FRANCE INFO
Un agriculteur charentais et le Mouvement pour le respect des
générations futures demandent le retrait du désherbant Round Up, fabriqué par la firme américaine Monsanto. Ils ont envoyé une lettre au ministre de l’Agriculture, en soulignant que l’impact du
produit sur la santé humaine n’avait pas été correctement testé.
Sa boite verte est bien connue des jardiniers amateurs. Les agriculteurs, eux, l’achètent en plus grosse quantité, mais l’effet est le même : la fin des mauvaises herbes et autres plantes
indésirables. Le Round Up est l’un des désherbants les plus efficaces du marché. Mais aussi l’un des plus contestés.
Fabriqué en plusieurs versions par la multinationale américaine Monsanto, il contient des produits toxiques, en particulier le glyphosate, une molécule dite “active”.
Certaines études estiment qu’il est nocif pour la santé humaine, ce que dément son fabriquant.
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NdlR Jacques Maret est agriculteur et éleveur bio en Charente Maritime. Il a fondé un Centre Permanent de
Formation à L'Environnement en 1982 puis la Fédération Nationale des Producteurs Fermiers en 1990. Il est de formation scientifique et est l'auteur d'un ouvrage à succès "Le naufrage paysan
ou comment voir l'avenir en vert" paru en 2006. Auparavant chez les Verts, il a rejoint depuis quelques années CAP21.
LIBERATION BLOG SIX PIEDS SUR TERRE
Arroser abondamment ses champs de pesticides peut refiler la tremblote. C’est, en substance, ce qu’il faut
retenir d’une étude publiée par des chercheurs de l’unité «Neuroépidémiologie» de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC).
Elle met en relation l’exposition aux pesticides avec la prévalence de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs. Le résultat est net : le risque de contracter la maladie double avec
l’exposition aux produits phytosanitaires. Il augmente aussi avec le nombre d’années d’exposition et, chez les hommes, est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type
organochloré.
Cette étude est l'une des dernières pierres à l'édifice scientifique qui planche sur les effets sanitaires
des produits phyto.
Déjà, en 2006, une étude menée à Harvard considérait que l'exposition aux pesticides augmentait le risque de
Parkinson de 70%. Une compilation d'études se trouve ici. La maladie de Parkinson a même été reconnue
«maladie professionnelle» par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole.
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ACTU
ENVIRONNEMENT
Dans un communiqué du ministère de l’agriculture et de la pêche, daté du mercredi 6 mai, Michel Barnier a annoncé une
enveloppe supplémentaire de 3 millions d’euros venant s’ajouter aux 12 millions mis en œuvre par la loi de finance 2009. Un cofinancement européen issu du second pilier de la PAC (financé pour
55% par l’UE et pour 45% par l’état) complète, dans chaque région ces crédits nationaux.
Selon le baromètre 2007 de l'Agence bio, 40% des Français ont consommé au moins un produit bio chaque mois, 23% chaque semaine et 6% tous les jours. 84% des sondés souhaitent que l'agriculture
biologique s'étende en France. Pourtant, si la consommation en produits bios continue d'augmenter dans le pays, la production nationale reste peu développée. Ce qui implique qu'une part
croissante du marché est couverte par des produits importés des pays européens mais également d'Argentine, d'Israël ou encore de Nouvelle-Zélande. A l'heure actuelle, faute de capacité de
production adaptée, manger bio en France n'est pas énergétiquement durable !
Une augmentation du nombre de producteurs est en effet nécessaire pour faire face à la demande et atteindre l'objectif fixé dans l'article 28 de la loi de mise en œuvre du Grenelle 1 : 6% de
surface agricole utile (SAU) bio en 2012 contre 2% actuellement.
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Selon une récente étude américaine d'une part, et brésilienne d'autre part,
dont se fait l'écho le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures), l’exposition aux pesticides augmenterait de manière très significative les risques de développer la
maladie de parkinson et différents types de cancers.
S'agissant de l'étude américaine, les chercheurs se sont intéressés à l'exposition aux pesticides maneb et/ou paraquat dans
les 500 m de la zone d’utilisation. Les résultats de cette étude souligne l'augmention très significative du risque de développer la maladie de parkinson chez les personnes exposées, notamment en
fonction de l'âge des personnes étudiées, de la durée et de la nature de leur exposition.
