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« Les observations récentes confirment que, compte-tenu des hauts niveaux d’émissions [des gaz à effet de serre] observés, le pire scénario du GIEC (ou même pire encore) est en train de se réaliser. », avertissent les scientifiques réunis à l’occasion de la récente conférence sur le climat de Copenhague, qui nous mettent du même coup face à nos responsabilités en rappelant qu’« il n’y a aucune excuse à l’inaction. Nous disposons maintenant de suffisamment d’outils et de compétences - économiques, technologiques, comportementales, et de pilotage - pour agir efficacement face au défi du changement climatique. Mais ils doivent être vigoureusement et largement mis en œuvre pour accomplir la transformation sociétale nécessaire à la « décarbonation » des économies ». Nous reproduisons ci-dessous les six « messages clés » que les congressistes ont adressé au monde.

Université de Copenhague, 12 mars 2009

Copenhague, Danemark : faisant suite au Congrès International Scientifique sur le Changement Climatique : “Risques mondiaux, défis et décisions”, auquel ont participé plus de 2500 délégués en provenance de près de 80 pays, les premières communications sur les résultats ont été rendues publiques par le comité de rédaction scientifique du Congrès. Les conclusions seront publiées sous forme de synthèse en juin 2009.


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Voir le site du Congrès de Copenhague (Anglais)

Les chercheurs écolos veulent-ils nous pourrir la « magie de Noël » ? Selon leurs calculs, rendus publics récemment, les cadeaux de Noël des Britanniques pèseraient 310 kilos de CO2 émis par habitant. Avec mes trois petits-enfants et une dizaine d’adultes, soit 13 personnes, ça ferait autour de quatre tonnes de gaz sous mon sapin, ou plutôt flottant là-haut autour des rennes.

Ces mêmes chercheurs, du très sérieux Institut de l’environnement de Stockholm, ont poussé le vice jusqu’à ajouter au bilan carbone des cadeaux celui des activités, nourriture, déplacements, illuminations et autres ingrédients des fêtes réussies. On double alors la mise, avec 650 kilos de CO2 par habitant : une grande fête des émissions. Source

Mouais… On veut une fois de plus nous affoler avec ces tonnes parfaitement invisibles, on cherche à nous culpabiliser, non ? Encore des gens qui rêvent du retour à la bougie !


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Jean Gadrey, 65 ans, est Professeur émérite d'économie à l'Université Lille 1. Ses domaines de recherche sont la « Socio-économie des services » et les « Nouveaux indicateurs de richesse », titres de deux livres récents publiés à La Découverte, coll. Repères. S'y ajoute le thème des inégalités, objet d'un essai "En finir avec les inégalités" (Mango, 2006). Il est membre du CNIS (Conseil National de l'Information Statistique). Il publie régulièrement des articles ou tribunes dans Alternatives économiques, Les Cahiers français, Politis, et Le Monde.

Jean-Pascal van Ypersele, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique) est vice-président du GIEC , le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, mis en place par le programme des Nations Unies pour l’environnement et l’Organisation Météorologique Mondiale.

Depuis Poznan, où se tiennent des négociations sur l’avenir de la Convention Climat de l’ONU, il réaffirme le message des scientifiques dans l'interview ci dessous qu'il m'a accordée.

Alors que la plupart des gouvernements sont représentés à la Conférence de Poznan dans le cadre de la Convention climat de l’ONU quelles sont les dernières nouvelles de la recherche dans ce domaine ?


Jean-Pascal van Ypersele : Je n’ai rien lu ces trois dernières années dans les revues scientifiques spécialisées qui aille à l’encontre des conclusions majeures du dernier rapport du GIEC. C’est déjà un élément de réflexion important. Des articles complètent ce que nous avons écrit à propos de l’élévation du niveau des océans qui pourrait être bien supérieure aux chiffres du dernier rapport (60 cm au maximum d’ici 2100, et plus ensuite), en raison de phénomènes liés aux glaces de l’Antarctique et du Groënland.

 

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«Ce qui se passe est historique, il n’y a pas un continent au monde qui soit doté de règles aussi contraignantes que celles adoptées aujourd’hui à l’unanimité», s’est réjoui vendredi Nicolas Sarkozy à l’issue du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement qu’il présidait pour la dernière fois.

