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LA VOIX DU NORD

Danielle Poliautre, élue lilloise et figure du militantisme écologique, est décédée hier.

Figure très appréciée du militantisme écologique, Danielle Poliautre, adjointe au maire et présidente du conseil de quartier de Wazemmes, est décédée dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital Calmette. Elle avait 65 ans.

 

Touchée par un cancer fulgurant, Danielle Poliautre a livré son dernier combat dans la nuit de mardi à mercredi. La perte affecte la communauté politique et associative, qui avait appris à connaître, et apprécier, l'énergie débordante de cette femme investie dans le militantisme depuis près de trente ans.

C'est en 1983 que Danielle Poliautre s'illustre pour la première fois. Militante communiste, elle anime une association régionale dénonçant les dysfonctionnements écologiques et sociaux du modèle industriel régional. Ce combat mènera, en 1990, à la création de l'association Environnement et développement alternatif.


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COMMUNIQUE CAP21 : L'hommage de CAP21 à une figure de l'écologie politique régionale

Nous venons d'apprendre, avec grande tristesse, le décès de Danielle POLIAUTRE, Adjointe au Maire de Lille, ancienne présidente de la MNE et fondatrice de l'association Environnement et Développement Alternatif (EDA).

Nous tenons à saluer le courage, la générosité et l'enthousiasme que Danielle POLIAUTRE venant de la politique, puis du militantisme syndical,  a mis à s'engager pour développer un esprit développement durable dans notre région.

Elle a impulsé beaucoup au sein de la municipalité de Lille pour insuffler une nouvelle tournure d'esprit et pour faire cheminer et se développer un véritable Agenda 21 pour sa ville avec des actions très concrètes et saluées par tous. A ce titre, les efforts, les initiatives de la Ville de Lille ont été saluées par de nombreuses organisations (y compris internationales) et revues environnementales professionnelles.

J'ai personnellement travaillé avec elle et l'ai encore salué très récemment à l'occasion des 30 années de la Maison Régionale de L'Environnement et des Solidarités.

Poursuivons le combat de Danielle, quelques soient nos convictions politiques et battons-nous pour offrir un avenir meilleur pour l'humanité et notre planète !

M.E.

Délégué régional CAP21 Nord-Pas de Calais

LA VOIX DU NORD

Quatre jours après avoir inauguré l'Agence ferroviaire européenne, le Valenciennois posait hier une première pierre. Celle du technopôle qui, dans les dix ans, réunira sur un même site, attenant à l'université, l'ensemble de la filière transports terrestres. Sur ce concentré de matière grise, le territoire mise une partie de son avenir.

Le plus compliqué, finalement, aura été de faire coïncider les calendriers. Avant le rendez-vous d'hier, perçu comme historique par l'ensemble des participants, il avait fallu repousser deux fois, au moins, l'assemblée constitutive de l'association Technopôle du Valenciennois. Entrés en conclave dans la matinée, les représentants des huit membres fondateurs que sont Valenciennes Métropole, l'Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, le pôle de compétitivité I-Trans, la ville de Valenciennes, la chambre de commerce et d'industrie, la Porte du Hainaut, la communauté de communes rurales de la Vallée de la Scarpe (CCRVS) et le SIPES (Syndicat intercommunal pour la promotion de l'enseignement supérieur), en sont ressortis tout sourire, après le déjeuner.

Avec une présidente à leur tête, Marie-Pierre Mairesse, désormais coiffée d'une double casquette, puisqu'elle préside aussi l'UVHC (1).

Cela tombait presque sous le sens, pour un projet qu'hébergera l'université sur une zone de trente hectares, où cohabiteront les entreprises labellisées I-Trans et les laboratoires de recherche. Selon le principe du cluster (terme anglo-saxon désignant un regroupement d'activités homogènes), c'est toute la filière des transports terrestres qui trouvera sa place, à terme, sur un même site.

Tout ce petit monde se retrouvera à la rentrée, les manches retroussées, avec dans l'idée de pousser l'avantage. En ces temps de concurrence effrénée, y compris entre les territoires, le Valenciennois n'a d'autre choix que de remporter « la course de vitesse » dans laquelle il est engagé, pour reprendre le mot de Georges Guillaume, président d'I-Trans. Les premiers bâtiments sortiront de terre dès la fin 2011.

