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ACTU ENVIRONNEMENT

L'ordonnance instituant le régime d'autorisation simplifiée des installations classées a été publiée au Journal officiel du 12 juin après son adoption en Conseil des ministres deux jours plus tôt. Petite synthèse de la réforme.

Le régime d'autorisation simplifiée, dénommé « enregistrement », constitue un régime intermédiaire entre les régimes d'autorisation et de déclaration.
L'objectif de la réforme est une meilleure mobilisation des moyens de l'action publique pour recentrer l'intervention de l'Etat, d'une part, sur les dossiers présentant un fort enjeu au plan de la protection de l'environnement et, d'autre part, sur le contrôle des installations.

L'objectif est également d'alléger les procédures administratives pour les petites installations dans les cas où il existe des risques significatifs justifiant un examen préalable du projet par l'inspection des installations classées, mais qui peuvent être prévenus par le respect de prescriptions standardisées.


Ni étude d'impact, ni étude de dangers

La procédure d'enregistrement ne prévoit en effet ni la production par l'exploitant d'une étude d'impact et d'une étude de dangers, ni la réalisation d'une enquête publique, ni l'avis d'une commission départementale consultative. Au grand dam des associations de protection de l'environnement, qui demandent « l'abandon pur et simple de ce symbole de la relance grise », selon les mots de France Nature Environnement.

Le préfet conserve toutefois la possibilité de faire basculer la procédure de l'enregistrement vers celle de l'autorisation au regard de la localisation du projet dans une zone environnementale sensible ou en raison du cumul de ses incidences avec d'autres projets situés dans la même zone. Ce pourra également être le cas si l'exploitant demande un aménagement des prescriptions générales applicables à l'installation.

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NdlR Les associations ont raison d'être scandalisées. Que cache en effet cette mesure ? La poursuite d'une politique sans inflexion depuis de nombreuses années. On sait que les techniciens et ingénieurs des ex-DRIRE ne sont pas assez nombreux pour exercer leur fonction d'inspecteur des installations classées. Ceci n'est pas idéologique mais bien un constat du nombre très important d'établissements à superviser dans le "portefeuille" de chaque inspecteur. Du coup, on avoue qu'on ne peut plus suivre ... et l'Etat abandonne une partie de ses missions  visant la sûreté des installations industrielles et la prévention des risques technologiques. On ne peut recruter vu l'état des budgets, faute à la crise. Comme nous l'avons déjà dénoncé, la France ne souffre pas d'un trop grand nombre de fonctionnaires mais bien d'une gestion déplorable de ses ressources humaines publiques. Trop de fonctionnaires centraux, trop peu de fonctionnaires pour l'assistance, le conseil, la supervision, l'inspection, le contrôle et la sanction.
Ce que nous disons pour les inspecteurs des installations classées est aussi vrai, en effet, pour les infirmières, les inspecteurs du travail, les policiers de proximité, etc...
Une réforme de l'Etat est plus que jamais nécessaire !
M.E.


LIBERATION

A l'occasion de la journée de l'environnement, l'ancienne ministre, tête de liste du MoDem aux européennes, analyse les efforts faits par la France pour réduire les dommages causés à la planète.

Corine Lepage a été ministre de l’Environnement d’Alain Juppé. Elle est aujourd’hui tête de liste du MoDem dans le nord-ouest pour les élections européennes. En cette journée mondiale de l’environnement, elle analyse les efforts faits par la France pour réduire les dommages causés à la planète.


Cela vous inspire quoi cette journée de l’environnement ?

Faire une journée de l’environnement c’est bien. Yann Arthus-Bertrand va nous sortir un très beau film pour l’occasion, OK. Mais la réalité est tout autre. Je suis heureuse de voir que l’économie verte fait son chemin, mais très inquiète aussi des dérives que cela entraîne.

Je note à la fois une grande prise de conscience des gens qui, dans des conditions économiques difficiles, font ce qu’ils peuvent pour s’adapter et modifier leurs modes de consommation, et aussi une tentative incroyable des multinationales de récupérer le sujet.

Je vois là trois dangers: que les entreprises sélectionnent les technologies à développer non pas en fonction de ce qui est le plus intéressant pour la planète, mais en fonction de ce qui est le plus profitable pour elles; que cela se fasse sur le dos de tout ce que le développement durable suscite dans les PME en termes de dynamisme et d’innovation; et surtout que l’on passe à côté de la signification de la crise actuelle qui est bien globale et non pas purement économique et financière.

