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Le point de vue du Directeur de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) de Paris.





Le guide suprême iranien Ali Khamenei vient d’apporter à nouveau son soutien à la victoire d’Ahmadinejad : cela peut-il suffire à calmer les manifestants ?
- Obama doit-il prendre une position claire ou attendre, comme il le fait, malgré les critiques d’une majorité d’Américains ?
- Comment réagit la communauté internationale face à la contestation de cette élection par une partie de la population iranienne ?


NdlR : Pascal Boniface est Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'Etudes européennes de l'Université de Paris 8.

Pascal Boniface dirige également La revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L'Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).

Il a écrit ou dirigé la publication d'une quarantaine d'ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, ou encore la politique étrangère française ou l'impact du sport dans les relations internationales.

Pascal Boniface publie de nombreux articles dans des revues internationales de géopolitique et intervient régulièrement dans les médias, qu'ils soient nationaux ou internationaux, écrits ou audiovisuels.

Il fut Administrateur de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (1998-2006). Il fut également membre du Conseil consultatif pour les questions de désarmement de l'ONU (2001-2005) et membre du Haut Conseil de la Coopération Internationale (1999-2003). En 2007, il a rendu un rapport au Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest portant sur le thème de «l’environnement de sécurité et le processus de construction de la paix en Afrique de l’Ouest».

LE VIF-L'EXPRESS (B)

Selon les chiffres de l'Agence européenne pour l'environnement pour l'année 2008, aucun autre pays d'Europe occidentale n'a une côte aussi polluée que la Belgique.

C'est nos confrères du Standaard qui l'annoncent ce matin. Le rapport pour l'année 2008 de l'Agence européenne pour l'environnement est accablant pour la côte belge. La Belgique possèderait le littoral le plus pollué d'Europe occidentale. Globalement, seule la Roumanie ferait moins bien en termes de normes d'hygiène.

Un changement donc après les informations rassurantes qui nous étaient parvenues la semaine passée. Cette même agence avait alors indiqué que l'eau de baignade à la côte belge satisfaisait aux normes européennes minimums d'hygiène. Autrement dit, il n'était pas mauvais pour la santé de se baigner dans la mer en Belgique.

Aujourd'hui, revirement de situation. Mesurée en fonction des futures normes européennes, l'eau de mer de la côte belge serait la plus sale de tous les pays européens. Seuls 15% des stations balnéaires belges étudiées (6 sur 40) satisferaient à ces normes d'hygiène plus strictes. Ces normes devraient entrer en vigueur en 2015.

Mie Van den Kerckove, de l'Agence flamande pour l'environnement, explique que ce résultat médiocre est dû par l'étroitesse de notre bande côtière : "Sur une longueur de 65 kilomètres, l'on rejette relativement beaucoup d'eaux usées dans la mer".


Voir le rapport sur l'amélioration de la qualité des eaux de baignade dans l'UE


 

NOVETHIC

La question climatique dépasse largement les seuls impacts environnementaux. Deux rapports récents, l’un publié par le Forum humanitaire mondial (fondation présidée par Kofi Annan), l’autre par la Commission internationale sur le changement climatique et le développement, créée par le gouvernement suédois, alertent sur les crises humanitaires et sanitaires en cours, dues aux changements climatiques.

300 000 morts par an sont dues aux changements climatiques. Le bilan dressé par le Forum humanitaire mondial dans son rapport intitulé « L'impact humain du changement climatique - anatomie d'une crise silencieuse", n’est pas une projection de plus, mais bel et bien un état de fait. Une mortalité dont la cause principale est la malnutrition, due à la baisse des rendements agricoles et aux difficultés d’accès à l’eau. Sécheresses, cyclones tropicaux et inondations mettent d’ores et déjà en péril la sécurité alimentaire des pays du sud. D’ici à 2030, le bilan annuel des morts dues aux changements climatiques atteindra un demi-million de personnes, tandis que le nombre de personnes affectées chaque année par la dégradation sévère de leur environnement devrait s’élever à plus de 600 millions.
Seconde cause de mortalité, la santé. Le réchauffement accélère en effet  la diffusion de certaines maladies et augmente le nombre de personnes exposées au paludisme, à la malaria et aux maladies hydriques. Dix millions de nouveaux cas de malaria et environ 55 000 morts ont ainsi été identifiés dans les pays pauvres, qui sont les plus touchés par les conséquences climatiques.

 

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CONTRE INFO

Comment donner l’illusion du mouvement sans bouger sur le fond ? Ou comment mimer un triple salto avant en restant droit dans ses bottes ? Réponse : en s’applaudissant à tout rompre pour faire passer ses bobards. L’opération porte un nom : G20. Et une date : Londres, 2 avril 2009. Décryptage.

