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CAP21

Corinne Lepage, sollicitée par Bernard Kouchner pour un poste de secrétaire d’Etat au développement international, à la coopération, aux droits de l’homme et à la francophonie, a chaleureusement remercié Bernard Kouchner pour sa confiance tout en déclinant la proposition. En revanche, dans un esprit d’ouverture et pour soutenir l’action du ministre des affaires étrangères pressenti, s’il le souhaite, elle accepte de prendre en charge une mission sur le développement durable à l’international et plus généralement toute mission lui permettant de défendre à l’international les enjeux pour lesquels elle se bat depuis de nombreuses années.

 

 
Un certain nombre de candidats issus de CAP 21ou inscrits dans dynamique de la refondation écologiste et citoyenne au centre ont été investis par le nouveau Mouvement Démocrate pour représenter les valeurs de l'écologie, de l'humanisme et de la démocratie sociale lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007.

Corinne LEPAGE, ancienne Ministre et présidente de CAP 21 tient à leur témoigner tout son soutien pour défendre un projet libre de tout dogme, un projet pragmatique pour répondre aux enjeux écologiques, sociaux et économiques de demain.

Ces candidats, rénovateurs et rassembleurs, s'inscriront dans une démarche constructive et positive au service de l'intérêt général.

Les candidats sont :

Aquitaine :
Ludovic GUINARD pour la 2ème circonscription de Gironde

Centre
Cécile RICHARD pour la 2ème du Loiret

Franche-Comté
Fabrice GIRARDET pour la 3ème du Jura

Ile de France
Alexandra CANAVELIS pour la 1ère du Val d'Oise
Sylvie ANGELI pour la 7ème de Seine et Marne
François PELLETANT pour la 4ème de l'Essonne
Jean-Bernard MIRABEAU pour la 10ème de l'Essonne
Christian OUVRAY pour la 6ème du Val de Marne

Languedoc Roussillon
Georges FANDOS pour la 3ème de l'Hérault

Midi-Pyrennées
Edouard DE BROGLIE pour la 2ème du Lot
Olivier Lambeaux, 6 ème de la Haute Garonne, CAP 21/Ecologistes Indépendants soutenu par le Mouvement Démocrate

Nord Pas de Calais
Dominique BECAR ROGEE pour la 17ème du Nord

Pays de la Loire
Albert PEIRANO pour la 5ème de la Sarthe
Bernadette CAILLARD HUMEAU pour la 2ème du Maine et Loire
Patricia GALLERNEAU pour la 7ème de Loire Atlantique

Picardie
Eric DELHAYE pour la 1ère de l'Aisne
William CASTEL pour la 4ème de l'Oise
Claude THUILLIEZ pour la 3ème de la Somme

Poitou Charentes
Michel CLAIRAND pour la 2ème des Deux Sèvres
Jacques MARET pour la 2ème de Charente-Maritimes

Rhône Alpes
Jacqueline JOANNON pour la 9ème de l'Isère
Armelle CAMPLAN pour la 6ème de l'Isère
Jean-François GIRARD pour la 2ème de Savoie
Blandine MARTIN pour la 11ème du Rhone

Outre-Mer
Benoit CHAUVIN pour la 4ème de Guadeloupe
Jeanne LOYHER pour la 1ère de La Réunion
Intervention de Corinne Lepage - Présidente de Cap 21
Conseil national de l'UDF - Paris - 10 mai 2007
Merci, François, de me donner la parole en ce début de discussion publique.

Je ne suis pas membre de l'UDF, je suis heureuse d'être parmi les membres fondateurs du futur Mouvement Démocrate et je souhaite vivement que d'autres nous rejoignent.

Je suis heureuse également que des candidats des Verts, qui nous avaient déjà rejoints avant le premier tour, puissent concourir sous les couleurs du Mouvement Démocrate dans cette campagne.

Je veux dire ici que, durant toute cette campagne, je n'ai pas regretté un instant le choix que j'avais fait de rejoindre la campagne de François Bayrou et que ce qui se passe aujourd'hui me conforte, s'il en était besoin, dans ce choix : nous avons besoin effectivement d'un grand parti politique capable de reprendre les idées d'écologie politique moribonde, nous avons besoin d'un parti politique libre, capable de défendre un État impartial, un État honnête, un État au service de tous les citoyens et non pas de quelques uns.

C'est à tout cela que nous allons devoir nous attaquer dans les semaines qui viennent.

J'ai souhaité bonne chance au nouveau président de la République, parce qu'il va diriger notre pays et que, si cela se passe bien, c'est tant mieux pour nous tous, mais je reste inquiète sur les propositions qu'il a formulées.

