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LE MONITEUR

Taoufik Tsouami, enseignant chercheur à l'Institut français d'urbanisme et consultant auprès des collectivités, a étudié en profondeur les écoquartiers du Nord de l'Europe. Fort de son expérience, il propose un autre regard sur les écoquartiers.

 

Quels sont, selon vous, les exigences minimales auxquelles doit répondre un écoquartier ?
Il me semble que cette question reflète une approche française, erronée, de ce que doit être un écoquartier. Aujourd'hui, si les collectivités françaises veulent faire des écoquartiers, c'est parce qu'elles ont vu ce qui s'est fait plus au Nord, il y a déjà plusieurs années. Mais ces modèles du Nord de l'Europe ont aussi un effet paralysant car, de France, on ne regarde que le résultat. Alors, à travers le prisme du nord de l'Europe, les projets français de quartier durable nous apparaissent ridicules. Avec le regard focalisé sur les performances, on oublie de voir l'essentiel : le processus de fabrication. Il y a derrière cette approche une sorte d'élitisme consistant à vouloir instaurer un modèle de quartier durable.
La question à se poser est : quelque soit ce qui constituera votre écoquartier, en quoi saurez-vous le capitaliser. L'écoquartier, pour être considéré comme tel, doit s'inscrire dans un processus plus large qui se déroule à l'échelle de la ville.

 

 

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LE MONDE

Réduire d'au moins 60 % la consommation énergétique des bâtiments d'ici à 2050, c'est possible, et même nécessaire, pour répondre aux impératifs de lutte contre le changement climatique : telle est la conclusion d'un rapport rendu public, lundi 27 avril, en ouverture du deuxième Forum mondial sur l'efficacité énergétique, qui se tient à Paris, au Palais des congrès.

Ce rapport a été réalisé sous l'égide du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD), qui rassemble deux cents entreprises issues pour la plupart des secteurs de la construction et de l'énergie. Il appelle à une mobilisation de tous les acteurs, et en particulier des pouvoirs publics, sommés de faire preuve d'audace et de volontarisme.

Les auteurs sont partis d'un constat : les bâtiments, tout au long de leur cycle de vie, comptent pour 40 % de la consommation mondiale d'énergie. Et "de nouveaux bâtiments qui consommeront plus d'énergie que nécessaire sont construits tous les jours, alors que des millions de bâtiments d'aujourd'hui, conçus sans souci d'efficacité énergétique, resteront debout en 2050", notent-ils.

 

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ACTU - ENVIRONNEMENT

Le Conseil national de l’Ordre des architectes publie et diffuse un DVD sur l’architecture responsable et le développement durable. Un outil intéressant, mais qui ne suffira pas néanmoins à combler le déficit de formation du secteur en la matière.

Le DVD qui sera publié au mois d’avril par le Conseil national de l’Ordre des architectes est destiné à inciter les professionnels à se former pour s’approprier les méthodes et savoir-faire indispensables. Nous souhaitons donner une place importante à l’architecture dans le développement durable, explique Lionel Dunet, président de l’Ordre des architectes. C’est une démarche globale et pluridisciplinaire. Nous devons acquérir un savoir-faire technique et des connaissances suffisantes en la matière. Cet outil permettra à tous les architectes de se créer un savoir commun. On veut pousser les professionnels à faire un point sur leurs connaissances et à aller plus loin.


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La fondation Abbé Pierre vient de publier son rapport annuel 2009 sur le mal-logement en France : L’année 2008 aura été marquée par une profonde crise économique et financière dont les victimes les plus douloureusement frappées proviennent des catégories sociales les plus défavorisées.

Cette crise, qui impacte lourdement le pouvoir d’achat des ménages, vient encore aggraver des situations tendues, nées de la difficulté à trouver et conserver un logement dans une France qui manque cruellement de solutions à leur proposer et qui refuse par ailleurs de se doter des logements accessibles en nombre suffisant.

Un nouveau droit au logement (Dalo) existe pourtant, mais son opposabilité (la possibilité pour les personnes d’avoir recours à la justice si un logement ne leur est pas proposé), effective depuis le 1er décembre 2008, ne garantit pas encore, loin s’en faut, aux publics prioritaires l’obtention d’un toit, faute de logements mobilisables.

Dans ce contexte inquiétant, certaines problématiques deviennent davantage alarmantes encore. C’est le cas dans les territoires d’exclusion, les “quartiers sensibles”, où l’on constate une dégradation générale des conditions de vie, d’habitat et une absence de perspective résidentielle, renforcée par une légitime sensation d’abandon par les pouvoirs publics.

C’est le cas également de l‘évolution difficile des conditions de logement des personnes âgées. Ce phénomène, plus inattendu, n’en est pas moins préoccupant tant les indicateurs soulèvent désormais de nouvelles inquiétudes, après une période de notre histoire récente où l’on savait se montrer plus soucieux de nos aînés.

