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Pollution ondes E.M. -THT

LA CROIX 02-12-2009

Quelques chiffres sur les portables

L’équipement : 79 % des Français de 12 ans et plus sont équipés d’un téléphone mobile, pour 59 millions de cartes SIM en circulation en 2009 selon l’AFOM.

Des écarts d’âge et de sexe : En 2008, 80 % des femmes avaient un mobile contre 75 % des hommes. Côté génération, 83 % des 40-59 ans en possédaient un, et 54 % des 60 ans et plus… D’après une enquête TNS-Sofres de l’automne 2009, les adolescents de 12 à 17 ans sont quant à eux équipés à 73 %. Les filles le sont plus tôt que les garçons : près de la moitié obtiennent ainsi un mobile avant l’âge de 13 ans (49 %), contre 41 % des garçons.

La consommation : On comptabilise en moyenne 150 minutes d’appels mobiles émis par mois et par carte SIM, soit 2 h 30, et 51 SMS/MTS envoyés.
De multiples usages : Les Français sont de plus en plus nombreux à utiliser les fonctions non téléphoniques de leur mobile : 79 % d’entre eux envoient des SMS ; 61 % prennent des photos ; 40 % envoient des photos ou des vidéos ; 37 % filment ou font des vidéos ; 33 % écoutent de la musique ; 15 % envoient ou reçoivent des e-mails ; 3 % regardent la télévision.

 

Mais ce sont surtout les 12-24 ans qui sont champions en la matière : 97 % d’entre eux envoient des SMS ; 91 % prennent des photos et 69 % font des vidéos. 72 % envoient des photos ou des vidéos ; 76 % écoutent de la musique ; 66 % jouent avec leur mobile et 34 % en font un usage Internet. (Chiffres 2008 de l’AFOM) .
La couverture : D’après un bilan de l’ARCEP, environ 99,82 % de la population est couverte par au moins un opérateur mobile au 1er janvier 2009, ce qui correspond à 97,7 % de la surface du territoire. Le taux de zones blanches est ainsi évalué à 0,18 % de la population, soit environ 100 000 habitants. 97,8 % de la population est couverte par les trois opérateurs mobiles à la fois.

Le commentaire de CAP21 : Voila, une fois de plus, une raison d'être très inquiet. Nos contemporains malgré les recommandations de nombreuses associations CRIIREM, PRIARTEM, Robin des Toits, Ecologie sans Frontière, Next-Up... et nous-mêmes, continuent de se ruer sur ces petits appareils aux usages de plus en plus étendus sans beaucoup de discernement et de précaution.

1) Les experts ayant travaillé sur les risques du portable estiment qu'il ne faudrait pas utiliser le portable plus de 20 minutes au total par mois.

2) On continue de donner des portables aux enfants et adolescents alors que les experts sanitaires nous mettent en garde sur les risques liés à la fragilité et vulnérabilité du cerveau des plus jeunes.

3) La dangerosité du portable croit avec les nouveaux usages que les opérateurs attribuent à ceux-ci.

Pour que ces nouveaux usages soient techniquement possibles, la puissance d'émission du rayonnement des portables et des antennes-relais (nouvelle technologie UMTS) a été augmentée d'où risque supplémentaire pour tous les utilisateurs.

4) Très peu de personnes utilisent les oreillettes alors que leur rôle de protection est bien réel.

M.E., membre de la CRIIREM.

LA VOIX DU NORD

Une dizaine d'antennes-relais existent aujourd'hui à Béthune, implantées pour la plupart sous l'ex-municipalité. Est-ce la raison qui a poussé l'adjoint au maire Yvon Bultel, en charge du dossier, à entamer de nouvelles études sanitaires ? Toujours est-il que, cette semaine, un technicien est mis à la disposition de la population...

Le technicien s'est rendu hier rue Ferry pour prendre des mesures dans l'enceinte de l'école primaire et chez des particuliers.