Je partage totalement la proposition de François Bayrou de construire une opposition constructive, c'est-à-dire capable de dire « oui » quand c'est bien et « non » quand cela ne l'est pas, car c'est cela la liberté et que c'est précisément pour cela qu'il y a des représentants en France à l'Assemblée Nationale et au Sénat, que le vote impératif est interdit par la Constitution et que c'est à cela que les engagements qui sont demandés aboutissent.

Je terminerai, car beaucoup de prises de parole ont été demandées, pour dire que, depuis quelques jours, nombre de gens de milieux différents ont pris contact avec moi, parce qu'ils veulent rejoindre le Mouvement Démocrate, parce qu'ils sentent qu'il y a, là, une véritable bouffée d'oxygène, la possibilité d'avoir un véritable impact dans la vie politique et j'espère qu'au-delà des 22 000 adhésions, ils seront des milliers et des milliers à nous rejoindre et qu'ils seront très nombreux à l'Assemblée Nationale à la fin du mois de juin de cette année.

Merci à tous.

02/05/2007 - Propos recueillis par Chloé Durand-Parenti - Rubrique coordonnée par Valérie Peiffer - © Le Point.fr

Après avoir envisagé d’être candidate à l’élection présidentielle, Corinne Lepage a choisi de soutenir François Bayrou. La présidente du mouvement écologiste Cap 21 a en effet préféré orienter le programme du président de l’UDF vers plus d’écologie et s’engager dans un dépassement du clivage droite/gauche. Aussi s’est-elle battue pour que François Bayrou ne noue pas d’alliance avec la droite. Aujourd’hui, elle livre au Point.fr son sentiment sur les deux débats de l’entre-deux tours.

Le Point.fr : Comment percevez-vous la tentative de rapprochement opérée par Ségolène Royal en direction de François Bayrou ?

Corinne Lepage : Je suis très attachée à la création d’un troisième pôle dans la vie politique française. Cela ne sera possible qu’en rapprochant le centre droit et le centre gauche. La main tendue par Ségolène Royal est donc la bienvenue. Reste que la candidate socialiste n’est certainement pas en accord avec l’ensemble du PS sur ce point. Difficile aussi d’oublier une première partie de campagne où la démarche de François Bayrou ne semblait intéresser personne, puis ce revirement en moins d’une semaine… La révolution du Parti socialiste vers une social-démocratie n’est pas encore faite, c’est maintenant qu’elle va se jouer.

Qu’avez-vous retenu du débat qui a eu lieu samedi dernier entre François Bayrou et Ségolène Royal ?

Je l’ai trouvé de bonne qualité. Ils se sont écoutés en recherchant des convergences, ce qui n’est pas courant dans la vie politique française. Ils se sont aussi exprimés clairement sur leurs points de divergences. C’est une nouvelle façon de débattre que je trouve intéressante. Elle permet d’aller au fond des choses et de nuancer les positions et les propos, d’échapper à une politique « binaire » où tout est noir ou blanc… La réalité est plus souvent faite de gris. Je ne comprends pas ceux qui ont soutenu que ce débat était inconstitutionnel, ni ceux qui ont poussé des cris d’orfraie. Les candidats du second tour peuvent bien débattre avec qui ils veulent. Ces réactions étaient empreintes de mauvaise foi.

Y avez-vous vu plutôt des convergences, ou plutôt des divergences ?

La façon dont le débat a été organisé ne permet pas, à mon avis, de trancher cette question. De nombreux thèmes fondamentaux n’ont pas été abordés, comme la politique extérieure, la place de la Turquie en Europe ou la fiscalité. D’importantes convergences sont apparues, notamment sur la question des institutions. C’est un sujet très important mais l’économie l’est aussi et là, les différences sont nettes, sur la place de l’État, le rôle des services publics… Ils partagent cependant une conception commune de la politique et de ce que doit être une société apaisée.

Ce soir, (le 02/05/07 ndlr) un débat aura lieu entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, qu’attendez-vous de cette confrontation ?

Pas grand-chose. Sur le fond, je crois savoir ce qu’ils vont dire. C’est un spectacle médiatique avant d’être un événement politique… Cependant, l’aspect tactique m’intéresse beaucoup. J’observerai donc attentivement comment chacun va se sortir de ce débat.

Pensez-vous que ce débat puisse vous amener à affiner votre position pour le second tour ?

Je n’ai pas donné de consigne de vote et je n’en donnerai pas. Je préfère laisser les citoyens voter en conscience. J’ai toujours été très dubitative quant à ces fameuses consignes… Les électeurs restent libres quoi qu’il en soit.

