ACTU ENVIRONNEMENT
Trente trois propositions consensuelles ont été actées lors de la clôture des
travaux de la table ronde sur les risques industriels, initiés le 19 mai dernier. PPRT, sécurité, contrôles, expertise et transparence ont été abordés.
Initiés le 19 mai dernier, les travaux de la table ronde sur les risques industriels se sont achevés le 3 juillet. Après
trois jours et demi de discussions, 33 propositions ont fait consensus et ont été présentées par Chantal Jouanno et Jacques Vernier, président du Conseil supérieur des installations classées pour
la protection de l’environnement et président de la table ronde.
Cette table ronde, qui a été organisée selon le format Grenelle avec la participation des 5 collèges (ONG, monde économique, syndicats, élus et administration), était une demande des
associations. Le sujet des risques industriels a en effet été peu traité lors du Grenelle de l’environnement. Ce sujet n’est pas facile, il exacerbe les difficultés liées à l’environnement. Nous
avons donc abordé cette table ronde avec un sentiment de risque. Nous en sommes sortis par le haut, a commenté la secrétaire d’Etat en charge de l’Ecologie.
Nous avions la volonté de parvenir à des consensus et à des dispositions opérationnelles. L’objectif était que les mesures législatives puissent être intégrés dans la loi Grenelle 2 et que
les mesures réglementaires et organisationnelles puissent être mises en œuvre avant la fin de l’année, note Jacques Vernier.
Cinq grands sujets ont été abordés lors de cette table ronde. En voici les principales propositions.
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NdlR : Le point de vue de CAP21 : Voila beaucoup de propositions constructives. Nous espérons qu'elles se
transformeront en réalisations concrètes. Nous suivons attentivement la promesse d'augmenter de manière considérable les effectifs de l'Inspection des Installations Classées pour la
Protection de l'Environnement (ICPE). Comme nous l'avons souvent expliqué, cette inspection par manque d'effectif sur le terrain, (ce sont les techniciens et ingénieurs des DRIRE qui assurent
cette mission) est débordée. M.E.
Alors que le risque de pandémie grippale reste une des
menaces mondiales sanitaires les plus importantes pour l’Organisation Mondiale de la Santé et que la France s’était dotée d’un plan ambitieux pour y répondre, de nombreuses questions se font jour
sur l’état réel de préparation de notre pays sur le plan opérationnel malgré la communication qui en est faite.
L’interview du préfet Bernard Boubé, ancien directeur de l’EPRUS (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires) dans le Parisien révèle ainsi d’importantes carences dans la
gestion des stocks de médicaments et masques en raison de leur dispersion dans les établissements de soins et de l’absence de suivi sur les risques de péremption ou de rupture de chaîne du
froid.
On peut également s’interroger sur la formation des personnels de soins et des services publics qui auraient à agir en première ligne en cas de crise.
Le risque reste présent et les efforts déployés doivent rester pérennes dans la durée. Cela exige que l’ensemble des acteurs soient formés et opérationnels avec une logistique appropriée.
Sur une question aussi fondamentale, CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE demande la création d’une commission d’enquête parlementaire de manière à faire un
état des lieux exhaustif et transparent de l’état de préparation de la France à quelques jours de la publication d'un nouveau plan de prévention.
Eric DELHAYE,
Président délégué de CAP21
Celà fait déjà 22 ans. Les mots que nous trouvons pour décrire cette catastrophe aux conséquences durables pour l'humanité et la planète sont
toujours maladroits et inappropriés...
600 000 pompiers, soldats, volontaires (les liquidateurs) mobilisés, une estimation de 30 000 morts suite à la catastrophe d'après les experts
honnêtes, une région contaminée pour toujours (?) entre la Biélorussie, l'Ukraine et la Russie de la taille de la Belgique, des personnes malades durablement ou décédés bien au delà de ces
territoires en Europe....
C'est pourquoi, j'ai préféré laisser à d'autres, journalistes, grands reporters, scientifiques et experts divers, le soin de rappeler avec les
récits à chaud de 1986, puis les reportages et rapports, qui se sont succédés jusqu'à aujourd'hui, le soin de décrire les faits avec leurs mots.
Le réacteur 4 après l'explosion
Monument à la mémoire des "liquidateurs"
Hélicoptère lourd militaire projetant
des matériaux : sable, plomb, bore
pour tenter d'arrêter les rejets radioactifs
On trouvera le document bibliographique que j'ai réalisé ; il donne accès à des articles rédigés à chaud par des reporters, journalistes français, américains ou ukrainiens exilés (InfoUkes au
Canada et à Londres), puis des rapports d'analyse de Greenpeace, de la CRIIRAD (crée par Michèle RIVASI) et de scientifiques indépendants (groupe TORCH) proches des verts européens et
des experts scientifiques ukrainiens en exil (groupe InfoUkes).
Je vous laisse juge des rapports officiels (Chernobyl Forum lié à l'AIEA) qui ont été trés sévèrement critiqués pour leur approche minimisant
les victimes et impacts environnementaux.
A lire aussi, les reportages faits sur place encore récemment par les Journalistes pour la Nature et l'Environnement JNE.
Et enfin, le plus important peut-être, lire les réflexions "post-Tchernobyl" des Verts européens, du réseau Sortir du Nucléaire et du professeur
Jean-Pierre Dupuy de l'Ecole Polytechnique ... Est-on devenu sage ... ou court-on à nouveau vers des catastrophes du même type dans le futur ?
The cloud of radiation spewed out by the world's worst nuclear accident at Chernobyl 20 years ago could kill up to 60,000
people - 15 times as many as officially estimated. So say scientists who are accusing two UN organisations, the International Atomic Energy Agency (IAEA) and the World Health Organization (WHO),
of downplaying the impact of the accident.
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l'article (anglais)