Estampillé « développement durable » - un minimum vu les nouvelles attributions de la secrétaire d'État Valérie Létard -, le projet de technopôle, financé pour une large part via la mention « Campus innovant » (65 ME), n'en demeure pas moins unique en Europe. « Grand pari des dix ans qui viennent », selon Dominique Riquet, il est porteur de « l'énergie du futur » : en l'espèce, « notre capacité à innover ». •

 

1. - Le secrétariat de l'association sera confié au SIPES, la trésorerie à la CCRVS, les autres membres fondateurs héritant de vice-présidences.

Corinne LEPAGE, députée européenne MoDem et présidente de CAP21 se dit profondément choquée des conditions de destruction au bulldozer du camp de réfugiés de Loon Plage où elle s'était rendue le 14 mai dernier avec les élus démocrates du Nord Pas de Calais.

Elle avait pu constater les conditions de vie déplorables des migrants, pour la plupart mineurs, qui échouent sur le rivage de la Manche en quête d’un hypothétique passage clandestin vers l’Angleterre. Les destructions radicales ordonnées par Eric Besson sont une atteinte scandaleuse à leur dignité dans la mesure où les effets personnels sont détruits et où aucune solution de substitution n’est proposée. Le problème reste entier et les camps de fortune indispensables à la survie de ces hommes vont resurgir de terre dans les prochaines semaines. Patrie des Droits de l’Homme, nous ignorons ces gens venus d’ailleurs et qui ne demandent qu’à traverser le Channel. La violence est-elle la seule solution à apporter après toutes ces années ?

Pour Corinne Lepage, il convient d'agir non seulement au niveau communautaire mais aussi de trouver un accord bilatéral entre la France et l'Angleterre sur cette question. Eric Delhaye président délégué de CAP21 et membre du bureau national du Mouvement Démocrate demande par ailleurs l'ouverture contrôlée de centres pour demandeurs d'asiles dans le Nord Pas de Calais pour mettre fin à ces situations inhumaines et une meilleure information en direction des migrants sur les possibilités d'asile car beaucoup peuvent y prétendre, venant de régions en conflit comme l'Afghanistan et l’Irak.

Voir l'article de Nord-Eclair : "Destruction d'un camp de migrants à Loon-Plage"

 

LA VOIX DU NORD

La ruée vers l'or vert est palpable à Lille-Grand-Palais jusqu'à vendredi soir. Le salon-congrès Environord devient le must des relais d'affaires pour une économie moins carbonée et soucieuse des ressources naturelles. Au-delà, c'est toute une région qui se positionne dans la compétition marchande européenne.

Un préfet de Région qui croise trois fois dans son agenda de semaine la nouvelle économie de l'environnement et du développement durable (NEED, il faudra s'habituer à cette nouvelle appellation...), voilà qui, de son propre aveu, n'est pas banal. Signe des temps, la première des trois journées du plus gros salon des solutions environnementales pour les entreprises et les collectivités au nord de Paris n'a pas désempli. À ce rythme, la barre des 5 000 visiteurs devrait être franchie.


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Norexpo organise l’édition 2009 du salon ENVIRONORD à côté de l’ADEME, de la DRIRE et du Conseil Régional Nord-Pas de Calais. Ce salon professionnel sur l’environnement dédié aux entreprises et aux collectivités locales vise à faciliter la rencontre entre l’offre et la demande en éco-produits, éco-technologies, et éco-services. Il se tiendra les 10, 11 et 12 juin 2009 à Lille Grand Palais.
 

Il réunit chaque année plus de 130 exposants, 4000 visiteurs. En parallèle au salon, les 10 et 11 Juin 2009 se tiendra le congrès « Eco-technologies pour le futur ». Celui-ci permettra aux participants de comprendre et d’anticiper les mutations qu’engendreront les éco-technologies dans le secteur de l’environnement à partir d’expériences remarquables menées en région Nord-Pas de Calais, en France et en Europe.


