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Santé publique

L’Institut Pasteur de Lille a inauguré, jeudi 18 octobre 2007, un nouveau bâtiment de 12 000 m² qui abritera le Centre Européen de Recherche sur l’Eau, l’Environnement, l’Aliment et la Toxicologie (CEREAT). 340 chercheurs y travailleront sur la santé de l’homme et son environnement.

undefined « Cette inauguration est l’aboutissement de trois ans de travaux », s’est félicité Philippe Amouyel, Directeur Général de l’Institut Pasteur de Lille. De fait, le projet a été lancé en 2002 avec deux objectifs : améliorer les conditions de travail des chercheurs et rassembler, dans un même bâtiment, des activités auparavant dispersées sur différents sites. Le CEREAT correspond donc à une recherche de synergies nouvelles et d’optimisation des moyens de différents laboratoires. Martine Aubry, Présidente du Conseil d’Administration de l’Institut Pasteur, a souligné « l’atout majeur qu’il  représente pour continuer à avancer dans la voie du leadership scientifique ».



A la pointe de la recherche

Ce centre de recherche regroupe cinq domaines d’expertise et de recherche : l’eau et l’environnement (étude des pollutions des eaux de consommation, de baignade etc) ; l’hygiène alimentaire (analyses microbiologiques et chimiques d’échantillons alimentaires) ; la toxicologie (évaluation des risques toxiques des médicaments, cosmétiques ou produits chimiques) ; l’hygiène hospitalière (stérilisation du matériel, désinfection du linge…) ; et la sécurité microbiologique.

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Le CEREAT en quelques chiffres
puce 12 000 m² de laboratoires
puce 340 personnes
puce 1 200m de paillasses
puce 5 étages
puce 3 ans de travaux
puce 2 880 camions bennes pour évacuer 18 000 tonnes de terre lors des travaux

 

Le rapport parlementaire remis par le député Laurent Wauquiez sur la santé des étudiants dresse un constat alarmiste sur l’état du parcours de soins pour les jeunes lors de leurs études et pointe une situation de « mal-être chronique ».

Il dénonce une dégradation insoupçonnée de l’état de santé des étudiants, une dérive des comportements à risques, l’oubli systématique des étudiants en situation de handicap et des étudiants étrangers, la défaillance « organisationnelle » de la prise en charge sociale et sanitaire dans les établissements et une politique de prévention « indigente ».

La défaillance de l’Etat est ancienne tout autant que les revendications des mutuelles, syndicats étudiants, étudiants et personnels des établissements supérieurs.

CAP 21 soutient les propositions faites par le rapport parlementaire et demande la restructuration urgente du système de soins pour les étudiants dans son ensemble.
Nous proposons un parcours qui prenne en charge la prévention, le dépistage, une politique de soins et un accompagnement systématique des étudiants en détresse.
Nous demandons l’harmonisation des dispositifs existants ou en cours d’élaboration et proposons la définition d’un « cadre national pour la prise en compte de la santé des étudiants» qui mette en responsabilité l’Etat, les établissements d’enseignement supérieurs, les professionnels de santé, les mutuelles, les étudiants et leur entourage face à cet impératif de santé publique.

La santé et le bien-être des étudiants sont les facteurs essentiels de la réussite personnelle et de l’intégration sociale de la jeunesse dans la Société. Ne pas prendre en compte ces éléments revient à remettre volontairement en cause cette aspiration.

CAP21 demande que cette réforme soit engagée dans le cadre plus large d’une réorganisation structurelle et fonctionnelle des universités afin d’en finir avec les dispositifs transitoires qui repoussent en permanence les problèmes et leurs solutions.

Une étude publiée en ligne le 8 novembre dans le journal médical The Lancet rend certaines substances chimiques responsables de troubles du développement neurologique de millions de fœtus et d’enfants. Les auteurs américains et danois parlent ainsi de «pandémie silencieuse». Des millions d’enfants souffriraient de lésions cérébrales résultant de la pollution industrielle. Quotient intellectuel affaibli, autisme et déficit d’attention font partie des symptômes observés chez près de un enfant sur 6.