 

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LA VOIX DU NORD

Non à la croissance pour la croissance ! Et si nous réfléchissions à une autre vision du progrès ? Jean Gadrey, professeur émérite d'économie à l'Université de Lille I, est l'un des membres de la commission Stiglitz, présidée par le prix Nobel d'économie, chargée de réfléchir à de nouveaux indicateurs de croissance. Propos à méditer.

- On ne s'est jamais autant interrogé sur les notions de croissance et de relance. Selon vous, quelles sont les priorités ?

« Il est vrai qu'avec la crise, une partie de l'opinion se pose plus de questions qu'avant sur le type de société que nous souhaitons, le type de progrès que l'on peut envisager. La crise rend encore plus nécessaire le recours à d'autres indicateurs. Pourquoi ? Cette crise apparaissait comme purement financière s'étendant à l'économie. On s'est aperçus assez vite qu'elle avait une forte dimension sociale, avec en arrière fond une dimension écologique.

Si on veut vraiment sortir de la crise et pas seulement replâtrer un système ancien, on a besoin d'autres repères que seulement la croissance et le produit intérieur brut. On a aussi besoin de repères en matière écologique et en matière sociale. »

 

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NdlR Jean GADREY, 65 ans, est Professeur émérite d'économie à l'Université Lille 1. Ses domaines de recherche sont la « Socio-économie des services » et les « Nouveaux indicateurs de richesse », titres de deux livres récents publiés à La Découverte, coll. Repères.

S'y ajoute le thème des inégalités, objet d'un essai "En finir avec les inégalités" (Mango, 2006). Il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique). Il publie régulièrement des articles ou tribunes dans Alternatives économiques, Les Cahiers français, Politis, et Le Monde.

Jean GADREY travaille  au sein de la commission sur les nouveaux indicateurs de richesse économique créée depuis un an, sous la co-direction de Joseph STIGLITZ et  Amartya SEN, et avec pour coordinateur Jean-Paul FITOUSSI, pour la mise au point de nouveaux indicateurs de progrès économique et social supposés supplanter le Produit  Intérieur  Brut (PIB) et sa croissance.

 

 

ACTU ENVIRONNEMENT

Quartiers résidentiels, zones commerciales, voies de transport, la France continue son artificialisation. Selon les dernières données du projet européen CORINE Land Cover, les terres arables et les milieux naturels sont les premiers à en pâtir.

  Conformément au programme européen CORINE Land Cover, la France vient de transmettre ses dernières statistiques concernant l’occupation des sols de son territoire métropolitain. Basée sur des données de 2006, cette édition est réalisée par 38 états européens investis dans le programme sous la coordination de l’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE). Cet exercice est le troisième du genre après ceux réalisés sur la base des données de 1990 puis de celles de 2000. En France, il est réalisé par le Service de l’observation et des statistiques (ex-IFEN) du Commissariat Général du Développement Durable (CGDD).

Cette base de donnée présente la particularité d’être réalisée à partir de photos satellites, découpées humainement en zones de couverture homogènes de 25 ha minimum. Chaque zone est ensuite colorée en fonction des activités présentes : rouge pour les territoires artificialisés, jaune pour les zones agricoles, vert pour les forêts et milieux semi-naturels, bleu foncé pour les zones humides et bleu clair pour les eaux de surface. Ces cinq grandes catégories se subdivisent ensuite en sous-catégories plus précises : zones urbanisées, zones industrielles, espaces verts, mines…


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ACTU ENVIRONNEMENT  par Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Modem.

Préoccupant ! Le fait qu'à aucun moment du G20 il n'ait été question de l'aggravation de la crise écologique et énergétique du fait du dumping environnemental, ni même de l'ébauche de nouvelles règles du jeu pour favoriser l'actionnariat stable est préoccupant. Plus généralement, on regrettera que c'est encore le court terme qui a été privilégié au G20.

Le G20 aura incontestablement marqué les esprits en termes de communication.


En effet, les portes des avions des chefs d'Etat n'étaient pas refermées que la presse européenne et la presse française, en particulier, se réjouissaient de l'immense succès du G20.


Il est incontestable que les chefs d'Etat réunis à Londres n'avaient pas le droit d'échouer, c'est-à-dire de ne pas trouver d'accord. Ils ont donc réussi. Reste à savoir la valeur réelle et l'efficacité future de l'accord. Cette efficacité s'appréciera dans le temps, mais elle peut d'ores et déjà s'évaluer en fonction des sujets traités et de l'ampleur des réformes proposées.

