FRANCE INFO AVEC
RUE89
Ce vendredi 3 avril 2009 Parlons net a été enregistré en public à Planète
Durable, à Paris, Porte de Versailles, le salon de la consommation durable.
Au lendemain du G20 et de ses annonces consensuelles, alors qu’on s’interroge sur un autre modèle de croissance et que les préoccupations environnementales deviennent de plus en plus présentes, nous avons reçu Corine Lepage, ancienne candidate à la présidentielle, auteur de « Vivre autrement » un essai paru chez Grasset. Elle quittera le plateau en avance pour aller porter à Michel Barnier, Ministre de l’agriculture une « Pétition pour la transparence sur les signes de toxicité des OGM » lancée par le CRIIGEN dont elle est la présidente. Présent également sur ce plateau Gilles Lemaire, membre d’ATTAC et Yannick Jadot, ancien porte-parole de Greenpeace, tête de liste sur la liste Europe Ecologie dans l’Ouest et dont l’ordinateur personnel semble intéresser beaucoup de monde. Enfin, on terminera l’émission avec deux spécimens rares... David Lozano et Benjamin Cahen, ils ont quitté la Société Générale, celle des stocks options, de J. Kerviel et de la retraite dorée de Daniel Bouton, pour fonder www.greenrepublic.fr, un site qui vend des produits éthiques et écoresponsables.
Un invité surprise également dans ce numéro de Parlons Net, un certain Jacques C... vient faire la bise à Corinne Lepage. Ce n’était pas prévu…
Pour interroger nos invités, Jérome Bouin du Figaro.fr et Sophie Vernet-Caillat de Rue89-Eco 89. L’émission est animée par David ABIKER.
Alors que le Comité permanent de la chaîne alimentaire doit se prononcer lundi prochain sur la demande de levée des clauses
de sauvegarde grecque et française sur le maïs Mon 810, la publication des conclusions de l’AFSSA ne saurait être pure coïncidence.
Cette parution dans la presse des conclusions est scandaleuse dans la mesure où le rapport est tenu secret par l’autorité tout comme les études sur lesquelles il se repose au mépris d’ailleurs du
droit d’information du citoyen.
Face à l’offensive de la Commission Européenne, des lobbies agro-semenciers et des agences sanitaires, CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate présidé par Corinne LEPAGE, demande au
Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo de défendre avec fermeté au Conseil de l’Europe le maintien de la clause de sauvegarde pour la culture de maïs génétiquement modifié et de rejeter
l’autorisation de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifié.
CAP21 demande par ailleurs la publication sans délai de l’avis de l’AFSSA et le lancement d’une réelle évaluation publique sur les effets à long terme des OGM sur l’environnement, les organismes
vivants et la santé conformément à la position commune des ministres européens de l’environnement et aux recommandations émises dans le rapport sur la gouvernance écologique remis par Corinne
Lepage à Jean-Louis Borloo.
Le conseil des ministres de
l’environnement qui se réunit cette semaine à Bruxelles aura à trancher à nouveau dans le dossier des OGM et la décision qui sera prise est essentielle tant pour ce sujet que pour juger du bien
fondé des critiques adressées par nombre d’européens au fonctionnement de la commission.
La question posée fait suite notamment au rapport que j’avais remis à Jean Louis Borloo en mai sur les dysfonctionnement de l’expertise communautaire en matière d’OGM comme son inexistence en
matière de nanotechnologies et les pistes de solutions envisageables.
Lors de la présentation que j’en avais faite au conseil informel des ministres à Saint Cloud, en juillet, j’avais insisté sur les graves carences de l’EFSA : absence de débat pluraliste et contradictoire qui a fait que sur 500 dossiers examinés, pas un seul n’a donné lieu à un dissensus, critiques sur la gestion des conflits d’intérêt parmi les experts, absence d’évaluation des risques sanitaires, absence d’études coût-avantage…
Depuis lors, des propositions ont été faites par un panel qui proposent des améliorations mais évacuent le problème majeur : celui de l’impact sanitaire .
Par ailleurs, nous avons appris avec stupéfaction que la Commission européenne tenait des réunions secrètes avec les Etats membres pour accélérer la diffusion des cultures et aliments OGM au sein de l’Union européenne. Selon The Independent on Sunday, la France aurait été représentée au cours de ces réunions par François Revol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, proche conseiller de Nicolas Sarkozy.
Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate et présidente de CAP21 espère que ces assertions sont fausses et attend un démenti sur ces informations. Dans le cas contraire, en écartant le ministère de l’Ecologie et du Développement durable de ces discussions, cela laisse craindre une offensive sans précédent des agrosemenciers pour imposer les OGM dans nos champs et nos assiettes.