Le Point

 
 

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émission du jeudi 3 mai 2007 à 17 heures

L’écologie politique à la française est-elle possible ?

 

 
  Invités

 
Michaella Wiegel.  Correspondante au Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne).

 
Anne Le Strat.  Conseillère de Paris, Elue (Vert) du 18e arrondissement. Présidente Directrice Générale d'Eau de Paris.

 
Eric Delhaye.  Porte-parole national de CAP 21 

 
Dominique Allan Michaud.  Chercheur, Centre de biogéographie-écologie, Unité Mixte de Recherche CNRS-ENS. Président du Réseau Mémoire de l’environnement.

Ecouter l'émission

Je vous invite à revoir cette vidéo, prise lors d'un chat sur enlignecitoyens, fin janvier 2007.

Au vu des résultats du 1er tour, elle prend désrmais un tout autre relief :

Corinne Lepage a rencontré Bruno Rebelle, conseiller de Ségolène Royal pour les questions liées à l'environnement et le développement durable...occasion de confronté les propositions des candidats Bayrou et Royal sur ces thématiques.
CAP 21 et Corinne LEPAGE accueillent avec satisfaction les soutiens d’Yves Cochet ou de Dominique Voynet à l’idée de refondation de l’écologie politique lancée récemment par des élus de CAP 21, des Verts, du MEI, des responsables associatifs et des personnalités scientifiques (Libération du 23 avril).

Ce travail de refondation doit conduire à la création d’un pôle écologiste au centre, porteur d’une ambition qui transcende les clivages et ne pas reproduire les errements du passé qui ont conduit à affaiblir considérablement l’écologie politique au cours de cette campagne.

Refonder c’est accepter l’idée de changer. La voie ouverte par Corinne LEPAGE doit permettre la convergence et le rassemblement d’un maximum d’écologistes qui souhaitent défendre une écologie réaliste, positive et humaniste et au-delà de tous ceux qui placent l’éthique et les valeurs de la République au cœur de leur action.

Tous ensemble il nous faudra démontrer notre capacité à inventer ce nouvel espace politique avec suffisamment de pragmatisme, d’ouverture et de courage pour y parvenir



A l’issue de ce premier tour de l’élection présidentielle, plusieurs enseignements méritent d’être tirés :

- Le taux de participation est exceptionnel et s’inscrit dans la dynamique constatée au cours de la campagne. Les Français ont retrouvé le chemin des urnes, ce scrutin est une vraie victoire pour la démocratie.

- Il est marqué par le recul de l’extrême droite et du vote protestataire, signe de l’évolution de l’électorat vers un vote « utile » dès le premier tour en réponse au traumatisme du 21 avril 2002. Pour autant, il ne signifie pas le recul des idées du Front National. L’affirmation des valeurs humanistes, de solidarité, de fraternité, d’égalité, de laïcité doivent être plus que jamais au cœur du message politique de CAP 21 comme rempart contre les tentations communautaristes ou nationalistes d’une frange de la Droite républicaine.

- François Bayrou aura su prouver que l’espace politique pour la constitution d’un grand centre, au delà de la gauche et de la droite n’est pas aussi étroit que les commentateurs politiques voulaient bien le laisser entendre et répond à l’aspiration de nombreux concitoyens lassés de l’inefficacité des alternances gauche-droite. La voie est ouverte, la dynamique de rassemblement est en marche.

- L’écologie politique doit aujourd’hui emprunter cette voie de la refondation. Le développement soutenable n'est soluble ni dans le libéralisme ni dans le socialisme. Il appelle un nouveau modèle de société dans lequel le politique doit redevenir le défenseur de l'intérêt collectif et non le porte voix d'intérêts particuliers. C’est le sens de l’appel publié ce matin dans Libération par des membres des Verts, de CAP 21, du MEI et des personnalités scientifiques

Les conseillers Environnement des candidats UMP, UDF et PS à la Présidentielle répondent à Actu-Environnement



Corinne Lepage, Ancien Ministre de l'Environnement, Présidente de Cap21, ralliée à François Bayrou.

AE : François Bayrou compte nommer un n°2 du gouvernement chargé du Développement Durable. Quels seront ses missions et ses moyens ? En quoi sa fonction sera différente de l'actuel secrétaire d'état au DD ?

