Les écologistes dénoncent "un renoncement majeur au Grenelle de l'environnement" après les propos de Nicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture, souhaitant un allègement des contraintes
environnementales.
Les écologistes dénoncent "un renoncement majeur au Grenelle de l'environnement" après les propos de
Nicolas Sarkozy, samedi 6 mars au Salon de l'Agriculture, souhaitant un allègement des contraintes environnementales.
Les questions d'environnement, "ça commence à bien faire", a lancé le chef de l'Etat samedi, lors d'une table ronde porte de Versailles à Paris. Il a plaidé pour un "changement de méthode" des
mesures environnementales en agriculture. "Je crois à une agriculture durable", a précisé le président, qui a chargé les ministres de l'Agriculture et de l'Ecologie d'agir afin de mettre fin
aux «distorsions de concurrence à l'intérieur de l'Europe". Un premier groupe de travail doit se réunir à ce sujet la semaine prochaine.
Selon un rapport publié pour la première fois par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) le 9 juillet
dernier, sur les 27 États membres de l’UE et deux États de l’AELE (Norvège et Islande) qui ont signé l'accord sur l'Espace économique européen, 45 % des céréales, fruits et légumes analysés en
2007 contenaient des produits phytosanitaires.
L’analyse des 74.305 échantillons issus de près de 350 types d’aliments différents a permis de détecter 374
pesticides différents, dont 72 dans les seules céréales. 25 % des échantillons contenaient en outre plusieurs molécules.
L'utilisation de produits phytopharmaceutiques pour protéger les végétaux contre les effets des organismes nuisibles peut notamment engendrer la présence de résidus dans les produits traités,
chez les animaux nourris avec ces produits et dans le miel produit par les abeilles exposées. Afin de protéger la santé des consommateurs, les Etats membres de l'Union européenne (UE) ont défini
des Limites Maximales en Résidus (LMR) retrouvés sur ou dans les produits alimentaires.
D’après les résultats de l’unité en charge de l’examen des évaluations des risques liés aux pesticides (unité PRAPeR de l’EFSA) sur les 29 États, 96% des échantillons analysés étaient conformes aux LMR légales. En revanche, 4% ont dépassé ces LMR, contre 5% en 2006.
Un agriculteur charentais et le Mouvement pour le respect des
générations futures demandent le retrait du désherbant Round Up, fabriqué par la firme américaine Monsanto. Ils ont envoyé une lettre au ministre de l’Agriculture, en soulignant que l’impact du
produit sur la santé humaine n’avait pas été correctement testé.
Sa boite verte est bien connue des jardiniers amateurs. Les agriculteurs, eux, l’achètent en plus grosse quantité, mais l’effet est le même : la fin des mauvaises herbes et autres plantes indésirables. Le Round Up est l’un des désherbants les plus efficaces du marché. Mais aussi l’un des plus contestés.
Fabriqué en plusieurs versions par la multinationale américaine Monsanto, il contient des produits toxiques, en particulier le glyphosate, une molécule dite “active”. Certaines études estiment qu’il est nocif pour la santé humaine, ce que dément son fabriquant.
NdlR Jacques Maret est agriculteur et éleveur bio en Charente Maritime. Il a fondé un Centre Permanent de Formation à L'Environnement en 1982 puis la Fédération Nationale des Producteurs Fermiers en 1990. Il est de formation scientifique et est l'auteur d'un ouvrage à succès "Le naufrage paysan ou comment voir l'avenir en vert" paru en 2006. Auparavant chez les Verts, il a rejoint depuis quelques années CAP21.
Arroser abondamment ses champs de pesticides peut refiler la tremblote. C’est, en substance, ce qu’il faut
retenir d’une étude publiée par des chercheurs de l’unité «Neuroépidémiologie» de l’Inserm et de l’Université Pierre et Marie Curie (UPMC).
Cette étude est l'une des dernières pierres à l'édifice scientifique qui planche sur les effets sanitaires
des produits phyto.
Déjà, en 2006, une étude menée à Harvard considérait que l'exposition aux pesticides augmentait le risque de Parkinson de 70%. Une compilation d'études se trouve ici. La maladie de Parkinson a même été reconnue «maladie professionnelle» par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges pour un ancien ouvrier agricole.
Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus
tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier
toute responsabilité, alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître.