Mais, comme le rappelle très justement Paul Jorion (Contre Info du 7 avril 2009) « ceux qui sont responsables de la crise font partie du problème, pas de sa solution » en pensant d'abord aux représentants du monde de la finance mais aussi aux régulateurs et aux politiques qui leur avaient signé un chèque en blanc. Or, ils ne sont pas sortis du système ; ils l'ont prolongé en essayant simplement de réduire les effets trop pervers qui se sont manifestés à l'origine de la crise.

 

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Sur le blog LES INVENTEURS

Vivre autrement. Un titre qui sonne si juste dans cette période de crise qui ne semble jamais vouloir cesser de nous rappeler toute l’absurdité de la financiarisation de l’économie ces trente dernières années. Souvenez-vous, cette main invisible, autorégulatrice, ces délocalisations, ces déplacements de pollutions, cette fuite en avant, cette course au moins disant économique, sociale et environnementale. 1987 et 1989.1987, le rapport Bruntland et cette nécessité, impérative, de penser aux générations futures, 1989 et la chute du mur de Berlin, la « Fin de l’Histoire », le triomphe final de l’économie libérale ! Et maintenant ? La « génération Bruntland », celles et ceux nés en 1987 a 22 ans… Joyeux anniversaire et bonne crise ! Quand à la fin de l’histoire… voilà une morte qui ne cesse de remuer, en mal, le 11 septembre 2001, ou en bien avec cette incroyable élection de Barack Obama, après une primaire démocrate qui vit s’affronter une femme et un métis !


La première partie du livre de Corinne Lepage porte justement sur une analyse critique de cette époque et de cette somme de publications, de Lester Brown à Jared Diamond en passant par Jacques Attali. Tous ces intellectuels qui ont publié, parlé, parfois interpellé le monde sur les enjeux présents et à venir. Une synthèse analytique qui servira pour certain de cure de jouvence et pour d’autre de cession de rattrapage… et nous pousse à (re)lire la bibliographie attenante. Puis Corinne Lepage dresse un inventaire, non-exhaustif, de ces bonnes pratiques, ces inventeurs d’un futur viable que nous valorisons au fil de ce blog. Toutes ces initiatives pour vivre autrement. Mais Corinne Lepage fait aussi de la politique et elle ne croit pas que le monde changera si le pouvoir persiste dans la voie qui nous a menée jusqu’à aujourd’hui. Et alors, le livre devient presque révolutionnaire, tout du moins révolté. Etrange époque, où une avocate parisienne, autrefois classée à droite, vante les charmes du mouvement coopératif, d’une nouvelle donne sociale, défend l’intelligence collective !


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Le guide "Repères - 10 indicateurs clés de l’environnement" publié par le ministère est en ligne. Vous y trouverez des chiffres clés sur l’environnement : pollution de l’air, de l’eau, émissions de CO2, déchets...)

Le ministère de l'écologie a publié, mardi 10 mars, la mise à jour de dix indicateurs-clés, qui témoignent de l'évolution de l'état de l'environnement en France. Ces données contiennent plusieurs bonnes nouvelles, comme la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 5,7 % depuis 1990. Mais pour atteindre l'objectif de division par quatre des émissions d'ici à 2050 le rythme devra beaucoup s'accélérer.

La part d'électricité d'origine renouvelable progresse, mais reste inférieure à son niveau de 1990, et loin des objectifs. La qualité des cours d'eau vis-à-vis des nitrates progresse. La quantité de matières consommées pour une même richesse produite a baissé de 23 % depuis 1990, mais les quantités consommées, en valeur absolue, restent stables.

La qualité de l'air en ville s'améliore globalement, grâce en particulier à la baisse des émissions de dioxyde de soufre émises par les industries. Mais les teneurs en ozone et en particules, particulièrement nocives pour la santé, restent stables.

Le bétonnage des sols progresse, au détriment des espaces agricoles et naturels. Le nombre d'espèces d'oiseaux communs, qui constitue un bon indicateur de biodiversité, a chuté de 18 % depuis 1989.

Les espèces agricoles et forestières sont les plus touchées. L'objectif de la France et de l'Europe est de stopper la perte de biodiversité d'ici à 2010.


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Un nouveau livre de la philosophe Isabelle Stengers "Au temps des catastrophes - Résister à la barbarie qui vient"

Nous avons changé d'époque : l'éventualité d'un bouleversement global du climat s'impose désormais.

Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne sont plus des problèmes pouvant être traités de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l'atmosphère, les sols. Il ne s'agit pas d'un " mauvais moment à passer " avant que tout redevienne " normal ". Nos dirigeants sont totalement incapables de prendre acte de la situation.

Guerre économique oblige, notre mode de croissance actuel, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n'est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui lui est apportée - l'abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l'abri - apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d'une Nouvelle-Orléans à l'échelle planétaire.

