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Santé publique

Selon le Canard Enchaîné de mercredi, plusieurs produits à base d'huile de tournesol contiendrait de l'huile de moteur. « En l'absence de toxicité aiguë », certains de ces produits seraient toujours en vente avec l'accord de l'Europe.

L'affaire commence en Ukraine où, pour des raisons inconnues, 40 000 tonnes d'huile de tournesol ont été coupées au lubrifiant pour moteur. Ce lot est livré fin février en France, Pays-Bas, Italie et Espagne. 2 800 tonnes arrivent chez l'usine de Saipol à Sète, propriétaire de la marque Lesieur.

Deux mois

Il faut attendre un mois pour que soit découverte la présence d'huile de moteur, environ 19 des 2 800 tonnes seraient de l'huile de moteur. Encore un mois plus tard, le 21 avril, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Enfin le 26 avril, toute l'huile trafiquée auraient été officiellement retirés des rayons de supermarchés. Cependant, l'huile a été revendue à « une trentaine de clients de l'industrie agroalimentaire » non cités.

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Voir aussi le dossier de Raffa

L'importance de l'exposition aux pesticides, notamment par voie alimentaire, est mise en évidence par deux études.

La première, réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et publiée fin avril, montre que 6 % des fruits et légumes testés présentaient des teneurs en pesticides dépassant la limite maximale de résidus (LMR).

La seconde, présentée mercredi 7 mai par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), conclut que "les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains interdits depuis plusieurs années, alors que leurs parents ne sont pas professionnellement exposés".

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Le pouvoir d'achat du patient ne cesse d'être grignoté. Déremboursement de médicaments au nom d'un service médical rendu insuffisant, instauration de franchises médicales, multiplication des dépassements d'honoraires des médecins libéraux pour "compenser", disent-ils, l'insuffisance de leur revalorisation tarifaire, et enfin menace sur le remboursement des frais d'optique... la part des dépenses de santé payée par l'assuré social grossit inlassablement.

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Par Pierre Meneton, chercheur à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).

 

L'ajout de sel dans l'alimentation est une pratique ancienne, observée déjà en Chine il y a 5000 ans pour la conservation des aliments naturels. Le sel a par la suite été utilisé dans la fabrication d'aliments transformés comme le pain, le fromage, la charcuterie, la soupe ou les produits d'assaisonnement.

 

Actuellement, la consommation moyenne chez les adultes varie d'un pays à l'autre entre 6 et 12 g de sel par jour selon les traditions culinaires. En comparaison, les chiffres de consommation relevés dans les populations de chasseurs-cueilleurs qui n'ajoutaient jamais de sel dans leur alimentation, sont de 1 à 2 g par jour, ce qui correspond également aux apports en sel observés chez les autres espèces de mammifères terrestres vivant dans leur environnement naturel.

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Les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe), dont le MDRGF, publient les résultats d’une campagne d’analyses réalisée sur des vins d’Europe et du monde entier et dénoncent la contamination généralisée de ces vins par des résidus de pesticides.

L’Etude :
L’étude a été coordonnée par PAN-Europe, et soutenue par le MDRGF pour la France, Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace Allemagne. 40 bouteilles de vin rouge ont été analysées, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique.
Résultats :
100% des vins conventionnels testés contaminés. En effet chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés d’entre eux contenant jusque 10 pesticides !
Niveau de contamination :
5800 fois plus élevée que pour  l’eau potable ! Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin a proprement parler mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisque qu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l’eau du robinet !

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Les Amis de la Terre Europe ont publié le 11 mars 2008 un rapport dans lequel on apprend que des produits nano- -métriques non testés et potentiellement dangereux peuvent être trouvés, partout en Europe, dans les aliments, les emballages alimentaires et d'autres produits des rayons de supermarchés.

« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l'atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d'emballages, de récipients, d'outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande. On en trouve également dans l'agriculture, dans des boissons chocolatées, et même dans des produits pour bébés. Malgré les craintes que soulèvent les nano-matériaux à cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en consomment déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune protection et les législateurs sont à la traîne d'une industrie en pleine expansion.

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Un schéma vaut mieux qu'un  long discours  ;  voici le  résumé en images d'une longue étude  menée par l'Institut Scientifique de la Santé Publique (Bruxelles-Belgique) (Wetenschappelÿk Instituut Volksgezondheid - Brussel)  mis en images par l'hebdomadaire  Knack (l'Express des flamands)


undefined Pour les écologistes, c’est mieux que rien mais encore insuffisant. Un «comité de pilotage pour les PCB» doté de 8,5 millions d’euros a été mis en place hier par trois ministères (Ecologie, Santé et Agriculture) pour évaluer, et surtout parer l’impact sur la santé et l’environnement des PCB, ces dérivés chimiques chlorés qui polluent la plupart des grands fleuves ayant eu un passé industriel (car rejetés par les usines installées le long des rives).

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Pour en savoir plus sur la toxicologie des PCB, extrait du guide pratique de toxicologie de F.-X.Reichl 



L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de féliciter la France pour sa loi anti-tabac, effective depuis le 1er janvier 2008.

Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, qui a félicité la France pour sa loi anti-tabac, a précisé que dans le monde, le tabagisme était plus meurtrier que le VIH, la tuberculose et la malaria réunis.

Après avoir rencontré hier le Premier ministre François Fillon à l'occasion de la signature entre la France et l'OMS d'un accord de coopération dans le domaine de la santé, pour la période 2008-2013, la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé a déclaré : "Je voudrais féliciter le gouvernement français pour avoir mis en place des lois anti-tabac afin que les gens soient protégés des méfaits de la cigarette et du tabagisme passif".

"La lutte contre le tabagisme est extrêmement importante", a-t-elle ajouté. La France imite ainsi plusieurs pays européens comme l'Irlande, de l'Italie ou de la Suède, où il est interdit de fumer dans les lieux publics.

Selon des statistiques officielles, chaque année en France, le tabagisme passif tue 5.000 personnes. En outre, on recense 66.000 morts imputables au tabac chaque année, dont 20.000 par cancer du poumon.

 

undefined Par le Dr Laurent Chevallier, praticien attaché au CHU de Montpellier, qui dirige le pôle Nutrition de plusieurs cliniques. Il est également le responsable pédagogique du diplôme universitaire de phytothérapie de la faculté de médecine de Montpellier et l'auteur de différents ouvrages concernant la nutrition dont le dernier vient de sortir « Impostures et vérités sur les aliments » aux éditions Fayard.

En 40 ans, l'alimentation s'est plus transformée qu'en un siècle en raison de l'ajout de multiples composés chimiques. Des arômes, des colorants, des conservateurs divers, des gélifiants, des texturants, des exhausteurs du goût, des agents d'enrobage, des édulcorants de synthèse… envahissent nos assiettes. Les interactions entre ces différentes substances de synthèse sont imparfaitement connues et les conséquences de toute cette chimie dans nos assiettes sont mal évaluées.

Par exemple le cerveau est leurré par les édulcorants ersatz de sucre, participant à expliquer divers troubles du comportement alimentaire qui favorisent surpoids et obésité. Il n'aura échappé à personne que l'explosion de l'obésité dans le monde est parallèle au développement de l'alimentation industrielle. Les phénomènes d'allergies se multiplient, des perturbations endocriniennes sont suspectées…

Face à ces constats, il devient urgent de revoir ce que l'on a dans notre assiette et pas uniquement l'excès de sucre et de graisses. Le livre « Impostures et vérités sur les aliments » se veut une réponse pratique pour tout un chacun dans le choix plus judicieux de ses aliments. Sont données par exemple la liste des additifs autorisés dans le bio mais aussi la liste des additifs considérés comme les moins nocifs dans les produits non bio. Ce livre veut alerter également les pouvoirs publics sur la nécessité de mieux évaluer les risques chimiques alimentaires et d'agir en conséquence.

Si le contrôle des micro-organismes (bactéries…) dans l'alimentation est en grande partie efficace (il existera néanmoins toujours des microbes sur terre), celui de la chimie ajoutée pose de réels problèmes. Ceux-ci ont été occultés par une insuffisante prise de conscience mais aussi parce que cela va à l'encontre d'enjeux colossaux.

L'industrie agroalimentaire, outre l'utilisation excessive de chimie de synthèse, manipule, grâce au marketing insuffisamment contrôlé, non seulement les consommateurs mais aussi les professionnels de santé en diffusant des messages nutritionnels orientés, partiels qui en deviennent partials.

Comme cela est démontré, au delà de diverses dérives, il est possible de limiter la consommation de tous ces produits alimentaires avec chimie ajoutée, et de surcroît sur-emballés… et d'orienter ses pratiques pour manger mieux et moins cher.

29 novembre 2007.

 



Edition du 21/11/2007 par Sandrine Blanchard

Le livre de David Servan-Schreiber rejoint les conclusions du Fonds mondial de recherche contre le cancer

J'ai appris énormément de choses avec ce livre. Et vous voulez que je vous dise un secret : j'ai changé mon alimentation et j'ai déjà perdu six kilos. " Ce n'est pas un lecteur lambda, fan du nouveau best-seller de David Servan-Schreiber, qui parle ainsi. Mais le professeur Jean-Marie Andrieu, chef du service d'oncologie médicale à l'hôpital européen Georges-Pompidou.
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Conférence de Jean-Marie PELT le 22 novembre à l'Ecole des Mines de Douai
« Quel avenir pour nos enfants et notre planète ? »

Dans le cadre des Soirées de la Connaissance, l’Ecole des Mines de Douai recevra jeudi 22 novembre le Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Jean-Marie PELT pour une conférence-débat intitulée : « Quel avenir pour nos enfants et notre planète ? ».

Ambassadeur bénévole de l’Environnement de l’Union Européenne, Jean-Marie Pelt est connu pour ses nombreux ouvrages traitant du monde des plantes ou d’écologie, parmi lesquels Les langages secrets de la nature, Le nouveau tour du monde d’un écologiste ou encore Après nous le déluge ?.

Contact : Brigitte Agacinski

 
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