L'affaire commence en Ukraine où, pour des raisons inconnues, 40 000 tonnes d'huile de tournesol ont été coupées au lubrifiant pour
moteur. Ce lot est livré fin février en France, Pays-Bas, Italie et Espagne. 2 800 tonnes arrivent chez l'usine de Saipol à Sète, propriétaire de la marque Lesieur.
Deux mois
Il faut attendre un mois pour que soit découverte la présence d'huile de moteur, environ 19 des 2 800 tonnes seraient de l'huile de moteur. Encore un mois plus tard, le 21 avril, Saipol prévient enfin la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Enfin le 26 avril, toute l'huile trafiquée auraient été officiellement retirés des rayons de supermarchés. Cependant, l'huile a été revendue à « une trentaine de clients de l'industrie agroalimentaire » non cités.
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Par Pierre Meneton, chercheur à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM).
Actuellement, la consommation moyenne chez les adultes varie d'un pays à l'autre entre 6 et 12 g de sel par jour selon les traditions culinaires. En comparaison, les chiffres de consommation relevés dans les populations de chasseurs-cueilleurs qui n'ajoutaient jamais de sel dans leur alimentation, sont de 1 à 2 g par jour, ce qui correspond également aux apports en sel observés chez les autres espèces de mammifères terrestres vivant dans leur environnement naturel.
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Les
Amis de la Terre Europe ont publié le 11 mars 2008 un rapport dans lequel on apprend que des produits nano- -métriques non testés et potentiellement dangereux peuvent être trouvés, partout en
Europe, dans les aliments, les emballages alimentaires et d'autres produits des rayons de supermarchés.
« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l'atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication
de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d'emballages, de récipients, d'outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande. On en trouve également
dans l'agriculture, dans des boissons chocolatées, et même dans des produits pour bébés. Malgré les craintes que soulèvent les nano-matériaux à cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en
consomment déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune protection et les législateurs sont à la traîne d'une industrie en pleine expansion.
Pour les
écologistes, c’est mieux que rien mais encore insuffisant. Un «comité de pilotage pour les PCB» doté de 8,5 millions d’euros a été mis en place hier par trois ministères (Ecologie, Santé et
Agriculture) pour évaluer, et surtout parer l’impact sur la santé et l’environnement des PCB, ces dérivés chimiques chlorés qui polluent la plupart des grands fleuves ayant eu un passé industriel
(car rejetés par les usines installées le long des rives).
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Pour en savoir plus sur la toxicologie des PCB, extrait du guide pratique de toxicologie de
F.-X.Reichl
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de féliciter la France pour sa loi anti-tabac, effective depuis le 1er janvier 2008.
Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé, qui a félicité la France pour sa loi anti-tabac, a précisé que dans le monde, le tabagisme était plus meurtrier que le VIH, la tuberculose et la malaria réunis.
Après avoir rencontré hier le Premier ministre François Fillon à l'occasion de la signature entre la France et l'OMS d'un accord de coopération dans le domaine de la santé, pour la période 2008-2013, la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé a déclaré : "Je voudrais féliciter le gouvernement français pour avoir mis en place des lois anti-tabac afin que les gens soient protégés des méfaits de la cigarette et du tabagisme passif".
"La lutte contre le tabagisme est extrêmement importante", a-t-elle ajouté. La France imite ainsi plusieurs pays européens comme l'Irlande, de l'Italie ou de la Suède, où il est interdit de fumer dans les lieux publics.
Selon des statistiques officielles, chaque année en France, le tabagisme passif tue 5.000 personnes. En outre, on recense 66.000 morts imputables au tabac chaque année, dont 20.000 par cancer du poumon.
Par le Dr Laurent
Chevallier, praticien attaché au CHU de Montpellier, qui dirige le pôle Nutrition de plusieurs cliniques. Il est également le responsable pédagogique du diplôme universitaire de
phytothérapie de la faculté de médecine de Montpellier et l'auteur de différents ouvrages concernant la nutrition dont le dernier vient de sortir « Impostures et vérités sur les aliments » aux
éditions Fayard.
En 40 ans, l'alimentation s'est plus transformée qu'en un siècle en raison de l'ajout de multiples composés chimiques. Des arômes, des colorants, des conservateurs divers, des gélifiants, des texturants, des exhausteurs du goût, des agents d'enrobage, des édulcorants de synthèse… envahissent nos assiettes. Les interactions entre ces différentes substances de synthèse sont imparfaitement connues et les conséquences de toute cette chimie dans nos assiettes sont mal évaluées.
Par exemple le cerveau est leurré par les édulcorants ersatz de sucre, participant à expliquer divers troubles du comportement alimentaire qui favorisent surpoids et obésité. Il n'aura échappé à personne que l'explosion de l'obésité dans le monde est parallèle au développement de l'alimentation industrielle. Les phénomènes d'allergies se multiplient, des perturbations endocriniennes sont suspectées…
Face à ces constats, il devient urgent de revoir ce que l'on a dans notre assiette et pas uniquement l'excès de sucre et de graisses. Le livre « Impostures et vérités sur les aliments » se veut une réponse pratique pour tout un chacun dans le choix plus judicieux de ses aliments. Sont données par exemple la liste des additifs autorisés dans le bio mais aussi la liste des additifs considérés comme les moins nocifs dans les produits non bio. Ce livre veut alerter également les pouvoirs publics sur la nécessité de mieux évaluer les risques chimiques alimentaires et d'agir en conséquence.
Si le contrôle des micro-organismes (bactéries…) dans l'alimentation est en grande partie efficace (il existera néanmoins toujours des microbes sur terre), celui de la chimie ajoutée pose de réels problèmes. Ceux-ci ont été occultés par une insuffisante prise de conscience mais aussi parce que cela va à l'encontre d'enjeux colossaux.
L'industrie agroalimentaire, outre l'utilisation excessive de chimie de synthèse, manipule, grâce au marketing insuffisamment contrôlé, non seulement les consommateurs mais aussi les professionnels de santé en diffusant des messages nutritionnels orientés, partiels qui en deviennent partials.
Comme cela est démontré, au delà de diverses dérives, il est possible de limiter la consommation de tous ces produits alimentaires avec chimie ajoutée, et de surcroît sur-emballés… et d'orienter ses pratiques pour manger mieux et moins cher.
29 novembre 2007.