André habite l'avenue du Maréchal-Juin depuis 1977. On l'aperçoit de son jardin. Elle est plantée à une dizaine de mètres plus loin. Au début, il pensait que cette antenne servait à la SNCF. Mais depuis qu'il connaît la véritable raison de son existence, il ne la voit plus d'un bon oeil. Alors quand la municipalité lui a proposé la visite d'un expert, il n'a pas hésité. « Nous avons contacté des Béthunois, au hasard, via l'annuaire, indique Yvon Bultel. Six à huit visites ont ainsi été programmées. Sur les douze personnes que j'ai personnellement contactées, la moitié ont accepté. » Le technicien de mesure a pris la température de la chambre, située à l'étage de l'habitation. Le nombre de volts par mètre carré est « plus que raisonnable », tranche l'expert. ll avoisine même les 0,6 V/m, seuil de précaution sanitaire défendu par les scientifiques internationaux indépendants. Les seuils actuels maximaux sont compris entre 41 et 61 V/m. La ville de Béthune s'est portée candidate à la mise en place d'une expérimentation de ce seuil de précaution.


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Ndl
R Voila une initiative qui va dans le bon sens. M.E.

AFSSET Nouvel avis et nouveau rapport 16-10-2009

Face aux incertitudes l’Afsset considère qu’il convient d’agir et fait les recommandations suivantes : développer la recherche, pour lever les incertitudes qui demeurent et se tenir aux aguets des signaux nouveaux qui émergeraient ; réduire les expositions du public.

Le rapport de l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables. Néanmoins aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules pour des niveaux d’exposition non thermique n’a été identifié à ce jour. De même le niveau de preuve épidémiologique concernant des excès de certaines tumeurs reste très limité. A contrario, un nombre important d’études ne rapporte pas d’effet particulier. Au total, le niveau de preuve n’est pas suffisant pour retenir en l’état des effets dommageables pour la santé comme définitivement établis. Pour l’Afsset ils constituent des signaux indéniables.

 

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Consulter ou télécharger l´AVIS de l´AFSSET

 

Consulter ou télécharger la NOTE DE SYNTHESE de l´AFSSET

 

NdlR : A lire un peu entre les lignes : l'AFSSET commence enfin à parler de prévention en rappelant que le principe de précaution existe dans le cas de connaissances scientifiques permettant mal de conclure. M.E.


L'association Robin des Toits trouve que cet avis est plus que timoré et prône toujours :
- l'interdiction du mobile pour les enfants de moins de douze ans
- la non-utilisation du portable non équipé d'une oreillette et l'éloignement du ventre du téléphone portable ou DECT chez les femmes enceintes
- l'utilisation systématique de l'oreillette filaire, 
- la baisse des puissances des antennes relais à 0,6V/m.


AGORA VOX

Alors qu’une nouvelle étude vient de pointer les dangers des ondes électromagnétiques dégagées par les téléphones portables, l’application du principe de précaution dépend plus de la cartographie judiciaire que de l’évaluation objective des dangers sanitaires. Les assurances ont pourtant moins de scrupules que les tribunaux.

De nombreuses études concordantes attribuent aux antennes-relais un rôle significatif dans le développement des maux de tête, des cancers de la peau ou des tumeurs du cerveau. Une récente étude israélienne vient même de mettre en avant le danger des ondes sur la santé bucco-dentaire.
 
Tous ces travaux militent d’ailleurs pour l’application du principe de précaution. Pour autant, on observe que les tribunaux font une application encore incohérente de ce principe, même si les verdicts sont de plus en plus prononcés en défaveur des grands opérateurs.

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LE NOUVEL OBSERVATEUR

La commission des affaires économiques du Sénat a décidé, dans le cadre du projet de loi Grenelle 2, d'interdire l'usage des téléphones portables dans les écoles et collèges.

Dans le cadre du projet de loi Grenelle 2, la commission des affaires économiques du Sénat, a décidé jeudi 9 juillet d'interdire l'usage des téléphones portables dans les écoles et collèges. La commission a adopté cette mesure d'interdiction d'"utilisation par un élève de son portable dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les collèges" dans le cadre du titre V du Grenelle 2 consacré aux "risques, santé et déchets". Les sénateurs de la commission ont voté l'ensemble du Grenelle 2 après 35 heures de discussion et l'examen de 1.089 amendements. Elle a achevé dans la nuit de mercredi à jeudi les titres V (Risques, santé, déchets), VI (gouvernance) et VII (Dispositions complémentaires).