Printemps BIO, l’événement national d’information et de valorisation des produits issus de l’agriculture biologique fête
son 10e anniversaire du 1er au 15 juin 2009.
Aujourd’hui, les produits bio sont présents partout, dans tous les circuits de distribution et de consommation. Le chiffre d’affaires du marché des aliments bio a progressé d’1 milliard d’euros en 3 ans pour atteindre un chiffre d’affaires de 2,6 milliards en 2008, 25% de plus par rapport à l’année précédente.
Face à cette demande en forte hausse, les agriculteurs et les entreprises se mobilisent : de 1999 à 2008, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé, passant d’environ 210 000 hectares à 580 000 ha. En 2008, les surfaces en conversion ont progressé de +36,4%.
Les produits bio sont également de plus en plus présents dans les restaurants collectifs. Début 2009, 36% d’entre eux déclaraient servir des repas bio à leurs convives, au moins de temps en temps et, d’ici 2012, ce taux devrait passer à 71%.
NdlR Malheureusement, la production et les capacités de l'agriculture bio ont tendance à plafonner dans notre région avec 0,4 % de la surface agricole utile (SAU) et une baisse très significative du nombre d'animaux en mode d'élevage biologique. M.E.
ACTU
ENVIRONNEMENT
Dans un communiqué du ministère de l’agriculture et de la pêche, daté du mercredi 6 mai, Michel Barnier a annoncé une
enveloppe supplémentaire de 3 millions d’euros venant s’ajouter aux 12 millions mis en œuvre par la loi de finance 2009. Un cofinancement européen issu du second pilier de la PAC (financé pour
55% par l’UE et pour 45% par l’état) complète, dans chaque région ces crédits nationaux.
Selon le baromètre 2007 de l'Agence bio, 40% des Français ont consommé au moins un produit bio chaque mois, 23% chaque semaine et 6% tous les jours. 84% des sondés souhaitent que l'agriculture
biologique s'étende en France. Pourtant, si la consommation en produits bios continue d'augmenter dans le pays, la production nationale reste peu développée. Ce qui implique qu'une part
croissante du marché est couverte par des produits importés des pays européens mais également d'Argentine, d'Israël ou encore de Nouvelle-Zélande. A l'heure actuelle, faute de capacité de
production adaptée, manger bio en France n'est pas énergétiquement durable !
Une augmentation du nombre de producteurs est en effet nécessaire pour faire face à la demande et atteindre l'objectif fixé dans l'article 28 de la loi de mise en œuvre du Grenelle 1 : 6% de
surface agricole utile (SAU) bio en 2012 contre 2% actuellement.
S'agissant de l'étude américaine, les chercheurs se sont intéressés à l'exposition aux pesticides maneb et/ou paraquat dans
les 500 m de la zone d’utilisation. Les résultats de cette étude souligne l'augmention très significative du risque de développer la maladie de parkinson chez les personnes exposées, notamment en
fonction de l'âge des personnes étudiées, de la durée et de la nature de leur exposition.
Augmentation de 75% du risque
Réalisée en Californie, l'étude américaine s'est intéressée à l'exposition des agriculteurs de la Vallée centrale et de leurs riverains. Selon les résultats de cette étude, l'exposition aux pesticides Maneb et/ou paraquat dans les 500 m de l'utilisation de ces produits chimiques augmenterait de 75%, le risque de développer la maladie de parkinson.
Plus précisément, le risque serait maximum chez les sujets les plus jeunes chez qui le risque est multiplié par 2,27 suite à l’exposition à un de ces deux pesticides ou multiplié par 4.17 en cas d’exposition aux deux pesticides. Cette étude fournit la preuve que l'exposition à une combinaison de manèbe et le paraquat augmente le risque, en particulier chez les sujets jeunes, surtout lorsque l'exposition se produit dans le temps.
La « semaine sans pesticides », Richard Wallner la vit à l’année. En Charente,
ce jeune agriculteur expérimente une « agriculture naturelle » sans pesticides, sans engrais et sans labours, avec une production à la surface meilleure qu’en monoculture industrielle, notamment
grâce à la complémentarité des cultures.