Mais dénoncer n'est pas suffisant. Il s'agit d'apprendre, et cela à toute échelle, à briser le sentiment d'impuissance qui nous menace, à expérimenter la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme. Ce sont les chemins de cette alternative qu'explore Isabelle Stengers dans cet essai novateur.


Isabelle Sengers, courte présentation :

Isabelle STENGERS est née en 1949. Licenciée en chimie de l'Université libre de Bruxelles, lectrice de Whitehead, de Simondon et de Starhawk, collaboratrice régulière de la revue Multitudes, elle enseigne la philosophie des sciences à l'Université libre de Bruxelles. Membre du comité d'orientation de Cosmopolitiques.

Isabelle Stengers est connue pour son premier ouvrage, La Nouvelle Alliance (1979), co-écrit avec le Prix Nobel de Chimie Ilya Prigogine. Elle s'est ensuite intéressée, en faisant appel entre autres aux théories de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, à la critique de la prétention autoritaire de la science moderne. Stengers souligne ainsi l'omniprésence de l'argument d'autorité dans la science, ainsi lorsqu'on fait appel aux « experts » pour trancher le débat, comme s'il n'y avait pas de réel différend politique à la source du débat lui-même. Elle a ensuite travaillé sur la critique de la psychanalyse et notamment de la répression, par cette dernière, de l'hypnose, rencontrant par ce biais Léon Chertok. Elle a aussi contribué au pamphlet Le livre noir de la psychanalyse. Avec un autre auteur de cet ouvrage, l'ethnopsychiatre Tobie Nathan, elle a en outre rédigé un exposé de ses idées sur la psychothérapie.

 

En 1990, elle est à l'origine avec Philippe Pignarre de la création de la maison d'édition Les Empêcheurs de penser en rond.

 



Alerte maximale !

Le polytechnicien écologiste J.M. Jancovici s'alarme du changement climatique et de l'épuisement du pétrole. Pour sauver la planète, le compte à rebours a déjà commencé.

Le Nouvel Observateur. - Dans votre nouvel essai, vous en appelez à un volontarisme churchillien pour faire face au «big bang» que provoquera l'épuisement des énergies fossiles et au changement climatique. Vous dénoncez avec virulence les journalistes et les politiques incompétents !

Jean-Marc Jancovici. - Si nous y allons au canon, c'est parce qu'il faut se faire entendre. Nous n'avons plus le temps d'attendre ! L'échéance de la mutation énergétique n'est pas à l'horizon du demi-siècle ! Dans les trois à cinq ans à venir, il faut que nous soyons en ordre de bataille. Sortant de soixante ans de paix et de croissance économique (sauf rares accidents), nous ne réalisons pas à quel point notre système socio-économique est menacé par l'inaction. Sans dessein et sans un minimum de volontarisme partagé, nos institutions ne résisteront pas aux menaces à venir.

N.O.-Vous laissez entendre, sans le prouver, que la dépression économique trouverait son origine dans la raréfaction des énergies fossiles...

J.-M. Jancovici. - Depuis 1970, la chronologie est troublante : chaque forte hausse du prix du pétrole a été suivie d'une récession. La crise récente a été précédée par six ans de hausse quasi ininterrompue, ce qui a progressivement freiné toute l'économie. C'est normal, l'énergie est par définition l'unité de transformation du monde : sa hausse rapide freine les transformations physiques, et donc l'économie. Les entreprises et les ménages ont alors de plus en plus de mal à rembourser leurs crédits. De surcroît, les banquiers ont amplifié le problème en titrisant les encours de prêts, ce qui a permis de repousser la crise en prêtant plus longtemps, mais au prix d'une explosion plus violente à terme. Sans modifications structurelles, notamment sur l'énergie, à coup sûr tout se reproduira, en pire. Que ceux qui se réjouissent aujourd'hui de la baisse du prix de l'or noir se souviennent qu'elle survient le plus souvent en période de récession...


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Proposition de loi « Réduire l'empreinte écologique » : faire entrer la philosophie de la limite en droit français

La proposition de loi visant à doter la France de l'empreinte écologique comme indicateur principal de la durabilité en mesurant simplement la surface productive nécessaire à une population, a été rejetée bien que tous les intervenants aient reconnu sa pertinence… Preuve d'un manque de volonté politique.