Les thématiques abordées pour cette année 2009 seront les bâtiments basses consommation d’énergie, les énergies marines, les sites – sols -sédiments pollués, le stockage des énergies renouvelables, la santé et l’environnement, l’analyse de cycle de vie dans le secteur du recyclage. En fin de congrès, quelques visites d’entreprises remarquables seront également prévues pour illustrer les avancées régionales en matière d’environnement.

 

Voir le site ENVIRONORD

 

… deux jours pour faire le point des éco-technologies qui préparent l’avenir…

Les éco technologies deviennent une préoccupation majeure des instances nationales et internationales.

Permettant de traiter et corriger les impacts des activités humaines et industrielles sur l’environnement, elles seront à l’origine de nouveaux métiers et de nouvelles activités économiques. Elles vont aussi modifier sensiblement notre futur, non seulement parce qu’elles ont atteint des niveaux de maturité suffisants et deviennent accessibles, ou parce qu’elles laissent entrevoir des solutions nouvelles à moyen terme, mais aussi parce qu’elles doivent être intégrées de façon globale par toutes les parties prenantes.
Pour informer et accompagner les collectivités territoriales, les entreprises, et les centres de recherche sur ces principales évolutions, la région Nord-Pas de Calais, ses partenaires et les 500 éco-entreprises de son territoire, organisent un congrès de deux jours. Au travers d’échanges, de témoignages, et de la mise en valeur d’expériences remarquables menées en France et en Europe, le congrès européen des éco technologies pour le futur est destiné à anticiper ces développements et comprendre ces mutations fondamentales. »

Voir le site du congrès "Eco-technologies pour le futur"

Voir le programme détaillé du congrès

NORD LITTORAL

Vitrine des écoconstructions mais aussi vitrine pour le futur éco-quartier du Basroch qui devrait se composer de 400 logements du même type, l'éco-maison élaborée par les architectes anglais de Bedzed a fait l'unanimité

Elle a des allures de maison scandinave, mais ce sont pourtant bien des Anglais qui l'ont mise au point. Et c'est dans le quartier du Basroch que les habitants vont la découvrir : une maison à zéro émission de carbone, « autosuffisante », comme le dit le maire.

Une éco-maison témoin, à vocation pédagogique, vitrine du futur éco-quartier du Basroch. Les curieux pourront ainsi la visiter tous les jours*. Personne n'y vit, il s'agit d'une maison passive destinée à démontrer comment, en construisant avec des matériaux et des techniques écologies, la facture énergétique peut être divisée parfois par cinq. Et dans ce domaine, ZEDFactory s'avère le fer de lance, anglais, de l'architecture durable. C'est pourquoi le cabinet d'architecte a été choisi pour construire cette maison en kit, avec l'aide de l'architecte, originaire des Moëres, Claude Debrock. Petite anecdote : la présence d'une baignoire, la "british touch", alors qu'elle est décriée, car grosse consommatrice d'eau.

 

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Voir le dossier complet sur les éco-maisons de Grande Synthe

CONFERENCE-DEBAT

Le développement durable .... au delà des clichés ou des initiatives "gadget"

Quels enjeux pour la France, l'Europe, la planète et nos territoires ?


Des exemples illustreront comment nous pouvons "vivre autrement" dans différents domaines. Une partie du temps sera réservé aux questions de la salle.


VENDREDI 15 MAI 2009 A 19 h Hôtel Bonsaï Quai du Danube 62100 CALAIS


L'intervenant sera Michel EYRAUD, ingénieur et délégué de CAP21 pour le Nord - Pas-de-Calais. CAP21 est un mouvement écologiste, humaniste et citoyen présidé par Corinne Lepage et est co-fondateur du Modem.

Cette conférence-débat est organisée à l'initiative du Mouvement Démocrate de Calais.



LA VOIX DU NORD

Les énergies renouvelables sont en pleine expansion. À l'heure où le réchauffement de la planète inquiète, se chauffer peut faire économiser. Rencontre à Bonningues-lès-Ardres avec une famille qui a choisi les panneaux solaires.

Les cinq panneaux solaires se voient de loin, sur le toit de la famille Fouble à Bonningues-lès-Ardres. «  Mais c'est la partie extérieure de l'iceberg », lance Marc Caboche, de l'entreprise coquelloise AEST (avenir énergies systèmes thermiques).