Richard Wallner a banni de son exploitation agricole, depuis trois ans, les produits chimiques. Enthousiaste sur les résultats, il cite pour l’exemple : « le problème des limaces s’est réglé de lui-même, dès la seconde année, grâce aux carabes, crapauds et hérissons », des alliés naturels qu’il a su attirer par des bandes enherbées et conserver en s’abstenant de traiter ses salades et de labourer. Ce jeune agriculteur s’est installé en Charente, à Marsac, près d’Angoulême, pour mettre en pratique les principes d’une agriculture écologique, en totale rupture avec le modèle agricole intensif actuel. Sa ferme, Au Petit Colibri, qui est aussi un écolieu pédagogique, ressemble au premier abord à une friche. Pourtant, lorsqu’on pénètre, les choux, salades et autres légumes sont bien là, sur des buttes, calfeutrés dans de la paille.
On peut voir aussi a contrario le dossier trés fouillé sur les pesticides et leurs conséquences sanitaires et environnementales sur le site du Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF).
Un Français est le plus grand spécialiste au monde des ressources marines. Mais qui, dans son propre pays,
connaît Daniel Pauly ?Qui est Daniel Pauly ?
1946 : Naissance à Paris.
1979 : Docteur en biologie marine à l'Université de Kiel, en Allemagne. Départ à l'International Center for Living Aquatic Resources Management (Iclarm), aux Philippines, où il développe la base de données fishbase.org.
1994 : Professeur au Fisheries Centre de l'Université de Colombie-Britannique, au Canada.
1999 : Début du projet Sea Around Us de cartographie de l'impact de la pêche.
2003 : Directeur du Fisheries Centre. Le magazine Scientific American le classe parmi les 50 scientifiques les plus influents.
2005 : Prix international Cosmos, qui récompense la recherche en écologie.
Suite aux engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement français entend
soutenir la filière bio en l'introduisant dans la restauration collective, et en développant les terres agricoles consacrées. Mais l'offre est loin de satisfaire la
demande.
Objectif 2012 : 20% de bio dans les assiettes...
Effet direct du Grenelle, le gouvernement a diffusé en mai 2008 une circulaire
auprès des ministères et préfectures, engageant à « l'exemplarité de l'État en matière d'utilisation des produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration
collective ». Objectif annoncé : être en mesure de proposer, dès 2012, 20% de repas bio ou partiellement bio dans les cantines des administrations d'État. Avec pour étape de mi-parcours
les 15% en 2010. Et l'espoir que la restauration d'entreprise suive le même chemin.
Pour l'heure, sur le secteur global de la restauration collective (administration, entreprises, collectivités ), on dénombre à peine 0,5% de repas bio. Alors certes, leur nombre à été multiplié
par dix ces quatre dernières années, atteignant les dix millions de couverts en 2007, mais les ambitions gouvernementales n'en restent pas moins démesurées. Cécile Desclos, en charge de l'étude
« Produits bio : perspectives de développement et stratégies comparées des distributeurs », publiée en décembre 2008 par Eurostaf, regrette par ailleurs que la circulaire ne
concerne pas les établissements scolaires, « qui pourtant font preuve de nombreuses initiatives depuis quelques années. » Tout comme elle, Eric Grunewald, chargé de mission
restauration collective et filière à la Fédération nationale de l'agriculture biologique, reste septique. « Même si c'est une bonne chose de fixer des objectif, celui-ci est très
ambitieux, et d'ailleurs, il n'engage à rien. Par contre, il nécessite une grande adaptation, notamment en terme de formation du personnel, ou de gestion des restaurants. Par exemple, peu de
cantines possèdent aujourd'hui une légumerie pour entreposer et préparer les légumes frais, puisque les pratiques de l'agro-alimentaire ont privilégié le recours systématique au produits
transformés. »
Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi 13 janvier à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux utilisés dans les herbicides, les fongicides et les insecticides.
Les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou avec des effets
perturbateurs sur le système endocrinien, ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, notamment lorsqu'aucune alternative n'est possible, en cas de menace sérieuse pour les
récoltes.
Bayer et BASF
Beaucoup sont produites par les géants de l'industrie chimique allemande Bayer et BASF, comme l'Amitrole,
l'Ioxynil, le Tepraloxydim, l'Epoxiconazole, l'Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le Thiacloprid. Deux fongicides --le Carbendazim et le Dinocap-- seront interdits dès 2009, mais les
dernières autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n'expireront pas avant 2018.
L'organisation écologiste Greenpeace a déploré le nombre relativement restreint de produits concernés par l'interdiction, alors qu'au moins 100 pesticides auraient dû être interdits, selon elle.