CL : Le vice-Premier ministre du développement durable sera chargé de mesurer et de valider au niveau transversal, l’influence de tout choix politique axé sur le long terme. Doté d'un pouvoir de contreseing4, ce numéro 2 du Gouvernement disposera donc d'un moyen important pour faire peser ses décisions sur les choix politiques importants. Il s'appuiera notamment sur un certain nombre d'organes comme le Plan, la MIES6 et plus généralement tous les organes d'état en charge de l'évaluation des politiques publiques. Doté d’une autorité réelle sur l’équipe ministérielle et les représentants de l’État, notamment grâce à son pouvoir de contreseing, son poste n'a donc rien de comparable avec celui de l'actuel Secrétaire d'État au Développement Durable qui, rattaché au Ministère de l'Écologie et faute de moyens accordés, n'a pu correctement assurer sa mission.

AE : Le GIEC vient de rendre public son second rapport. Quelles seraient, selon vous, les actions prioritaires à mener au niveau national pour limiter et s'adapter au changement climatique ?

CL : À la suite de nos échanges, François Bayrou a repris les trois propositions les plus forte de mon propre programme, à savoir une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 15% sur 5 ans, un plan d'adaptation au changement climatique, respecter le nouvel objectif européen de 20% d'énergies renouvelables et non pas ''non-carbonnées'' dans la consommation d'énergie primaire. Bien entendu, avec ces propositions, toute une série de mesures concrètes est prévue comme, par exemple et à titre non exhaustif, l'obligation dans le Bâtiment d'installer des équipements de production d'EnR sur toute construction nouvelle, le respect d'un plafond de consommation de 50 kWh/m2 en 2010 énergétique pour les bâtiments neufs, le lancement d'un grand plan de rénovation dans le but d'accroître la performance énergétique des logements anciens. Du côté des transports, nous voulons notamment instaurer une taxe à la tonne/km transportée par la route et rééquilibrer les investissements publics en faveur du ferroutage et du transport fluvial. En amont, nous rééquilibrerons les budgets de la recherche au profit des écotechnologies, et notamment sur les EnR pour ce qui concerne l'énergie.

AE : De nombreuses solutions existent de par le monde pour réduire drastiquement les émissions de CO2 (véhicule hybride japonais, panneaux solaires allemands, éoliennes nordiques). Le climat ne serait-il finalement pas l'otage d'un certain protectionnisme et d'intérêts économiques à court terme ?

CL : Bien sûr les intérêts économiques existent bel et bien et c'est naturel. Mais contrairement à d'autres pays tels que l'Allemagne qui a beaucoup investi sur l'éolien puis le solaire, la France a tout misé sur le nucléaire qui, je le rappelle, n'est pas durable ! Or mis à part les technologies de séquestration du CO2, cette quasi exclusivité d'investissement au profit du nucléaire, a conduit la France à un sérieux retard industriel sur l'énergie. C'est donc précisément pour atteindre le développement économique que l'on est en droit d'attendre de ces filières durables que nous prendrons les mesures nécessaires pour que la France s'inscrive dans une démarche systémique, c'est-à-dire, depuis la R&D jusqu'au financement en passant par la formation, la fiscalité, la réglementation et la normalisation

AE : Les ménages semblent encore trop souvent rejeter la cause du réchauffement climatique sur les industriels et les pouvoirs publics. Comment pensez-vous pouvoir les sensibiliser à l'impact de leur consommation et modes de vie ?

CL : De toute évidence ! Trop souvent les Français ne connaissent, ou n'ont pas les moyens de prendre conscience de leur propre impact. Et c'est précisément parce qu'elle est fondamentale, que François Bayrou a décidé d'appliquer la proposition de l'Alliance pour la Planète sur la publicité. Tant qu'il existera des publicités fallacieuses, voire mensongères sur l'effet environnemental de certains produits, il sera très difficile de changer les comportements !
Par ailleurs, il convient que l'état affiche enfin une vraie cohérence dans ses actes pour qu'il ait valeur d'exemple et que la sensibilisation soit crédible. Par exemple, alors que le taux de 20% de véhicules économes dans les flottes publiques a été inscrit dans la loi sur l'Air, les décrets d'application n'ont jamais été publiés. C'est aberrant !

AE : Les pouvoirs publics semblent prendre conscience de l'impact d'un environnement dégradé sur la santé. Au regard des implications économiques et sociales sur les secteurs d'activités concernés, jusqu'où pensez-vous qu'il soit possible pour le nouveau Président de soutenir le principe de précaution ?