Premier bobard : les "nouvelles règles" du capitalisme mondial. Selon le G20, ce serait donc le Costa-Rica, les Philippines, l’Uruguay et l’île de Labuan (une zone franche de Malaisie) qui auraient pourris le système financier international. Les voilà tous les quatre jetés sur une "liste noire" des paradis fiscaux. En revanche, les poids lourds du secret bancaire, de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent s’en tirent sans dommages. Macao, Hong Kong, Jersey, la City de Londres, les Iles Vierges, les Bermudes, les Iles Caïmans, Singapour, le Luxembourg, la Suisse, le Liechtenstein, Brunei, certains Etats américains comme le Delaware ou le Nevada... sont "blanchis" ou placés sur une "liste grise" qui existe depuis dix ans et qui ne les a jamais contraint à quoi que ce soit. Le G20 a donc décrété que les principaux centres financiers off shore étaient peu ou prou vertueux. Aucune sanction claire, immédiate, tangible, n’est arrêtée. Le message est limpide (chez nous, Monaco et Andorre se sont d’ailleurs empressés de se féliciter de l’absence de sanctions) : tout peut continuer comme avant, à quelques boucs émissaires marginaux près, sous réserve de quelques "recommandations" sur les bonus des traders, les pratiques des agences de notation et des fonds spéculatifs, en échange d’ "engagements" et de "coopération" sur la transparence des comptes bancaires nichés sous les cocotiers.


La grossièreté de la manoeuvre est confondante et elle fera vite long feu. Les dirigeants des pays les plus riches du monde croient-ils que les acteurs de la société civile internationale sont à ce point des gogos ? Pour notre part, nous continuerons à dire qu’aucune régulation efficace du système financier ne verra le jour si celui-ci n’est pas contrôlé par un organisme international indépendant des puissances nationales et si les mouvements financiers vers ces paradis ne sont pas taxés à la source. Ce sont deux des points durs du programme d’Europe Ecologie, hors desquels les gesticulations sur la "moralisation" du capitalisme financier resteront ce qu’elles sont : des leurres.


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Voir le résumé des décisions du G20

Voir le communiqué officiel du G20 (anglais)

Les réponses aux questions que l'on se pose face à une catastrophe évitée de justesse. Un article issu du journal Libération. Et en ajoutant, que, comme d'habitude, il a fallu que la presse étrangère révèle l'accident sinon bien sûr rien n'aurait été communiqué aux citoyens français !

Comment deux sous-marins peuvent-ils se heurter en pleine mer?

Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération et auteur du blog Secret Défense, a répondu à vos questions, après cet accident rarissime survenu début février dans l'Atlantique nord.

Michka: Comment est-il possible que les radars des deux sous-marins soient tous en panne au même moment ?
Jean-Dominique Merchet:
Il ne s'agit pas de radars mais de sonars. Ils n'étaient pas en panne, car ce sont des sonars passifs c'est-à-dire qu'ils n'émettent pas de bruit (les ping ping). Ils se contentent d'écouter et là ils n'ont rien entendu, ce qui est la preuve de l'extrême discrétion acoustique des sous-marins.


Rafael: Quelles sont les raisons objectives possibles pour que deux sous-marins se trouvent au même endroit (au mètre près) et au même instant (à la seconde près) dans un espace immense en trois dimensions et dans lequel la circulation est non réglementée? Le simple fait du hasard semble inimaginable.
Il y a une chance sur quelques millions qu'un tel accident se produise. Sauf si on nous ment -ce que je ne crois pas- cela s'est produit. La semaine dernière deux satellites se sont percutés à 800 km/heure au dessus de nos têtes. Cela dit, il se peut que les sous-marins empruntaient une route que les sous-mariniers connaissent bien, dans des couches d'eau où ils sont plus discrets. Mais cela ne sera jamais rendu public.

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La France "vend son âme pour une poignée de lentilles" ...jugez-vous même :

Voici la nouvelle détaillée issue du quotidien Le Monde :


Nicolas Sarkozy et ses conseillers sont dans la phase finale d'un processus qui mettra fin à plus de quatre décennies d'une "exception" française au sein de l'Alliance atlantique. L'Elysée prépare, ainsi que le chef de l'Etat l'avait annoncé à l'été 2007, le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'OTAN.


En 1966, c'est par une lettre adressée au président américain Lyndon Johnson que le général de Gaulle avait signifié le retrait de la France de ces structures, afin d'affirmer l'autonomie nationale en pleine guerre froide, et en s'appuyant sur l'acquisition de l'arme nucléaire.


Le virage voulu par M. Sarkozy doit être scellé début avril à Strasbourg et Kehl, lors du sommet marquant les 60 ans de l'OTAN, auquel participera Barack Obama. L'Elysée a voulu accompagner l'événement d'un fort affichage franco-allemand. En témoigne la tribune que le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel publient dans "Le Monde" et la Süddeutsche Zeitung : "Pour répondre aux crises et aux conflits, affirme ce texte, les alliances fondées sur des valeurs communes, comme l'Union européenne et l'OTAN, prennent une importance accrue."


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Au pays de la chimie, Augsbourg, à l’instar de nombreuses collectivités, indemnise les agriculteurs pour qu’ils adoptent des pratiques respectueuses de la ressource en eau. Une politique de prévention particulièrement écologique et économique.