D’après le Times, Philippe Grandjean, co-auteur de l’étude de la Harvard school of public health, a déclaré: «Seules quelques substances comme le plomb et le mercure sont contrôlées dans le but de protéger les enfants. Les 200 autres substances chimiques reconnues comme toxiques pour le cerveau humain ne sont pas réglementées pour prévenir les effets néfastes sur les fœtus et les enfants en  bas âge ». Avec son collègue Philip Landrigan de la faculté de médecine de Mount Sinai à New York, il préconise une évaluation systématique de ce type d’impacts générés par les substances chimiques industrielles. (source : Journal de l'Environnement)

Lire le communiqué de Harvard School of Public Health

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Le mémorandum de l'Appel de Paris, rendu public jeudi 9 novembre, demande "le retrait du marché" des substances chimiques cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction comme le formaldéhyde, certains phtalates (DEHP), le bisphénol A, le cadmium et le mercure, et de leurs dérivés. L'appel souhaite également le "renforcement du projet de règlement européen" sur ce sujet (Reach). Il préconise une "autorisation de mise sur le marché des pesticides, additifs alimentaires et cosmétiques, selon une procédure réglementaire comparable à celle utilisée pour les médicaments". Les signataires de ce texte appellent enfin à une réorientation du 7e programme cadre de la Communauté européenne pour la recherche et le développement technologique, en faveur de l'écologie et de la prévention des maladies environnementales.

VIENT DE PARAITRE:
 "Nanotechnologies, nanoparticules : quels dangers ? quels risques ?". 
 MEDD, juin 2006, Comité de la Prévention et de la Précaution. 

En décembre 2004, le Ministre chargé de l’Écologie et du Développement Durable a demandé au Comité de la Prévention et de la Précaution d’examiner les conséquences sanitaires possibles de la production et de la mise en œuvre de particules d’échelle de taille nanométrique et les moyens actuellement existants pour organiser la vigilance collective et disposer d’une capacité à appréhender les risques.

Dans le cadre de l’instruction de leur avis, les membres du CPP ont auditionné de nombreux experts et se sont appliqués à
analyser les données disponibles et à les interpréter à la lumière de la demande ministérielle. Leurs recommandations s’appuient sur ce travail et visent à éclairer la question suivante : "Nanotechnologies, nanoparticules : quels dangers? quels risques ?".

De l’analyse ainsi menée, il ressort au premier chef que les nanoparticules, du fait de leur très petite taille, peuvent susciter une réaction biologique et présenter un danger. Néanmoins, il n’existe pas actuellement suffisamment de données ni de méthodologies adaptées pour évaluer les risques pour la santé de l’homme. Compte tenu de ce constat, le CPP émet quatre séries de recommandations : recenser les nanoparticules issues des nanotechnologies et les filières de production ; produire de nouvelles connaissances ; adopter dès maintenant des mesures de précaution ; enfin, mettre en place une réflexion sociétale plus large et mieux appréhender ainsi l’évaluation du rapport bénéfices/risques engendrée par le développement de ces nanotechnologies.


Document téléchargeable à l'adresse suivante : http://www.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=6041

Contact : Sylvie Charron, Secrétariat Scientifique du Comité de la Prévention et de la Précaution (MEDD / Service de la Recherche et de la Prospective)
sylvie.charron@ecologie.gouv.fr

Le groupe "Santé" de Cap 21 a mis au point deux questionnaires, l'un destiné au grand public, l'autre aux professionnels de la santé, destiné à recueillir l'avis des uns et des autres sur ces questions fondamentales.

Pour accéder aux questionnaires, et participer à l'enquête, rendez-vous sur le blog spécifique du groupe Santé: http://cap21groupesante.over-blog.com

Merci d'avance de votre participation.

A l’occasion de l’inauguration du pôle de recherche Minatec à Grenoble, CAP 21, parti écologiste fondé par Corinne LEPAGE, s’inquiète de l’utilisation de plus en plus fréquente des nanomatériaux dans des produits de consommation courante (cosmétiques, produits ménagers, produits informatiques, verres autonettoyants, etc…) alors que les mécanismes d’évaluation et de contrôle des risques pour la santé et l’environnement ne sont pas mis en place de manière satisfaisante.

Même s'il n'est pas question de tirer des conclusions hâtives, le sujet mérite d'être débattu alors que les premières alertes se font jour. C’est ainsi que l’Express annonçait le 18 mai dernier qu'un nettoyant ménager à base de nanoparticules avait été précipitamment retiré du marché en Allemagne après avoir déclenché des phénomènes de détresse respiratoire chez 97 consommateurs.

De nombreuses études scientifiques convergent pour mettre en lumière la capacité des nanomatériaux à s’immiscer dans les tissus humains, à pénétrer les cellules sanguines en raison de leur taille infime, à provoquer des réactions inflammatoires et modifications physiologiques.