Le mardi 20 Janvier 2009, les députés Verts ont eu l'opportunité de présenter une proposition loi sur l'empreinte écologique en séance publique. Une niche parlementaire accordée aux Verts – c'est-à-dire la mise à l'agenda d'une de leur proposition de loi – est assez peu fréquente. C'est pourquoi nous avons choisi une orientation essentielle et déterminante : faire entrer la notion de finitude dans le droit de l'environnement. Si l'on souhaite la poursuite de la satisfaction des besoins élémentaires de l'humanité, il est impératif de pouvoir quantifier l'impact de nos activités sur la nature pour mieux les contrôler. L'empreinte écologique, indicateur mesurant la surface productive nécessaire à une population, utilise une unité simple pour tous les acteurs : l'hectare. Par cette simplicité de mesure, elle devient un outil de solidarité planétaire. Elle induit une responsabilité collective en mesurant à tous niveaux, dans tous les secteurs la violence de l'impact de nos prélèvements et nos rejets dans la nature.


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NdlR :Qu'est ce que l'empreinte écologique ?

"l'empreinte écologique est la surface correspondante de terre productive et d'écosystèmes aquatiques nécessaires pour la production des ressources utilisées et l'assimilation des déchets produits par une population définie à un niveau de vie spécifié, là où cette terre se trouve sur la planète " d'après William E. Rees l'inventeur du concept. M.E.

François Fillon a adressé le 3 décembre une circulaire sur l'exemplarité de l'Etat en matière de développement durable. Un plan ''Administration exemplaire'' doit fixer des principes de comportement et une politique d'achats éco-socio-responsables.

L'éco-responsabilité consiste, pour l'Etat, à intégrer les préoccupations environnementales à ses activités. Cette démarche, lancée en 2004 par la secrétaire d'Etat au développement durable Tokia Saïfi, permet aux autorités publiques de montrer l'exemple et rend crédible la dynamique engagée par la Stratégie nationale du développement durable (SNDD), rappelle l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Il s'agit ainsi de promouvoir des comportements éco-responsables des agents de toute administration, une gestion énergétique économe des bâtiments publics ainsi que des déplacements professionnels ou de gestion des déchets.

Le 1er octobre 2008, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire, a présenté en Conseil des ministres une communication ''sur l'Etat exemplaire dans le domaine du développement durable''. L'Etat incitera les établissements publics, les collectivités territoriales, les entreprises et les ménages à s'engager à ses côtés dans le mouvement engagé pour réformer en profondeur les pratiques, dans le domaine de l'environnement et de la consommation d'énergie, avait souligné Jean-Louis Borloo.


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CAP21 regrette la disparition de l’Institut Français de l’Environnement

CAP21 regrette la dissolution de l’Institut Français de l’Environnement publiée au Journal Officiel du 29 novembre. Pour Corinne LEPAGE, ancienne ministre de l’environnement, cet institut produisait de manière indépendante des rapports sur l’état de l’environnement en France qui faisaient référence. Le rattachement des missions et des personnels dans le service de l’observation et des statistiques du Commissariat au développement durable du ministère de l’Ecologie entraîne de facto la disparition de l’indépendance de l’information environnementale auprès du public. Le remplacement progressif des personnels spécialisés par des agents plus généralistes ou des statisticiens de l’INSEE renforce cet affaiblissement de l’information.
 
Par ailleurs CAP21 partage les préoccupations des personnels de l’ADEME sur les conditions de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement sur les territoires. Pour Eric DELHAYE, président délégué du mouvement, le placement des délégations régionales sous la tutelle des préfets, la prise en charge de nouvelles missions (gestion du fonds chaleur annoncé en novembre, plan de communication du MEEDDAT) et le transfert de certaines tâches aux nouvelles Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) jettent la confusion la plus totale auprès des personnels d’autant plus que ces réformes se font sans concertation. La situation doit être au plus vite clarifiée.
 

OGM : Des avancées incontestables au niveau européen

CAP21 se félicite du texte que les ministres européens de l’environnement viennent d’adopter au sujet de l’évaluation de l’impact des organismes génétiquement modifiés. Un certain nombre de points constituent ainsi une avancée incontestable et totalement opposée à la position pro-OGM que défend la Commission Européenne. Nous soutenons ainsi la demande de renforcement de l’évaluation des impacts environnementaux à moyen et long terme des OGM cultivés, notamment de ceux produisant des pesticides ou résistants à des herbicides, l’accès aux informations gardées secrètes par les entreprises de biotechnologie ou la possibilité d’avoir des zones sans OGM.

Ces conclusions du Conseil des Ministres de l’Environnement s’inscrivent dans le champ des propositions du rapport sur la gouvernance écologique que Corinne LEPAGE avait remis il y a quelques mois à Jean-Louis BORLOO.
CAP21 espère désormais que les recommandations des Etats membres vont être appliquées par la Commission Européenne.

 
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