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Le point de vue de CAP21 : Bien sûr, nous approuvons cette mesure de bon sens et ses effets qui vont bien au delà de la simple protection des jeunes vis à vis des ondes electromagnétiques. Le portable, à l'école, c'est la distraction assurée,  pendant la classe, pour les possesseurs-utilisateurs de celui-ci, ce sont aussi les sonneries en plein cours et tous les autres abus possibles dont celui de filmer son ou sa prof à son insu ... ou autres bétises encore !
On peut se poser la question pourquoi s'arrêter au niveau du collège et permettre implicitement l'utilisation des portables au lycée ?

Au moment où Roselyne Bachelot, Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet clôturent le Grenelle des ondes et se félicitent des orientations prises après un mois et demi de discussions, les associations estiment ne pas avoir été entendues.

Un mois et demi de discussions, vingt heures de débat… Le Grenelle des ondes a réussi le pari de mettre autour de la table l'ensemble des acteurs (défenseurs de l'environnement, syndicats, usagers, élus locaux, opérateurs de téléphonie mobile et pouvoirs publics) concernés par la question des antennes relais et du développement de la téléphonie mobile. Pourtant, si les pouvoirs publics se félicitent de la mise en œuvre du processus, les associations sont beaucoup plus critiques quant aux résultats obtenus.


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L'Expansion.com-AFP

Les champs électromagnétiques pourraient « être à l'origine d'un problème de santé publique majeur » écrivent quatre scientifiques, en plein débat sur les dangers des antennes de téléphonie.

Voilà qui ne contribuera pas à apaiser le débat sur les dangers des antennes de téléphonie mobile. Lundi, des scientifiques ont estimé que les champs électromagnétiques pourraient « être à l'origine d'un problème de santé publique majeur ». « Les effets des champs électromagnétiques sur notre santé sont démontrés par l'observation clinique de très nombreuses investigations toxicologiques et biologiques et certaines études épidémiologiques », soulignent quatre professeurs, dans une déclaration publiée à l'occasion d'un colloque au Sénat sur l'enjeu sanitaire des technologies sans fil.

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NdlR Sur ce même site l'Expansion.com met en ligne un dossier "Les dangers du téléphone mobile" de plusieurs articles qui montrent les atermoiments du pouvoir face au problème sanitaire posé. M.E.

Alors que de récentes décisions de justices ont relancé le débat autour des champs électromagnétiques, deux sénateurs Verts organisent un colloque sur les technologies sans fil et leurs enjeux sanitaires.

La prolifération des technologies sans fil (téléphone portable, Wifi…) dans notre quotidien suscite de plus en plus la polémique. Récemment, deux décisions de justice ont relancé le débat en ordonnant le démontage d'antennes relais.

Le 4 février dernier, la Cour d'appel de Versailles a condamné Bouygues Télécom au versement de dommages et intérêts ainsi qu'au démontage d'antennes relais installées dans la ville de Tassin-la-Demi-Lune.

Le 16 février, c'est SFR qui s'est vu contraint par le tribunal de grande instance de Carpentras de démonter une antenne relais. Ces décisions ont été prises au nom du principe de précaution et du trouble de voisinage dû à l'impact visuel exceptionnel de ce type d'installation.

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La France compte près de 13 000 km de couloirs de lignes à très haute tension (THT) comportant 21 000km de lignes.

De nombreuses interrogations se posent sur l’impact de ces équipements sur les conditions de vie des riverains vivant à proximité, voir même directement en-dessous.

Les experts indépendants alertent régulièrement sur les conséquences sanitaires dans les cas d’exposition de longue durée. De même des études (étrangères) montrent que l’innocuité des lignes THT est loin d’être prouvée : étude G Drapper (2005), rapport bio-initiative (2007), étude Anke Huss (2008)…

Jusqu’à aujourd’hui les industriels, RTE en tête, et les pouvoirs publics affirment que tout va bien, qu’il n’y a aucune crainte à avoir, qu’il n’y a pas d’incidences sur les élevages, …

A l’issue du débat public sur le projet de ligne THT Cotentin-Maine résultant de la construction du nouveau réacteur (EPR) à Flamanville, la coordination interrégionale Stop-THT (Stop-THT), qui regroupe les collectifs d’associations des trois départements concernés, a décidé de conduire sa propre enquête à proximité de lignes existantes.