Alors que la situation sociale se durcit, le mal-logement touche plus sensiblement et plus durablement les plus fragiles de nos concitoyens pour lesquels les intentions ne peuvent suffire. C’est ce que la Fondation Abbé Pierre tente de montrer, tout en ouvrant des perspectives possibles grâce à des propositions adaptées aux divers besoins identifiés.

“Le logement, disait l’abbé Pierre, est une question de justice”. Il est aussi, avant toute chose, une question humaine. Il est primordial que chacun, dans ses responsabilités, sache se hisser à la hauteur d’un tel enjeu.

 

Télécharger ou commander gratuitement le  Rapport L'état du mal-logement en France 2009

D'après le Commissariat Général au Développement Durable :

Entre 1999 et 2006, près de 100 000 logements ont été construits dans les zones inondables de 424 grandes communes.

Les terrains étudiés sont soumis à des submersions d’intensité et de fréquence variables, certains ne sont susceptibles d’être inondés qu’en cas de crues très rares et d’intensités exceptionnelles.

L’accroissement du nombre de logements dans ces secteurs provient de la pression démographique qui s’est répercutée dans les parcelles exposées comme dans les parcelles hors d’eau.

Les nouvelles implantations en zones inondables ont contribué à densifier les territoires déjà urbanisés plutôt qu’à les étendre, préservant ainsi majoritairement les zones d’expansion des crues.

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NdlR Edifiant ! Notre région semble néanmoins plus raisonnable que beaucoup d'autres ; voir la carte ! M.E.

L'urgence créée par la crise économique a incité à accélérer encore la mise en œuvre de certains engagements du Grenelle de l'environnement concernant le secteur du bâtiment. Les premiers dispositifs devraient voir le jour rapidement, dès 2009.

Grand chantier du Grenelle de l'environnement, la rénovation thermique des bâtiments constitue, au vue de la crise économique et financière, plus que jamais une priorité pour le gouvernement.


Conçu au départ pour réduire les consommations énergétiques du secteur du bâtiment (40 % de la consommation d'énergie finale et près du quart des émissions nationales de gaz à effet de serre), le Plan bâtiment devrait permettre de soutenir ce secteur en difficulté face à la crise actuelle.


Selon les prévisions, l'activité du BTP devrait diminuer de 3,6 % en volume en 2009, la construction neuve et les travaux publics étant les plus touchés. Le gouvernement prévoit que les premières mesures du Plan bâtiments Grenelle devrait produire leurs premiers effets dès la fin de l'année 2009.


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On parle beaucoup et, à juste titre de l'habitat, comme gisement énorme d'économie d'énergie ; un petit éclairage s'impose donc avant d'acheter, de faire construire ou de faire rénover :

Minergie, Maison Passive, Effinergie : les garanties

La réglementation thermique de 2012 fixera les besoins en énergie des maisons neuves à 50 kWh/m²/an avec un facteur de variation selon la zone climatique. Déjà, les labels Maison Passive et Minergie et la certification Effinergie proposent aux acquéreurs de construire des maisons avec de meilleures performances thermiques. Mais dans quelle mesure la labélisation garantit-elle un résultat, et quels sont les recours éventuels ?


Traditionnellement, une labélisation permet d’une part d’avoir un suivi des choix techniques en amont d’un projet de construction. Et dans un deuxième temps, les organismes certificateurs se déplacent aléatoirement sur les chantiers pour vérifier la mise en œuvre effective de ces choix techniques.


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Françoise-Hélène Jourda, pionnière de la construction développement durable (DD) en France, rendait il y a un an, à l'occasion du Grenelle de l'environnement, un rapport préparatoire sur la construction éco-responsable en France. F-H Jourda était l'invitée de Vincent Lemerre dimanche 5 octobre dans Univers Idées sur France Culture. Extrait de cette interview et présentation d'une des rares spécialistes du DD en France à quelques jours de la réunion des parlementaires à l'Assemblée nationale sur le projet de loi Grenelle 1.

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NdlR Françoise-Hélène Jourda exerce son activité d'architecte au sein de JAP (Jourda architecte Paris ).Elle enseigne aujourd'hui et depuis 1999 à Vienne, Autriche et dirige la société EO.CITE, société de conseil en architecture et urbanisme. Dans ces trois domaines, Françoise Hélène Jourda s'est spécialisée dans le développement durable. Françoise-Hélène Jourda a été le commissaire de l’exposition du Pavillon Français de la Biennale de Venise de 2004 dont le thème était "Métamorphoses durables". Elle est co-signataire en 1996 de la "Charte européenne pour l’énergie solaire en matière d’architecture et d’urbanisme".Françoise-Hélène Jourda donne de nombreuses conférences et écrit de nombreux articles sur la construction durable en France et à l'étranger.