«Nous garantissons une eau sans chimie. » Franz Otillinger, directeur de Stadtwerke Augsburg Wasser, la société de distribution d’eau de la ville bavaroise d’Augsbourg, est fier de son eau pure. L’usine de production d’eau potable a été construite en 1879 au nord de la ville, au beau milieu d’un espace naturel préservé. Près de 130 ans plus tard, la situation n’a guère changé : l’usine est toujours tapie dans la nature et puise son eau claire dans la nappe souterraine à proximité. « On alimente 315 000 personnes d’une eau qui n’a subi aucun traitement chimique, pas d’ozone, pas de chlore, pas de filtrage chimique », insiste avec fierté Franz Otillinger.

Outre-Rhin, au pays de la chimie, on voue un véritable culte à l’eau pure depuis le sous-sol jusqu’à l’eau du robinet. « En France, je suis épouvanté par le goût de l’eau chlorée qui coule des robinets », s’offusque Franz Otillinger. En Bavière, le plus grand des treize Länder allemands, plus de la moitié de l’eau potable distribuée à la population n’est pas traitée. Une prouesse imputable à une politique drastique de protection de la ressource.


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L'accident, qui s'est produit samedi lors du déclenchement par erreur du système de sécurité contre les incendies, a fait 20 morts et 21 blessés. 208 personnes étaient à bord du bâtiment nucléaire dont le réacteur n'a pas été endommagé.

Un accident dans un sous-marin à propulsion nucléaire russe a entraîné la mort de plus de 20 personnes samedi, pendant des essais dans l'Océan Pacifique, a annoncé, dimanche 9 novembre, la Marine russe.Le réacteur nucléaire du bâtiment fonctionne normalement et le niveau de radiations est normal, a indiqué le Capitaine Igor Dygalo, porte-parole de la Marine russe. Cette catastrophe, sans précédent depuis celle du Koursk il y a huit ans, s'est produite samedi lors du déclenchement par erreur du système de sécurité contre les incendies, a-t-il expliqué, précisant que 208 personnes étaient à bord du sous-marin, dont 81 militaires. Les personnes décédées comprennent des marins et des ouvriers de chantiers navals, selon la même source.

L'accident a aussi fait 21 blessés, évacués vers la côte à bord d'un navire qui escortait le sous-marin. Le Capitaine Dygalo n'a pas précisé le nom du sous-marin en cause, ni sa localisation.

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Le Rapport « Planète vivante » révèle clairement le resserrement du crédit écologique.

« L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique. »

James Leape, directeur général du WWF International

Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital naturel mondial. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’originede la récession, la consommation excessive de l’Homme épuise les ressources naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future.

Voici le constatqu’établit le WWF dans l’édition 2008 de son rapport « Planète vivante », étude majeure qui révèle tous les deux ans l’état de santé de la planète et réalisé avec la Société Zoologique de Londres (ZSL) et le Réseau Mondial de l’Empreinte écologique (GFN).

« Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie » annonce James P.Leape.

L’analyse du WWF permet de décomposer les différents facteurs de surexploitation et de proposer des solutions différentes pour chacun. Pour le plus grand des défis actuels, la « Vision énergétique du WWF pour 2050 » (WWF Climate Solutions Model) montre ainsi comment on peut répondre à la croissance prévue de la demande mondiale enservices énergétiques d’ici 2050, tout en réalisant d'importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’identifier les domaines clés où transformer les modes de vie des humains et leurs économies afin de les placer sur une trajectoire plus durable.

« Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiatesans prendre en compte les conséquences » constate Jonathan Loh du ZSL. « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique »

Télécharger le rapport "Planète vivante 2008"

Télécharger le rapport sur l'empreinte écologique de la France et de la Belgique

L'Allemagne est en tête du marché mondial et des exportations de technologies de protection de l'environnement. Avec une part du marché mondial de 16% et un volume d'exportations de 56 milliards d'euros en 2006 (46 milliards en 2005), l'Allemagne se place en première place du commerce mondial devant les Etats-Unis (15%) et le Japon (9%). Ces conclusions sont le résultat d'un projet de recherche mené par l'Institut de Basse-Saxe de recherche en économie sur commande de l'Office fédéral de l'environnement (UBA).


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Les informations du journal canadien The Globe and Mail du dimanche 21 septembre risquent de s'inviter dans le débat, lundi, au Parlement français sur la présence militaire française en Afghanistan. Affirmant avoir eu accès à un rapport "secret" de l'OTAN, le journal indique que les talibans ont pu mener une embuscade meurtrière contre des parachutistes français, le 18 août en Afghanistan, grâce à un équipement et une préparation bien supérieurs à ceux de leurs adversaires. L'unité de soldats français, tombée dans l'embuscade, n'avait pas suffisamment de balles ni d'équipement de communication, ajoute The Globe and Mail.

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Après les raviolis aux pesticides ou le dentifrice à l'antigel, la Chine est de nouveau secouée par un scandale sanitaire, qui touche cette fois-ci des nourrissons, dont deux sont morts et plus de 1.200 sont tombés malades pour avoir consommé du lait frelaté.

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