«L’Europe est pionnière dans la lutte contre le changement climatique», lui a fait écho Angela Merkel, la chancelière allemande. Quant au président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, il n’a pas résisté à la tentation du slogan : «Yes we can, and yes you can», appelant ainsi les partenaires de l’Europe à prendre des engagements similaires sur le climat.


Les Vingt-Sept ont en effet tenu parole : l’objectif de 20 % de réduction des gaz à effet de serre européens (par rapport à leur niveau de 1990) d’ici à 2020 a désormais son mode d’emploi. Et l’Union peut s’afficher comme un exemple pour le reste du monde. Les dirigeants européens avaient annoncé des négociations difficiles, promis de défendre jusqu’au bout leurs intérêts et envisagé des nuits blanches… A la surprise générale, tout a été bouclé dans le timing prévu.

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des objectifs réaffirmés sans garantie de résultat !


ll faut reconnaître à la Présidence française son volontarisme et sa pugnacité pour aboutir à un accord des 27 Etats membres de l'Union Européenne sur le Paquet Climat Energie dans un contexte historique de crise financière et économique internationale.


Pour Corinne Lepage, présidente de CAP21 et vice-présidente du MODEM, si l'on peut se féliciter de la portée symbolique de l'accord autour de l'objectif des "3x20" à l'horizon 2020 (20% de diminution des consommations d'énergie, 20 % de part d'énergies renouvelables, 20 % de réduction des gaz à effet de serre) et du signal envoyé au reste du Monde, il faut toutefois observer que les moyens pour y parvenir souffrent de nombreux compromis.


C'est ainsi que les dérogations accordées réduisent le niveau d'effort d'un certain nombre d'Etats et de leurs industries. Il en va ainsi des allocations gratuites et mises aux enchères progressives des quotas de CO2 accordées aux industries énergivores de l'Allemagnes ou aux centrales électriques au charbon des Pays de l'Est. Le lobby industriel a donc largement réduit les contraintes jouant de la récession pour obtenir ces aménagements. Les revenus qui auraient pu être générés par le marché de quotas ne seront pas mobilisables pour aider les pays en voie de développement à s'adapter au changement climatique.



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Longtemps, elle a été une simple figurante : dans le protocole de Kyoto, qui régit, depuis 2005, la gouvernance internationale sur le climat, on ne la voit qu'à peine. Mais la forêt, dans la lutte contre le réchauffement, est en train de conquérir un rôle à sa mesure.

Pour la première fois, la protection des forêts tropicales a été prise en compte, en décembre 2007, à Bali, où les Nations unies établissaient la "feuille de route" de l'après-Kyoto. Le massif forestier européen, lui, vient de tenir la vedette d'une conférence organisée à Nancy, du 6 au 8 novembre, par la présidence française de l'Union européenne (UE), dans le cadre des négociations sur le climat. L'enjeu, cette fois, étant moins de protéger les forêts que de mieux les gérer, et d'exploiter au mieux leurs capacités à constituer un "puits" de carbone.

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Face au contexte international actuel, les associations redoutent un recul des ambitions de la Présidence Française de l'Union Européenne en matière d'environnement. Elles rappellent que ces mesures peuvent pourtant faire partie des solutions à la crise financière actuelle.

À quelques jours des sommets européens réunissant les chefs d'Etat et de gouvernement (conseil européen des 15 et 16 octobre) et les ministres de l'environnement (les 20 et 21 octobre), les associations de protection de l'environnement tirent le signal d'alarme. La présidence française de l'Union européenne (PFUE), qui a démarré le 1er juillet dernier, arrive à mi-parcours et les associations dressent déjà un constat d'échec.


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Graphique : Les engagements du protocole de Kyoto et la réalisation pour les plus anciens membres de l'Union Européenne (EU-15) (source EUROSTAT)

NdlR : Comme on peut le constater, les objectifs, pourtant modestes,  de Kyoto, de réduction des gaz à effet de serre ("greenhouse gas" en anglais) ne sont pas prêts pour l'instant d'être atteints. Et c'est pour cela que nous avons bien besoin d'une politique européenne commune volontariste et contraignante. M.E.