Pour garantir une démarche rigoureuse, ce travail a été réalisé sous l’autorité du conseil scientifique du CRIIREM.

Cette initiative citoyenne est une première en France non seulement sur ce sujet mais également par le nombre de foyers enquêtés.

Grace à l’ensemble des partenaires qui nous ont soutenus, nous disposons aujourd’hui d’informations précisant l’impact des lignes THT sur les conditions de vie et de travail des riverains.

Cette synthèse se veut accessible afin que chacun puisse prendre ces décisions en connaissance de cause.


Voir le rapport d'enquête


NdlR : Le CRIIREM est le Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements Electro-Magnétiques. A la fois centre de recherche et centre de documentation, l’action de cette association porte sur les effets des ondes électromagnétiques sur le vivant et sur la technologie.

Le bureau du CRIIREM réunit des scientifiques, experts des pollutions de l’environnement. Il est accompagné d’un conseil scientifique, un "comité des sages" », composé de médecins et d’universitaires reconnus, spécialistes de l’électromagnétisme naturel, biologique et artificiel.

Cela fait des années que certains d'entre-nous suivent l'actualité scientifique et les avis de précaution concernant l'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile. Nous partageons avec beaucoup d'associations le point de vue que la législation actuelle ne protège pratiquement pas les riverains de ce type d'installation. Il faut dire que notre législation autorise en France l'exposition de la population à des champs électriques trés élevés de 41 V/m à 61 V/m selon la technologie employée (GSM à UMTS). Ces normes protègent en effet seulement des effets thermiques (la cuisson) et non vis à vis de l'electrosensibilté des êtres humains.
L'alarme a déjà été donnée par un collectif de médecins et de chercheurs en santé environnementale  (IGUMED) à Freiburg-in-Bresgau (Allemagne) en 2002. Voir l'appel de Fribourg

Les associations et CAP21 demandent une limitation du champ à 0,6 V/m en conséquence des travaux scientifiques, soit 100 fois moins que ce que permet la législation actuelle pour l'UMTS. En résumé, la loi actuelle ne protège pas du tout les citoyens : bébés, jeunes, adultes et personnes agées.

 

AFP : Principe de précaution, la justice condamne Bouygues Telecom à démonter une antenne-relai

C'est une première. Au nom du principe de précaution, Bouygues Telecom a été condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à démonter une antenne relais de téléphone mobile à Tassin-la-Demi-Lune, dans la banlieue ouest de Lyon pour «risque potentiel sur la santé». La justice avait été saisie par trois couples de riverains de l'antenne…

Dans ce jugement en date du 18 septembre, Bouygues Telecom a été condamné en outre à verser 3.000 euros à chacun des trois couples, pour «exposition à risque sanitaire», a poursuivi Me Richard Forget, l'avocat des riverains.

Soulignant qu’une telle condamnation était «une première» en France, Me Forget a précisé que le démontage de l’antenne devrait être effectué «dans un délai de 4 mois après le jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard». L’avocat a expliqué que le tribunal s’était prononcé «au nom du principe de précaution» et avait considéré qu’il y avait «un risque potentiel sur la santé des riverains».

Les trois couples avaient saisi la justice pour «trouble anormal de voisinage», en insistant sur le fait que personne ne pouvait certifier l’absence absolue de risque sanitaire.

 

A Lille aussi, quartier de Wazemmes, des habitants se battent sans être vraiment entendus et défendus par la municipalité qui, sauf erreur,  ne s'est d'ailleurs toujours pas équipé en matériel de mesure et qui n'a pas non plus formé quelques techniciens  à cette métrologie spécifique et aux aspects sanitaires de "l'electrosmog".

Voir l'article de la Voix du Nord


Télécharger la brochure trés complète réalisée par l'Office Fédéral Suisse de l'Environnement (OFEV) sur la pollution causée par les ondes électromagnétiques et leurs impacts santé

Dans cette brochure, on y parle de toutes les causes de brouillard électromagnétique ("electrosmog") : réseau de distribution de l'electricité, caténaires chemins de fer, radiodiffusion et antenes hertziennes, fours micro-ondes, téléphones sans-fil (DECT), Wi-Fi... et des conséquences possibles sur la santé. A lire attentivement !