Augmentation de 75% du risque
Réalisée en Californie, l'étude américaine s'est intéressée à l'exposition des agriculteurs de la Vallée
centrale et de leurs riverains. Selon les résultats de cette étude, l'exposition aux pesticides Maneb et/ou paraquat dans les 500 m de l'utilisation de ces produits chimiques augmenterait de 75%,
le risque de développer la maladie de parkinson.
Plus précisément, le risque serait maximum chez les sujets les plus jeunes chez qui le risque est multiplié
par 2,27 suite à l’exposition à un de ces deux pesticides ou multiplié par 4.17 en cas d’exposition aux deux pesticides. Cette étude fournit la preuve que l'exposition à une combinaison de manèbe
et le paraquat augmente le risque, en particulier chez les sujets jeunes, surtout lorsque l'exposition se produit dans le temps.
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NOVETHIC
La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit à l’année. En Charente,
ce jeune agriculteur expérimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production à la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment
grâce à la complémentarité des cultures.
Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques.
Enthousiaste sur les résultats, il cite pour l’exemple : « le problème des limaces s’est réglé de lui-même, dès la seconde année, grâce aux carabes, crapauds et
hérissons », des alliés naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbées et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installé en
Charente, à Marsac, près d’Angoulême, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture écologique, en totale rupture avec le modèle agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri,
qui est aussi un écolieu pédagogique, ressemble au premier abord à une friche. Pourtant, lorsqu’on pénètre, les choux, salades et autres légumes sont bien là, sur des buttes, calfeutrés dans de
la paille.
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On peut voir aussi a contrario le dossier trés fouillé
sur les pesticides et leurs conséquences sanitaires et environnementales sur le site du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
Un Français est le plus grand spécialiste au monde des ressources marines. Mais qui, dans son propre pays,
connaît Daniel Pauly ?
"C'est le numéro un dans son domaine. Il a fait comprendre à la communauté
scientifique et au monde l'ampleur de la surexploitation des poissons", dit Philippe Cury, directeur du Centre de recherche halieutique méditerranéenne et tropicale (CRH), basé à
Sète.
M. Cury a invité Daniel Pauly à passer quelques mois au CRH, afin que la France
découvre enfin ce "grand monsieur" qui vit à Vancouver, au Canada.
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Qui est Daniel Pauly ?
1946 : Naissance à Paris.
1979 : Docteur en biologie marine à l'Université de Kiel, en Allemagne.
Départ à l'International Center for Living Aquatic Resources Management (Iclarm), aux Philippines, où il développe la base de données fishbase.org.
1994 : Professeur au Fisheries Centre de l'Université de
Colombie-Britannique, au Canada.
1999 : Début du projet Sea Around Us de cartographie de l'impact de la
pêche.
2003 : Directeur du Fisheries Centre. Le magazine Scientific
American le classe parmi les 50 scientifiques les plus influents.
2005 : Prix international Cosmos, qui récompense la recherche en
écologie.
Suite aux engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français entend
soutenir la filière bio en l'introduisant dans la restauration collective, et en développant les terres agricoles consacrées. Mais l'offre est loin de satisfaire la
demande.
Les français veulent du bio. C'est en tout cas le constat que dresse
l'AgenceBio, au regard des conclusions de son dernier baromètre, publié le 5 février dernier. Et sachant que 49% des repas pris hors domicile le sont dans la restauration collective, le secteur a
tout intérêt à se mettre au vert.
Objectif 2012 : 20% de bio dans les
assiettes...
Effet direct du Grenelle, le gouvernement a diffusé en mai 2008 une circulaire
auprès des ministères et préfectures, engageant à « l'exemplarité de l'État en matière d'utilisation des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration
collective ». Objectif annoncé : être en mesure de proposer, dès 2012, 20% de repas bio ou partiellement bio dans les cantines des administrations d'État. Avec pour étape de mi-parcours
les 15% en 2010. Et l'espoir que la restauration d'entreprise suive le même chemin.