C'est à lui que Gilles Fouble s'est adressé pour installer ses panneaux solaires. «  On y pensait depuis longtemps, confie son épouse. On a d'abord envisagé à une pompe à chaleur, mais l'avantage des panneaux solaires, c'est que ce n'est pas bruyant. C'est ce qui nous a décidés. » Sur le toit, la partie apparente du système : les panneaux solaires dans lesquels «  la température peut atteindre 200°C ». Au sous-sol, le reste de l'installation : la centrale de chauffage inclut un accumulateur d'eau chaude sanitaire et un ballon solaire. «  Cela représente 40 % d'économie de chauffage », précise Marc Caboche.

 

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Le chauffage de l'habitat utilisant les sources d'énergie renouvelables et les économies d'énergie que l'on peut à obtenir par une meilleure isolation sont un des premiers gisements à attaquer pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre (Pour rappel le packet climat-énergie de la communauté européenne fixe un objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2050) M.E.

Voici la délibération-cadre adoptée le 17 avril 2009 :

Engager Lille Métropole vers la mobilité du 21ème siècle s'inscrit dans la vision de l'aménagement et du développement durable de notre région urbaine, où l'habitat, l'économie et les transports doivent être davantage conçus ensemble.

Ces enjeux constituent d'ailleurs les trois priorités du mandat 2008/2014.

Lille Métropole est à une période charnière dans sa politique de déplacements. Les années 80 ont vu la réalisation du premier métro automatique du monde à Lille, les années 90, son développement pour atteindre aujourd'hui 45 kilomètres.

Le Plan de Déplacements Urbains, adopté en juin 2000, a réorienté les efforts vers les transports publics de surface, renforçant le rôle des bus par l'augmentation du nombre de véhicules et par la création d'une première Ligne A Haut Niveau de Service ; il a également engagé les études sur le rôle urbain du train, en particulier grâce au tram-train.

Les objectifs du PDU de doublement du nombre de voyages de 100 à 200 millions pour 2015 seront largement dépassés. Avec une croissance annuelle moyenne supérieure à 6%, le trafic augmente fortement et concerne l'ensemble des modes. Le risque de thrombose existe. Dans la dernière décennie, l'enjeu était d'attirer de nouveaux usagers vers les transports collectifs, aujourd'hui il s'agit d'organiser le réseau pour faire face à un nombre croissant de voyageurs. C'est un changement de paradigme complet.

La question du transport des marchandises, articulée à notre stratégie de développement économique fera l'objet d'un débat spécifique dans moins d'un an afin d'accompagner la montée en puissance des 1000 hectares économiques.

Les principes d'actions contenus dans cette délibération visent à projeter notre réseau de transport public d'ici à 2020. Il s'agit à la fois d'anticiper le choc social de la fin du pétrole à bon marché et de prendre une part active à la lutte contre le dérèglement climatique. Pour cela, Lille Métropole Communauté Urbaine s’engage à hiérarchiser ses projets et ses arbitrages futurs sur les bases des bilans carbone comparés des mesures envisagées.

Située au coeur des réseaux de communication ferrés et routiers, il revient à notre métropole au regard de cette singularité, de fixer un cap à nos partenaires de l'Eurorégion pour construire ensemble, la mobilité d'un bassin de vie de 3 millions d'habitants qui doit s'affranchir des frontières nationales et administratives.

 

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Voir l'annexe 1

Voir l'annexe 2

Voir l'annexe 3

Voir l'annexe 4

 

Certaines remarques, réflexions et contre-propositions que nous avons faites ont été prises en compte par E. QUIQUET, vice-président transport-mobilité de la Communauté urbaine.

A vous de juger maintenant de la pertinence, de l'éfficacité et des limites, de l'ambition ou de la modestie de ce plan envisagé qui nous engage pour les quelques dix années à venir !

M.E.

Voici les commentaires qu'un groupe de travail  Modem et CAP21 a fait sur les propositions d'Eric QUIQUET, en charge de la stratégie mobilité-transports à Lille Métropole Communauté Urbaine :

- La baisse du trafic voiture est évidemment à mettre en parallèle avec l’augmentation du prix du baril de pétrole, il est clair que l’offre de transport commun doit s’élargir et répondre rapidement une augmentation prévisible de la demande.