Nous donnons nous les moyens d’identifier ces risques et de les prévenir ou reproduirons-nous le schéma « signaux précoces - leçons tardives » de l’amiante et la catastrophe sanitaire qui en résulte.

CAP 21 a été le premier parti politique à faire des nanotechnologies le thème central de ses universités d’été en 2005 et à lancer le débat sur son site internet. Pour Eric Delhaye, porte-parole national du mouvement, la vraie question est celle des capacités de notre société à accueillir ces progrès et à définir les conditions dans lesquelles ils prennent place afin d’encadrer les risques. Malheureusement, trois obstacles majeurs semblent peser aujourd’hui sur ces capacités d’adaptation : l’insuffisance de l’intelligence politique et de la pensée stratégique, le monopole dramatique de la production du savoir (absence de contre-expertise), l’incapacité à partager la prise de décisions et les arbitrages dans des lieux de débat ouverts et trans-disciplinaires.

CAP 21 demande à l’Etat d’engager un vaste débat public sur le développement des nanotechnologies, en particulier pour les aspects relatifs à l’évaluation des risques environnementaux, sanitaires, sociétaux et à l’organisation de la contre-expertise et de l’information du citoyen.
 
Le débat sur les Nanotechnologies: http://pourunmondesolidaire.hautetfort.com
 
Source : L'Express du 18/05/2006
Risques
Alerte high-tech

par Estelle Saget

En Allemagne, un nettoyant ménager à base de nanoparticules a été précipitamment retiré du marché

C'est le premier nano-scandale. La première alerte sanitaire au monde impliquant l'univers complexe des nanotechnologies: lancé en Allemagne à grand renfort de publicité, le nettoyant ménager pour salle de bains Magic Nano devait révolutionner la vie des ménagères en projetant sur le carrelage un film invisible capable de repousser la saleté et les bactéries. Las! Ce produit miracle a été retiré précipitamment des magasins, après avoir déclenché des phénomènes de détresse respiratoire chez 97 consommateurs. Et ce en l'espace de trois jours à peine. Plusieurs d'entre eux ont même été hospitalisés pour un œdème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons).
Jusqu'ici, les risques liés aux nanotechnologies étaient purement théoriques. De nombreuses expériences sont en cours dans les laboratoires pour tenter de déterminer si ces particules qui se mesurent à l'échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) peuvent mettre en danger la santé des citoyens. Leur petite taille les rend en effet susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons ou de traverser la barrière de la peau. Mais nul ne sait aujourd'hui en mesurer les conséquences.

Les intoxications observées en Allemagne constituent-elles la preuve qu'attendaient les militants «anti-nano», particulièrement actifs en Amérique du Nord? Pas si vite. Les experts réunis le 7 avril dernier par l'Institut fédéral allemand de l'évaluation du risque (BFR), à Berlin, ont refusé de se prononcer. Pour une raison simple: ils n'ont pu obtenir du fabricant Kleinmann ni la composition détaillée de l'aérosol ni la taille exacte des particules suspectées! L'enquête se poursuit donc. Pendant ce temps, les crèmes antirides et les écrans solaires à base de nanoparticules continuent à se vendre partout dans le monde, y compris en France... sans susciter de craintes particulières.

Pour accéder au dossier de Cap 21 National:

http://www.cap21.net/infos.php?page=nano_sommaire.txt

Sur l'ensemble du territoire français, les mesures de confinement des élevages de volailles et d'oiseaux d'ornements sont levées.

Les rassemblements d'oiseaux domestiques sont à nouveau autorisés, hormis dans la zone de la Dombe (Ain).

Ces dispositions ont été adoptées par arrêté ministériel du 13 Mai 2006, suite à un avis rendu par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (A.F.S.S.A.).

Elles s'inscrivent dans une adaptation raisonnée du dispositif de protection, mis en place depuis le mois d'Août 2005, pour lutter contre l'Influenza Aviaire.

Restent néanmoins en vigueur:

- La protection des élevages: alimentation et abreuvement des volailles sous abri, interdiction d'utiliser les eaux de surface, éviter les contacts directs avec les oiseaux sauvages, poursuite du recensement des basse-cours,

- La surveillance des oiseaux morts,

- L'interdiction des importations d'oiseaux vivants et leurs produits, en provenance des pays touchés par le virus H5N1 hautement pathogène.

Ces mesures pourront être réévaluées en fonction de la situation.

En tout état de cause, le dispositif de lutte contre la grippe sera revu à la fin de l'été, avant les migrations des oiseaux à l'automne. 

