Après les dénonciations des milieux associatifs, syndicaux, et politiques - jusqu'au ministre de la Défense Hervé Morin -, la présidente du
Medef s'en est prise à son tour au fichier qui permet aux services de renseignements de collecter des informations sur tout militant ou toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre
public".
L'inquiétude et les protestations contre le fichier de police Edvige, qui devrait permettre aux services de renseignements de collecter des informations sur tout militant ou toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", ont gagné ces derniers jours les rangs de la majorité. Après les inquiétudes exprimées samedi par le ministre de la Défense Hervé Morin, c'est au tour du patronat, avec Laurence Parisot, de demander, lundi 8 septembre, des explications au gouvernement.
Ces prises de position avivent la mobilisation d'un collectif de syndicats, de partis et d'associations qui doivent donner une conférence de presse mardi à Paris et assurent avoir réuni plus de 100.000 signatures dans une pétition pour l'abandon du fichier.
Voir la suite