 

- La thrombose existe déjà à l’entrée de la métropole et pour une simple bonne raison, la ville ne peut pas absorber en un temps court un flot important de voitures, améliorer les axes de pénétration dans la ville est par nature une fausse solution et ne ferait qu’empirer la desserte urbaine. Les solutions :

1 – Mise en place d’un péage urbain

2 – Mise en place de parkings relais en périphérie avec l’offre de transport commun

3 – Un titre de transport généralisé à toute l’offre de transport combiné avec le stationnement payant

4 - Achever le « ring » de la métropole par le nord-ouest pour soulager l’antenne sud de Lille

- La modalité des transports doit être complètement aboutie sur tous les modes de transports en collaboration avec la région (TER, lignes de bus extra-métropolitaines), le département (infrastructures routières d’évitement), l’Europe pour les grands axes et les entreprises elles-mêmes (navettes d’entreprises).

- La liberté de mouvement par la voiture individuelle ne peut plus être un motif recevable pour justifier le « tout-voiture » vu le prix croissant de l’utilisation de celle-ci (carburant, stationnement, péage, assurance, entretien), seuls les plus aisés pourront continuer à l’utiliser sans conséquence budgétaire.

- Manque d’anticipation flagrante de l’augmentation de l’offre transport commun, si celle-ci ne s’améliore pas suffisamment, la demande potentielle va être différée sur la voiture tant que le coût en restera supportable. Nous pouvons envisager non pas une thrombose du trafic routier mais plutôt celle du transport en commun (métro !).

- L’augmentation du nombre de voiture a permis par la baisse de la vitesse et aussi par un contrôle plus sévère de celle-ci (radars) une meilleure sécurité (moins de morts), cependant, l’engorgement des nœuds autoroutiers asphyxie et ce de façon récurrente (heures de pointes) les déplacements périurbains  et entraine des pics de pollutions inquiétants.

- L’ambition d’une métropole verte est de traiter le déplacement urbain en cohérence avec les zones d’habitat et économiques, le développement urbain ne doit pas se faire au détriment d’un déplacement difficile (zone industrielle, résidentielle et commerciale).

- Plus de pragmatisme, les usages s’adapteront à l’offre au mieux de leur intérêt, il faut donc proposer une offre riche, mode déplacement doux (marche à pied, vélo) et lourd (métro, bus, tramway). La solution tram-train n’est qu’une solution limitée à la structure ferrée existante à mois d’en créer de nouvelles !

 

En conclusion,

Le projet de délibération ne prend pas en compte la mesure des enjeux à venir. Il est important de mettre en cohérence le déplacement et le développement de la métropole avec tous les acteurs dont la région. Enfin, il faut une volonté enfin clairement exprimée d’évincer la voiture en site urbain au profit d’un transport en commun modale et le relayer par du déplacement « doux ».

 

NORD ECLAIR

Alors que les enquêtes publiques sur le Grand Stade suscitent bien des débats, d'anciens salariés de l'IUT voisin attestent avoir déposé sur le site, dans les années 70, des centaines de mètres de tuyaux amiantés. L'information peut-elle remettre en cause le chantier ?

Il paraît que c'est un terrain idéal pour les chasseurs. D'ailleurs, on y trouve, tous les dix mètres, des cartouches sur le sol. Mais il y a d'autres surprises sur ce terrain de la Borne de l'Espoir, à cheval sur Villeneuve d'Ascq et Lezennes : ici, des trous semblables à de gros cratères donnent accès à des catiches ; là, des déchets ménagers, des carcasses de voiture, des pneus, de l'huile de vidange à même le sol. Le site aurait servi de dépôt de toutes sortes dans les années 70. Depuis, la nature a repris ses droits et cohabite avec de nombreux déchets, apparents ou enfouis.


Fibrociment, éternit, amiante

Pour Jeff Colcenet, préventeur hygiène et sécurité et salarié à l'IUT de Villeneuve d'Ascq depuis 1968, la Borne de l'Espoir serait « bourrée d'amiante ». Les faits se déroulent dans les années 70 alors que l'IUT tout proche vient d'être construit : « Les tuyaux d'évacuation en fibrociment souffraient de corrosions chroniques et de fuites. Le responsable technique de l'époque et l'ÉPALE (1) ont décidé de les remplacer par des tuyaux en PVC », raconte-t-il.