 

Climat : la bombe à retardement du méthane est enclenchée

Les scientifiques ont découvert la preuve que les fonds marins de l’Arctique commencent à libérer dans l’atmosphère des millions de tonnes de méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont pu observer le bouillon-nement provoqué par le gaz à la surface de la mer.

The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous- marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.



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La communauté scientifique établit de plus en plus un lien entre la fréquence et l'intensité des cyclones et le réchauffement de la planète, comme l'indiquent plusieurs recherches publiées ces derniers mois.

La Nasa, l'agence spatiale américaine, dont les satellites sont la principale source d'informations sur le climat terrestre, note sur son site Internet qu'en raison de la montée des températures à la surface du globe "un plus grand nombre d'ouragans et de tempêtes tropicales pourraient se produire et être plus violents".

La saison 2008 (de juin à novembre pour l’activité cyclonique) a été particulièrement active dans l'Atlantique avec jusqu'à présent neuf tempêtes tropicales dont près de la moitié sont devenues des ouragans, c’est-à-dire quand la vitesse des vents atteint 120 km/h. Le dernier cyclone en date, Ike, de force 2 (154 à 177 km/h) sur une échelle qui en compte 5, a dévasté une partie du Texas samedi 13 septembre.
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Frank Roux, climatologue au laboratoire d'aérologie de Toulouse, revient sur la saison cyclonique.

Fay, Gustav, Hanna, Ike et peut être Joséphine: en moins de trois semaines, tempêtes tropicales et cyclones ont déferlé sur l'Atlantique nord. Comme si chaque jour amenait sa nouvelle menace de désolation. Le nombre de cyclones dans le monde augmente-t-il et cela est-il dû au changement de climat  de la planète? Frank Roux, spécialiste des cyclones au laboratoire d'aérologie de Toulouse et professeur à l'Université Paul-Sabatier, fait le point.

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Voir aussi l'explication du mécanisme d'un cyclone

Selon une étude, le pays va devoir investir énormément pour renforcer ses digues et injecter des bancs de sable artificiels le long des côtes pour se prémunir des effets dévastateurs de la hausse du niveau de la mer.

Les Pays-Bas, menacés par le réchauffement climatique, doivent se prémunir contre les effets dévastateurs de l'eau en investissant des milliards d'euros d'ici 2100 pour renforcer leurs digues et protéger leurs côtes, selon un rapport remis aujourd'hui au gouvernement néerlandais.

"Le défi sécuritaire est déjà urgent dans plusieurs endroits aujourd'hui et ne va devenir que plus important avec une hausse du niveau de la mer et une plus grande variation dans les débits des rivières", écrit dans son rapport la commission Delta.

Le "programme Delta", qui doit remédier à cette situation, prévoit notamment un renforcement draconien de la sécurité et de l'entretien des nombreuses digues protégeant les Pays-Bas et d'injecter le long des côtes des bancs de sables artificiels.

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NdlR :  et en France me direz-vous ?
On peut se reporter aux  études faites sur les impacts du changement climatique dans le cadre de la Mission Interministérielle sur l'Effet de Serre.

Voir le rapport intitulé " Impacts potentiels du changement climatique en France au XXIème siècle "

Des scientifiques américains ont affirmé que les glaciers Jakobshavn et Petermann sont en passe de se désintégrer. Couvrant 1 295 km2, le glacier Petermann a perdu un morceau de 29 km2 en juillet.

Deux des plus grands glaciers du Groenland sont en passe de se désintégrer, ont estimé jeudi des scientifiques américains qui analysent quotidiennement des images satellites de la Nasa.

Un morceau de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann dans le nord du Groenland s'est détaché entre le 11 et 24 juillet, ce qui correspond à la moitié de la superficie de Manhattan, a précisé Jason Box, professeur-associé au centre de recherche polaire de l'Université d'Ohio (nord) dans un communiqué.

Les précédentes pertes importantes de glaces flottantes subies par le glacier Petermann, à savoir 86 kilomètres carrés, se sont produites entre 2000 et 2001.

Mais ce qui inquiète encore davantage Jason Box et son équipe dans les dernières images satellitaires est une énorme brèche partant du bord du glacier Petermann et qui pourrait signaler la brisure prochaine d'une partie beaucoup plus importante.

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