants au plus haut point.

Nous avons laissé les gens s’installer loin de leur lieu de travail en laissant la spéculation immobilière libre de faire grimper depuis plusieurs années les logements de centre ville au taux annuel de 7%. Les ménages sont donc durablement endettés pour le logement. Le “système pendulaire”  qui découle du choix de l’installation en péri-urbain conduit beaucoup de régionaux à faire des aller-retour quotidiens  en voiture de 40, 60, 80 km et plus quelquefois.

Comment ceux-ci pourront-ils prendre absorber ces charges qui vont les étrangler lorsque le pétrole recommencera sa hausse de prix du barril ? Car souvent, le réseau de transport public ne leur convient pas (éloignement d’une station, durée de trajet, horaires de passage,  absence de parking auto ou vélo sécurisé, etc.)

S’ils veulent se rapprocher de leur lieu de travail, arriveront-ils à vendre leurs logements à un prix correct ?

Comment les entreprises industrielles ou de distribution feront-elles face puisqu’elles ont basé, avec la complicité des gouvernements successifs, leur politique de transport sur le “tout routier” ?

Voilà des sujets de prospective rapprochée bien concrets auxquels il faut impérativement s’atteler et apporter un minimum de réponse. M.E.

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