 

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Depuis longtemps les riverains de la Friche PCUK, à Wattrelos, s’inquiètent des risques que cette immense friche industrielle pourrait générer pour leur environnement et peut-être même pour leur santé. Les plus inquiets sont sans doute les habitants du secteur desservi par les Rues Berthelot, Gabriel Péri et Mendès-France, ce secteur se trouve en effet à proximité immédiate des deux terrils de résidus chromés, un grand et un petit, qu’on appelle les Monts Kuhlmann.

Ces deux terrils constituent sans doute la principale (mais pas la seule hélas !) source de pollution de la friche (sans doute aussi la plus dangereuse, le chrome étant un métal très toxique). C’est par la nappe d’eau sous-jacente que la pollution chromée risque de se diffuser à leur périphérie. Cette nappe est dite superficielle car on la trouve sous les deux monts à environ 1 mètre de profondeur (parfois moins) par rapport au terrain naturel d’origine.

Dans les années 90, pour empêcher qu’elle soit contaminée par infiltration d’eaux pluviales chargées de chrome, on a recouvert les deux terrils d’une géomembrane bitumineuse. Malheureusement, avec le temps, cette géomembrane s’est en partie désagrégée, les eaux pluviales peuvent donc s’infiltrer à la faveur des fissures qui se sont créées et contaminer la nappe par lessivage des résidus chromés.

Cette nappe repose sur une épaisse couche géologique d’argile (Yprésienne) qui empêche toute migration de la pollution chromée vers les nappes plus profondes (notamment vers la nappe du Carbonifère exploitée par le forage du Beck tout proche). C’est la bonne nouvelle. Malheureusement il y en a aussi une mauvaise, en effet comme la nappe est constamment alimentée par le haut et qu’elle ne peut rien relarguer vers le bas, elle doit forcément s’étaler horizontalement autour des deux terrils. C’est la seule hypothèse logique.

En réalité, cette hypothèse est déjà vérifiée, tout au moins en partie, on sait en effet, grâce au réseau de surveillance piézométrique existant sur le site, qu’un panache de pollution chromée se diffuse à partir des monts progressivement vers le sud, c’est-à-dire vers la partie plate de la friche. C’est un fait constaté.

Par contre, on ne sait pas ce qui se passe ce qui se passe de l’autre coté, c’est-à-dire vers le nord, pour la simple raison que, sauf erreur, aucun piézomètre n’a été implanté (hors site) en bordure nord de la friche, mais il est permis de supposer que la pollution chromée se propage également de ce coté-là,

c’est-à-dire vers les maisons et les jardins situés en contrebas des monts (Rue Berthelot en particulier). 

Il serait évidemment souhaitable que, dans les meilleurs délais, cette hypothèse soit vérifiée (ou invalidée…) par un contrôle systématique de la qualité des eaux superficielles dans le secteur exposé. Il serait tout aussi souhaitable que soient effectuées sans tarder des analyses des sols des jardins, notamment des jardins familiaux de la Rue Berthelot. On ne peut évidemment pas présumer des résultats (positifs ou négatifs) de telles investigations mais on ne peut certainement pas contester la nécessité de les réaliser sans attendre (d’autant moins que des puits ont été creusés dans plusieurs de ces jardin et que certains de ces puits ont été utilisés pour arroser les cultures !).

Dernière interrogation : on aimerait avoir quelques informations, si possible avant Janvier 2015 (date de prescription !), sur l’expérimentation par RHODIA (héritière de cette partie de la friche) d’un process américain qui consiste à injecter de la mélasse dans les terrils de chrome afin de transformer le Chrome 6 en Chrome 3 moins dangereux ( ?) parce que moins soluble.

On voit bien que les riverains ont beaucoup de raisons de s’inquiéter. Il est grand temps que les élus concernés répondent à leur inquiétude en leur apportant (enfin !) toute les informations auxquelles ils ont droit. B.T.

 

 

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