Comme les prévisions des experts le craignaient, le virus H5N1 est désormais en France, apparu avec les premières migrations des canards dans l'axe de la vallée du Rhône. Le confinement généralisé des volailles a été décidé tandis que la vaccination devrait se mettre en place dans les élevages de plein air intégral. Des mesures que nous appelions de nos voeux depuis quelques mois et dont nous ne pouvons que nous féliciter. Espérons que les services vétérinaires seront dotés des moyens nécessaires pour pouvoir assurer la surveillance et les contrôles nécessaires sur le territoire.

Ci-joint le rappel des décisions de l'Etat :

1. Mesures pour éviter l'introduction du virus

- Le confinement des oiseaux, c'est à dire leur maintien à l'intérieur de bâtiments fermés, est étendu à tous les départements du territoire métropolitain pour toutes les espèces d'oiseaux (élevage, basses-cours, gibier d'élevage, ornement). En cas d'impossibilité absolue, une dérogation est éventuellement possible sous réserve d'une visite par un vétérinaire.

- Tout rassemblement d'oiseaux vivants sur les foires, marchés, expositions … est interdit

Des contrôles seront effectués par les services vétérinaires afin de s'assurer de la bonne application des mesures de confinement ou de l'efficience des mesures alternatives mises en œuvre.

2. Mesures de surveillance pour détecter la maladie

Le réseau de surveillance français, basé sur la surveillance des élevages et la surveillance de la mortalité des oiseaux sauvages, est en alerte et constamment opérationnel.

Il est rappelé que la consommation d'œuf et de viandes de volailles cuites ne comportent aucun risque de transmission de l'infection à l'homme.

Toutes les viandes de volailles commercialisées en France proviennent d'élevages indemnes.

Les comités départementaux de pilotage de la prévention de la grippe aviaire se réuniront régulièrement pour analyser les évolutions de la situation et les adaptations à mettre en œuvre au plan local.

Il n'était pas nécessaire de réunir un demi-gouvernement pour se contenter d'une communication qui ne pourra être suivie d'effets et refuser de prendre des mesures simples et immédiates .

S'agissant du vaccin, il est très étonnant d'apprendre que toute la population pourra être vaccinée.

Il faut 1 mois pour que l'épidémie se répande, 4 à 5 mois pour fabriquer un vaccin à partir de l'identification de la transmission interhumaine et la France ne sera pas la seule à réclamer du vaccin!

Pour le tamiflu, lors de la sortie du plan Douste Blazy prévoyant la constitution d'un stock de 5 puis 13 millions de boîtes en mars 2006, des médecins avaient souligné le caractère insuffisant de ce stock, le nombre de malades pouvant atteindre 20 millions de personnes; selon les experts de l’INVS.

Cap 21 demande la transparence sur l’état des stocks d’anti-viraux, sachant que les 13 millions de traitement ne sont pas suffisants pour assurer la prophylaxie des personnels prioritaires (personnels de santé, pompiers, armée……….) et la prévention des personnes à risques.

Heureusement nous n’en sommes pas là, tout doit être fait pour éviter la pandémie.
Cap 21 regrette que le dispositif de prévention ne soit pas renforcé sur les oiseaux d’ornement, d’élevage et en particulier ceux utilisés pour la chasse.

La seule mesure concrète est la nomination d'un délégué interministériel qui sera chargé de la communication
 

Depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès provoqués par le cancer, en France, a doublé : 150000 morts par an ! La croissance de cette mortalité s'observe dans tous les pays industrialisés. Il apparaît en effet que la plupart des cancers sont une conséquence de la pollution de notre environnement.

 

Le professeur Dominique Belpomme, médecin cancérologue, chargé de mission pour la mise en œuvre du Plan Cancer, président de l’ARTAC et Corinne Lepage, ancien Ministre de l'Environnement et présidente de CAP 21 viendront débattre des liens santé-environnement lors d'une grande conférence débat "ces maladies créées par l'Homme" à AMIENS le 31 MAI à partir de 20h30 à :

Faculté de médecine

Pôle Santé - Saint Charles - Amphithéâtre Gérard PERDU

3 rue des Louvels - Amiens

 

Cette conférence, inscrite dans le cadre de l'action Objectif Bio 2007 sera suivie d'une dégustation de produits bio organisée avec le concours de l'association de l’Agriculture Biologique en Picardie et d'une séance de dédicace d'ouvrages récents des intervenants.

 

Une participation de 4 euros sera demandée à l'entrée. Inscription - Renseignements

Tél : 03.22.53.30.47 - contact@bio-picardie.com

 

 
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