Alors que Corinne Lepage remettait il y a quelques mois un rapport sur la gouvernance écologique à Jean-Louis Borloo, Eric Delhaye, président délégué de CAP21, dénonce la plus parfaite opacité qui règne à Bruxelles sur le dossier des OGM et demande la transparence la plus totale de la part du gouvernement français sur ce sujet.
Lorsque le Prince Charles affirma que des milliers de paysans indiens se suicidaient après avoir utilisé
des OGM, il lui fut reproché de jouer sur la peur. En fait, comme le montre cette enquête, c’est encore PIRE que ce que l’on craignait.
Les enfants étaient inconsolables. Prostrés dans le silence, sous le choc, et luttant pour retenir leurs larmes, ils se blottissaient contre leur mère, tandis que les amis et voisins préparaient le corps de leur père pour la crémation sur le bûcher embrasé, situé sur le sol craquelé et nu des champ derrière leur maison.
Tandis que les flammes
consumaient le cadavre, l’avenir qui attend Gajanan, 12 ans et Kalpana, 14 ans est très sombre. Alors que Shankara Mandaukar avait espéré que son fils et sa fille auraient une vie meilleure grâce
au boom économique que connaît l’Inde, ce qui les attend, c’est un travail d’esclave pour quelques centimes par jours. Désormais sans terre et sans toit, ils feront partie des plus pauvres, parmi
les pauvres.
Shankara était un paysan respecté, un bon mari et un bon père, mais il s’est suicidé. Moins de 48 heures auparavant, et confronté à la perte de ses terres pour cause de dettes, il a bu un pesticide chimique.
Dans l’incapacité de payer l’équivalent de deux années de revenus, il était désespéré et ne voyait plus aucune issue
Sur le sol, on pouvait encore voir les traces qu’il avait laissées lorsqu’il se tordait, agonisant. D’autres paysans avaient regardé - sachant par expérience que toute intervention serait vaine - plié en deux sur le sol, hurlant de douleurs et vomissant.
Corinne LEPAGE, au nom de CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate s’apprête à déposer un recours en intervention devant le Conseil
Constitutionnel contre la loi relative aux OGM dont le vote définitif aura lieu jeudi.
CAP21 interviendra ainsi en soutien du recours du PS et des Verts pour faire valoir l’incompatibilité du texte français avec le droit communautaire même si cette action risque d’être frappée d’irrecevabilité au motif que CAP21 n’a pas d’élus parlementaires.
La mobilisation de l’opinion et du monde associatif doit ainsi se poursuivre pour exiger un cadre strict et transparent d’expertise sur les impacts des cultures OGM pour l’environnement et la santé et définir un régime de responsabilité qui n’implique pas uniquement l’utilisateur final mais aussi les firmes agro-semencières.
La position d’équilibre que le Président avait défendue lors du Grenelle de l’Environnement ne trouve pas sa traduction concrète dans la loi et la France est loin de s’être donnée quelques décennies d’avance en matière de développement durable contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy à Orléans.
«
Dans l'état actuel des connaissances, il faut interdire les OGM»
...
L'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, a entraîné automatiquement la fin de
l'examen du texte. Le gouvernement a immédiatement convoqué une commission mixte paritaire Sénat-Assemblée afin de soumettre un nouveau texte au vote des deux chambres.
Coup de théâtre au Palais-Bourbon. Les députés ont adopté mardi après-midi 13 mai une question préalable déposée par le Parti communiste sur le projet de loi sur les OGM, signifiant le rejet du texte en deuxième lecture.
La motion de procédure a été adoptée par 136 voix contre 135 lors d'un vote solennel, en raison d'une présence insuffisante des députés UMP dans l'hémicycle et de l'abstention de deux membres de la majorité.
Sur les 316 membres du groupe UMP, seulement 130 étaient présents au moment du vote. Un député UMP, François Vannson, et le Nouveau centre François Rochebloine se sont abstenus. Les 136 députés socialistes, communistes et Verts présents ont voté la question préalable.
La gauche a salué l'adoption de la motion de procédure par une explosion de joie.
Monsieur le Premier ministre,
Le 24 octobre 2007, ouvrant le Grenelle de l’environnement, vous déclariez : «Solennellement devant vous, je m’engage à ce que toutes les conclusions précises, concrètes et consensuelles soient mises en œuvre.»
Le 25 octobre, l’ensemble des négociateurs, y compris les représentants de la profession agricole et du gouvernement, concluaient à l’unanimité sur l’«adoption d’une loi sur les biotechnologies et les OGM avant la fin du printemps 2008», reposant notamment «sur les principes suivants : responsabilité ; principe de précaution ; transparence et participation ; libre choix de produire (règles de coexistence) et de consommer sans OGM». ................
Mme Kosciusko-Morizet a reçu le soutien de Greenpeace et de France Nature Environnement, qui dénoncent le "procès en sorcellerie" instruit contre elle par l'UMP.
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Lepage