LE MONITEUR
Taoufik Tsouami, enseignant chercheur à l'Institut français d'urbanisme et
consultant auprès des collectivités, a étudié en profondeur les écoquartiers du Nord de l'Europe. Fort de son expérience, il propose un autre regard sur les écoquartiers.
Il me semble que cette question reflète une approche française, erronée, de ce que doit être un écoquartier. Aujourd'hui, si les collectivités françaises veulent faire des écoquartiers, c'est parce qu'elles ont vu ce qui s'est fait plus au Nord, il y a déjà plusieurs années. Mais ces modèles du Nord de l'Europe ont aussi un effet paralysant car, de France, on ne regarde que le résultat. Alors, à travers le prisme du nord de l'Europe, les projets français de quartier durable nous apparaissent ridicules. Avec le regard focalisé sur les performances, on oublie de voir l'essentiel : le processus de fabrication. Il y a derrière cette approche une sorte d'élitisme consistant à vouloir instaurer un modèle de quartier durable.
La question à se poser est : quelque soit ce qui constituera votre écoquartier, en quoi saurez-vous le capitaliser. L'écoquartier, pour être considéré comme tel, doit s'inscrire dans un processus plus large qui se déroule à l'échelle de la ville.
Réduire d'au
moins 60 % la consommation énergétique des bâtiments d'ici à 2050, c'est possible, et même nécessaire, pour répondre aux impératifs de lutte contre le changement climatique : telle est la
conclusion d'un rapport rendu public, lundi 27 avril, en ouverture du deuxième Forum mondial sur l'efficacité énergétique, qui se tient à Paris, au Palais des congrès.
Cette crise, qui impacte lourdement le pouvoir d’achat des ménages, vient encore aggraver des situations tendues, nées de la
difficulté à trouver et conserver un logement dans une France qui manque cruellement de solutions à leur proposer et qui refuse par ailleurs de se doter des logements accessibles en nombre
suffisant.
Entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes.
Grand chantier du Grenelle de l'environnement, la rénovation thermique des bâtiments constitue, au
vue de la crise économique et financière, plus que jamais une priorité pour le gouvernement.
La réglementation thermique de 2012 fixera les besoins en énergie des maisons neuves à 50
kWh/m²/an avec un facteur de variation selon la zone climatique. Déjà, les labels Maison Passive et Minergie et la certification Effinergie proposent aux acquéreurs de construire des maisons
avec de meilleures performances thermiques. Mais dans quelle mesure la labélisation garantit-elle un résultat, et quels sont les recours éventuels ?
Françoise-Hélène Jourda, pionnière de la construction développement durable (DD) en France, rendait il y a un an, à l'occasion du Grenelle de l'environnement, un rapport préparatoire sur la
construction éco-responsable en France. F-H Jourda était l'invitée de Vincent Lemerre dimanche 5 octobre dans Univers Idées sur France Culture. Extrait de cette interview et présentation
d'une des rares spécialistes du DD en France à quelques jours de la réunion des parlementaires à l'Assemblée nationale sur le projet de loi Grenelle 1.
La
comparaison avec Abraracourcix, le chef du dernier village gaulois résistant aux Romains, n'est pas pour lui déplaire. Mais il se veut d'abord un précurseur. Peter Vadasz, maire de Güssing,
petite commune de 4 000 habitants située au fin fond du Burgenland, la région la plus pauvre de l'Autriche, a trouvé dans le développement durable une sorte de potion magique pour sa
ville.
Tout a commencé il y a dix-huit ans. Les factures de chauffage et d'électricité grèvent alors le budget de cette
bourgade agricole affectée par l'exode rural. Un ingénieur électricien, Reinhard Koch, est appelé à la rescousse. Sa prescription : le boycott des énergies fossiles et la proclamation de
l'indépendance énergétique. Un pari, une croisade, assumés à partir de 1992 par le nouveau maire de Güssing, reconduit depuis lors. "Les prix du chauffage et de l'électricité sont de 25 %
inférieurs dans notre commune", souligne Peter Vadasz en guise d'explication.