CL : Rappelons que sur nombre de mesures de précautions concernant la Santé Environnement, la France est en retard sur ses voisins européens. Dès lors, nous avons le devoir de faire, au moins, aussi bien voire mieux. C'est notamment en ce sens que François Bayrou propose la création d'une autorité indépendante d'alerte environnementale, l'application rigoureuse de REACH5, l'instauration d'un moratoire sur les OGM, une réduction de 50% en toxicité des pesticides en 5 ans, une diminution massive de l'utilisation des apports azotés (nitrates) et des mesures destinées à favoriser le développement de l'agriculture biologique et intégrée.
Par ailleurs, le PIB se limitant aux seuls aspects économiques, la vision de la création de richesse est déformée. C'est la raison pour laquelle nous doterons la France d'un outil de bien-être économique qui existe d'ailleurs déjà au sein de l'OCDE et qui, outre l'économie, intègre les paramètres sociaux et environnementaux.

AE : Quel est votre sentiment et celui du candidat que vous représentez sur la très récente publication du décret d'installation de l'EPR à Flamanville ?

CL : Je suis une nouvelle fois très satisfaite que mes propositions sur ce sujet aient été reprises par François Bayrou. En effet, à l'instar d'un moratoire sur les OGM et les incinérateurs, d'un plan ambitieux de réduction des déchets à la source, il s'est prononcé très fermement sur le sujet, en passant d'une proposition de nouveau débat public à une suspension pure et simple du décret. S'il n'est pas anti-nucléaire, François Bayrou souhaite en effet donner le temps au débat afin que soit déterminé sereinement qu'elle doit être la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français et la part des investissements à lui consacrer aux côtés des autres sources d'énergie.

Propos recueillis par David Ascher -
www.actu-environnement.com

 C. Lepage, présidente de Cap 21, estime François Bayrou comme seul capable de  la rejoindre sur les questions environnementales. L’ancienne candidate à la présidentielle Corinne Lepage est venue, hier à Euralille, apporter son soutien à François Bayrou. Non sans garder son indépendance de pensée.

- Mme Lepage, pourquoi rejoindre François Bayrou ?

« C’est à mon sens le plus capable de rassembler des forces diverses. C’est aussi que je l’ai convaincu de changer de braquet sur l’éco-économie. Il s’est renforcé en appelant à un moratoire sur les OGM, les incinérateurs et, aujourd’hui-même (hier), il s’est prononcé pour une suspension de la décision d’utilité publique de l’EPR (réacteur nucléaire de nouvelle génération). C’est le seul à avoir une vision d’un développement économique inscrit dans le développement durable. Sarkozy n’a, sur ce thème, aucune sensibilité. Ségolène Royal n’a, quant à elle, pas pris la mesure de l’enjeu économique. »

- Quel est-il ?

« Il est capital. C’est notre activité économique entière qui doit être réorientée. Et c’est pourquoi nous préconisons un plan de 15 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il faut se mettre en capacité de les réduire par quatre avant 2050. Il nous faut également atteindre 20 % d’énergies renouvelables en 2020. Cela nécessite un effort colossal en recherche et développement. Car la France a pris un retard considérable : en Allemagne, un million d’emplois a été créé dans les nouvelles techniques environnementales ; chez nous, 400 000. La prochaine révolution industrielle est là. »

- Sur la question du nucléaire, les divergences persistent ?

« François Bayrou a accepté le principe de la révision du mix énergétique et de l’attribution des crédits de recherche. Il faut savoir qu’actuellement, sur 100 E, 83 sont dépensés dans le nucléaire, 3 ou 4 seulement pour les énergies renouvelables. Par ailleurs, il refuse, comme moi, la privatisation du secteur énergétique. Sur l’EPR, ma position est tranchée, c’est non. Il est plus nuancé. »

- Vous a-t-il proposé le poste de vice-Premier ministre ?

« Non, il n’y a eu aucune négociation pour mon ralliement. Accepterais-je, s’il me proposait ? Oui, si le vice-Premier ministre a l’obligation de contre-signer toutes les décisions sur le long terme. À mon âge, on a envie d’être efficace. »

RECUEILLI PAR J. LÉCUYER, PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE pour la Voix du Nord Lille.

Au lendemain du Meeting de François BAYROU à Noyelles Godault

CORINNE LEPAGE, Présidente de Cap 21,

sera à LILLE le Mercredi 11 Avril 2007

Programme détaillé: 

Arrivée 17 heures 30
Accueil  à la gare par Jacques RICHIR - conseiller régional UDF et les responsables Lillois de CAP 21

Rendez-vous à l'Espace international - 299 boulevard de LEEDS à Lille ( tout près de gare Lille europe)

- 18 heures conférence de Presse
- 19 heures à 21 heures réunion publique avec la participation de 3 "grands témoins" Frédéric Lambin, président de CGPME, Etienne Cauchy - Agiculteur - FDSEA et Jean-Louis Salomez- Professeur de santé publique au CHU de Lille.
 
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