Nominée  en 2007  au Global award for sustainable Architecture, Prix international de l'architecture durable.

La comparaison avec Abraracourcix, le chef du dernier village gaulois résistant aux Romains, n'est pas pour lui déplaire. Mais il se veut d'abord un précurseur. Peter Vadasz, maire de Güssing, petite commune de 4 000 habitants située au fin fond du Burgenland, la région la plus pauvre de l'Autriche, a trouvé dans le développement durable une sorte de potion magique pour sa ville.

Autosuffisante, la commune produit électricité et chauffage à partir de sources d'énergie renouvelables. On y roule encore à l'essence d'origine fossile mais dès demain la station service vendra des carburants synthétiques à base de biomasse.


Tout a commencé il y a dix-huit ans. Les factures de chauffage et d'électricité grèvent alors le budget de cette bourgade agricole affectée par l'exode rural. Un ingénieur électricien, Reinhard Koch, est appelé à la rescousse. Sa prescription : le boycott des énergies fossiles et la proclamation de l'indépendance énergétique. Un pari, une croisade, assumés à partir de 1992 par le nouveau maire de Güssing, reconduit depuis lors. "Les prix du chauffage et de l'électricité sont de 25 % inférieurs dans notre commune", souligne Peter Vadasz en guise d'explication.

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L'amélioration des performances énergétiques des bâtiments est la première source d'économies d'énergie. Techniquement, le sujet est compliqué. Chaque bâtiment est un cas particulier. Sur fond d'incitations fiscales et d'aides pour la rénovation de l'habitat, voici les bases pour comprendre l'essentiel.

L'amélioration thermique d'un bâtiment passe par l'isolation de l'enveloppe. Deux types de solutions, soit par l'extérieur, soit par l'intérieur.

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Halte-là, on ne passe plus ! Vingt ans déjà que les voitures ne sont plus les bienvenues dans le centre historique de Gand. Depuis, le cœur de la cité, débarrassé de ses voitures, bat à un rythme humain. La ville est l’exemple d’une belle réussite, mais qui lui a emboîté le pas ? La perspective d’une grande percée du développement territorial sans voitures semble encore bien lointaine.

Le premier semestre de cette année a encore enregistré une hausse des immatriculations de voitures par rapport à l’année précédente. Malgré le prix élevé de l’essence, et en dépit des nombreux accidents, des embouteillages et de la pollution, la circulation continue d’augmenter. Doit-on vraiment attendre que la situation s’aggrave encore avant de réagir ? Certains pensent que non, heureusement. Ils anticipent déjà ce à quoi nous devons absolument arriver : une meilleure qualité de vie et moins de voitures. À Clabecq (près de Tubize), plusieurs personnes s’activent à rénover une ancienne ferme en carré pour la convertir en un projet de cohabitation de 21 familles. Chaque famille dispose de son propre logement, séparé, comme dans un immeuble à appartements. Mais la ferme comporte aussi un jardin, une pièce pour les enfants, une salle à manger et d’autres espaces communs que chacun peut utiliser à son gré. Les ménages participant au projet sont à l’image de la société belge : un mélange de Flamands et de Wallons, de couples avec ou sans enfants, de célibataires avec ou sans enfants et de pensionnés. Nous ne savons pas combien de ménages possèdent une voiture, mais on peut supposer que tout le monde n’en a pas une. Bien qu’elles ne soient pas interdites, les voitures ne sont pas vraiment caractéristiques du style de vie des personnes choisissant de vivre dans des zones résidentielles ou des « espaces partagés ». La mobilité durable va de pair avec la construction de logements durables, l’efficacité énergétique et la participation citoyenne.

Dans le centre des villes, les zones piétonnières ont mis un terme aux embouteillages chaotiques des artères commerçantes. C’est déjà ça. Les villes comme Gand vont plus loin encore et bannissent les voitures d’une grande partie du centre historique. Mais pour trouver des exemples de véritables quartiers sans voitures, nous devons une fois de plus nous tourner vers l’étranger : BedZed au Royaume-Uni, Vauban/Freiburg en Allemagne, Bo01/Malmö en Suède ou encore Eva Lanxmeer aux Pays-Bas. Les habitants parquent leur (éventuelle) voiture en-dehors du quartier et rentrent chez eux à pied rejoindre leur maison basse énergie ou leur appartement passif. Seuls les véhicules d’urgence ou de service public peuvent emprunter les rues. Les piétons, les cyclistes, les enfants et les vacanciers disposent donc de beaucoup plus d’espace (partagé), ce qui correspond à un style de vie sain et permet de renforcer l’implication sociale. À cet égard, les transports publics ont un rôle à jouer ; ils sont efficaces et rentables, soit encore un bon point pour l’environnement. Une planète durable pour 2050 n’est plus un rêve lointain. Elle existe déjà et doit simplement encore se développer.



 
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