Pour l'heure, sur le secteur global de la restauration collective (administration, entreprises, collectivités ), on dénombre à peine 0,5% de repas bio. Alors certes, leur nombre à été multiplié
par dix ces quatre dernières années, atteignant les dix millions de couverts en 2007, mais les ambitions gouvernementales n'en restent pas moins démesurées. Cécile Desclos, en charge de l'étude
« Produits bio : perspectives de développement et stratégies comparées des distributeurs », publiée en décembre 2008 par Eurostaf, regrette par ailleurs que la circulaire ne
concerne pas les établissements scolaires, « qui pourtant font preuve de nombreuses initiatives depuis quelques années. » Tout comme elle, Eric Grunewald, chargé de mission
restauration collective et filière à la Fédération nationale de l'agriculture biologique, reste septique. « Même si c'est une bonne chose de fixer des objectif, celui-ci est très
ambitieux, et d'ailleurs, il n'engage à rien. Par contre, il nécessite une grande adaptation, notamment en terme de formation du personnel, ou de gestion des restaurants. Par exemple, peu de
cantines possèdent aujourd'hui une légumerie pour entreposer et préparer les légumes frais, puisque les pratiques de l'agro-alimentaire ont privilégié le recours systématique au produits
transformés. »
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Le Parlement européen ne renouvellera pas, sauf exemption au cas par cas, les
autorisations de quelque 22 substances cancérigènes toxiques.
Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi 13 janvier à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine
de pesticides parmi les plus dangereux utilisés dans les herbicides, les fongicides et les insecticides.
Les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou avec des effets
perturbateurs sur le système endocrinien, ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, notamment lorsqu'aucune alternative n'est possible, en cas de menace sérieuse pour les
récoltes.
Bayer et BASF
Beaucoup sont produites par les géants de l'industrie chimique allemande Bayer et BASF, comme l'Amitrole,
l'Ioxynil, le Tepraloxydim, l'Epoxiconazole, l'Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le Thiacloprid. Deux fongicides --le Carbendazim et le Dinocap-- seront interdits dès 2009, mais les
dernières autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n'expireront pas avant 2018.
L'organisation écologiste Greenpeace a déploré le nombre relativement restreint de produits concernés par
l'interdiction, alors qu'au moins 100 pesticides auraient dû être interdits, selon elle.
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Le pesticide pourra être utilisé jusqu'en mai 2009. Il est pourtant jugé
nuisible pour la biodiversité et les abeilles par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement.
L'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser a été renouvelée jusqu'en mai 2009, a annoncé le
ministère de l'Agriculture, mercredi 17 décembre.
Le gouvernement n'a donc pas entendu les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement, qui demandaient le retrait de cet insecticide.
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NdLR Ce scandale a été dénoncé entre autres dans l'excellent ouvrage de
Fabrice Nicolino et François Veillerette "Pesticides. Révélations sur un scandale français" aux Editions Fayard, par CAP21 et par de nombreux médias et pourtant cela continue
!
M.E.
Des traces de mélamine ont été retrouvées dans 300 tonnes de soja importés de
Chine et utilisés par des éleveurs des Pays de Loire.
Après le lait pour bébé, les bonbons et les biscuits, le soja à la mélamine. Près de 300
tonnes de soja, importés de Chine et destinés à alimenter les batteries de volaille bio du grand Ouest, ont été retirées du marché après la découverte d’un taux de mélamine cinquante fois
supérieur à la norme autorisée.
«L’un des 3 lots importés, de 293 tonnes, présentait un taux de mélamine de 116 mg/kg pour une norme de 2,5 mg. Tous les aliments fabriqués à partir de ces matières ont été retirés du marché
début novembre», a indiqué ce matin à l’AFP Christophe Caroussé, directeur de la communication de la coopérative Terrena à Ancenis (Loire-Atlantique).
Les tourteaux de soja avait été livrés, avant analyses, à 127 éleveurs bio des
Pays de Loire par l'intermédiaire de la société Bio nutrition animale (BNA), filiale de Terrena à Mervent (Vendée) spécialisée dans la fabrication d'aliments bio.
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Voir aussi Mélamine: la FAO réclame des explications à Pékin