CAP21 vous encourage à soutenir toutes les associations qui se battent pour faire éclater la vérité et pour que les citoyens soient mieux protégés de ce type de pollution : CRIIREM, PRIARTEM, Robin des Toits, Next-Up...

 

Le lien potentiel entre téléphone portable et cancers du cerveau pourrait s’apparenter à la relation entre tabac et cancers du poumon que les industriels et la société ont mis 50 ans à admettre, ont averti des scientifiques américains, lors d’une audience au Congrès.

On ne doit pas rééditer ce que nous avons connu à propos de la cigarette et du cancer du poumon où notre nation a pinaillé sur chaque détail d’information avant d’avertir le public », s’est inquiété David Carpenter, spécialiste de santé publique et professeur de santé environnementale à l’Université d’Albany (New York), jeudi, devant la Commission des réformes de la Chambre.

A ce jour, la science est divisée sur les effets biologiques des champs magnétiques émis par les téléphones cellulaires.

Mais, et surtout pour les enfants et les adolescents aux cerveaux plus vulnérables, « la prudence est de mise, même sans la preuve absolue de l’ampleur du risque », a ajouté M. Carpenter plaidant vigoureusement pour « des recherches urgentes » sur la question.

 

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NdlR En attendant CAP21 vous incite à suivre les conseils de prudence rassemblés par le CRIIREM (Centre de Recherche et d'Information Indépendantes sur les Rayonnements ElectroMagnétiques)

Téléphonie mobile : les 12 bons réflexes à adopter

ANALYSE DES ÉTUDES RÉCENTES

 Les champs magnétiques émis par les téléphones portables doivent être pris en compte en matière de santé. Il est important de s’en protéger. Dix mesures simples de précaution peuvent y aider.

A ce jour, les études épidémiologiques existantes sont insuffisantes pour conclure de façon définitive que l’utilisation des téléphones portables est associée à un risque accru de tumeurs et autres problèmes de santé.

Toutefois, il existe un consensus scientifique pour conclure que les études disponibles mettent en évidence :

1/ une pénétration significative des champs électromagnétiques des téléphones portables dans le corps humain, particulièrement au niveau du cerveau, et plus encore chez les enfants du fait de leur plus petite taille. (Figure 1.) [1, 2]

 

Figure 1. Simulation numérique de la pénétration du rayonnement électromagnétique d’un téléphone portable
en fonction de l’âge (Fréquence GSM 900 Mhz) (A droite, échelle colorimétrique du
Débit d’Absorption Spécifique, en W/kg) [1]*

 

2/ divers effets biologiques des champs électromagnétiques dans les bandes de fréquence des téléphones portables (de 800 à 2200 Mhz) même en dessous des seuils de puissance imposés par les normes de sécurité européennes (2 W/kg pour 10g de tissu) sur les tissus vivants, notamment une augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et une synthèse accrue des protéines de stress. [7, 10, 11, 12, 13]

Du fait de la rareté de l’utilisation des portables jusqu’à ces dernières années, nous notons que les études épidémiologiques humaines réalisées jusqu’à ce jour ne peuvent avoir comporté un nombre suffisant de personnes ayant utilisé leur téléphone pendant plus de 10 ans de façon intensive (plusieurs heures par semaine).

Et l’on sait que même dans le cas où l’association d’une exposition avec un cancer est parfaitement prouvée et le risque très fort (comme pour le tabac et le cancer du poumon), des études dans des conditions similaires, à savoir sur des personnes ayant fumé pendant moins de 10 ans auraient du mal à mettre en évidence un risque augmenté de cancer du poumon : le risque apparaît surtout 15 à 35 ans plus tard. [8].

Les études les plus récentes qui incluent des utilisations de téléphone portable pendant plus de 10 ans montrent une association probable avec certaines tumeurs bénignes (neurinomes du nerf acoustique) et certains cancers du cerveau, plus marquée du coté d’utilisation de l’appareil.* [7, 10, 11, 12, 13]

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Voir l'appel des 20 experts internationaux

 


 
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